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  1. CENTRALIA, LA VIE À PETIT FEU [MAPS]http://maps.google.ca/maps?q=centralia,+pa&hl=en&sll=45.660035,-73.606536&sspn=1.729553,4.22699&vpsrc=0&hnear=Centralia,+Columbia,+Pennsylvania,+United+States&t=h&z=15[/MAPS] Depuis 1962, un feu de mine consume le sous-sol de Centralia, en Pennsylvanie. Evacuée dans les années 80, la ville a été rasée. Quelques irréductibles restent pourtant attachés à leur terre brûlée. 22 MARS 2010 PHOTOS: CC LYNDI&JASON TEXTE: LORRAINE MILLOT 4 Tom, l’ancien postier de Centralia, donne rendez-vous au cimetière. De tout ce qui reste de cette petite ville de Pennsylvanie, c’est presque l’endroit le plus vivant. Des petits drapeaux américains décorent les tombes, ils tiennent plus longtemps que les fleurs et colorent le paysage de rouge et de bleu. Du cimetière catholique, ou du carré orthodoxe juste derrière, on peut voir aussi ce phénomène un peu étrange qui a brisé le destin de cette bourgade : la terre fume. Depuis 1962, un incendie souterrain ravage galeries et boyaux de la mine de charbon qui s’étendait directement sous la ville. Par des centaines de fissures ou de crevasses, la fumée s’échappe, suggérant un enfer, prêt à happer les derniers vivants qui s’obstinent encore par ici. En 1981, un gamin avait failli être englouti dans une de ces failles. Peu après, les autorités locales et fédérales avaient organisé le déménagement de toute la population, et détruit les maisons au fur et à mesure qu’elles se libéraient. Centralia, fondée en 1866, n’existe plus. En 2002, son code postal a même été supprimé. «Le curé l’avait prédit» N’étaient les tombes et les drapeaux étoilés, on passerait en trombe sur la route 42, sans même se douter qu’elle était jadis bordée de maisons, de bars et de magasins. De Centralia, et ses 1 000 habitants encore en 1981, il ne reste presque rien à voir… Seulement des gens bousculés par son histoire : des immigrés venus d’Europe qui avaient cru trouver là leur nouvelle patrie, des «touristes» philosophes, des chasseurs de fantômes… Centralia est maintenant invisible, mais Tom Dempsey, l’ancien postier, prend un plaisir manifeste à la faire visiter. «Ici, il y avait le terrain de base-ball, là des maisons, et puis l’école», montre-t-il à grands moulinets. De tout ce qu’il désigne, on ne voit plus qu’une étendue de neige ou de gravats. En hiver, c’est ainsi qu’on devine le feu : là où l’incendie est le plus vif, et le moins profond, la neige ne tient pas. En revanche, comme au cimetière Saint-Ignatius, la neige a tous les droits. «C’est normal, expliquent les anciens, le curé l’avait prédit.» Au siècle dernier, un curé irlandais, en guerre avec un gang de compatriotes, avait maudit Centralia et annoncé qu’elle brûlerait tout entière, sauf son église et son cimetière. L’église n’a pas brûlé, mais elle a quand même été démolie, avec tout le reste de la ville. De tout Centralia, il demeure une autre église, quatre cimetières, des rues qui partent vers nulle part, et un local municipal. A l’intérieur, ultime dérision, un camion de pompiers. Toutes les tentatives pour étouffer, noyer ou déterrer le feu, ont tourné court. Au département local de protection de l’environnement, Tim Altares surveille la progression de l’incendie, mais ne cherche même plus à l’éteindre. Selon ce géologue, le feu s’étend maintenant sur 400 acres (1,6 km2) et avance de «quinze mètres par an». A ce rythme, le sous-sol de Centralia risque de brûler encore «trois cents ou quatre cents ans». Messe et chants ukrainiens Six maisons sont encore debout, celles de neuf irréductibles qui refusent de quitter leur «patrie». Ils refusent aussi de parler aux journalistes, lassés de se voir poser sans cesse la même question : à quoi bon rester sur cette terre brûlée, en compagnie des morts et des fumées toxiques ? «Je n’ai pas le temps, je pars jouer au golf», répond le plus aimable, Ben Hynoski, surpris chez lui en bermuda. Quand on frappe aux autres portes, personne ne répond. Une grand-mère a même affiché un panneau : «Reporters no interview.» Pourtant, le plus frappant à Centralia n’est ni le vide ni les fumées, ni les entêtés qui s’accrochent encore à leurs maisons. C’est l’attraction de ce qui n’est plus. «J’y reviens plusieurs fois par semaine», avoue Tom, le postier, qui a pourtant abandonné la ville en 1984 : son salaire allait diminuer à mesure qu’il y aurait moins de boîtes aux lettres et il a préféré distribuer le courrier dans une ville voisine, qui payait mieux. «J’y reviens tous les jours pour promener mon chien, confie un autre retraité, John Lawler, 72 ans. Je marche le long de l’ancienne voie de chemin de fer. Et c’est comme si je voyais encore chacune des familles qui habitaient là.» Lui a quitté Centralia à 18 ans, pour aller s’embaucher dans une autre mine du New Jersey. Mais il est revenu ensuite s’installer dans la ville voisine de Mount Carmel, et sans cesse ses pas le ramènent à Centralia. «Bien sûr, je pourrais promener mon chien là où j’habite, explique John. Mais à Centralia, il y a moins de circulation, et j’aime bien aussi discuter avec les gens de passage. Je leur montre où est le feu, je leur parle de toutes les maisons qui n’existent plus.» Tous les dimanches à 11 heures, les cloches sonnent sur les hauteurs de la ville fantôme, et résonnent sur la plaine déserte. Sur la colline, l’église catholique ukrainienne continue à rassembler ses fidèles, une trentaine chaque dimanche. De l’Ukraine natale de leurs parents ou grands-parents, ils ont presque tout oublié. La messe est en anglais, avec quelques chants en ukrainien transcrits en alphabet latin. Ces fidèles ont gardé la foi de leurs ancêtres et sont restés attachés à Centralia, leur première patrie américaine. «J’ai été baptisée dans cette église. Et mes parents sont enterrés ici», explique Anna Lynn, 85 ans, une des grands-mères qui tous les dimanches, prend sa voiture pour venir assister à cet office un peu étrange, au pays des souvenirs. «Partir avec l’argent de l’Etat» L’histoire d’Anna Lynn rappelle aussi que la vie y était souvent rude, ingrate ou misérable pour ses habitants, venus d’Irlande, d’Ukraine ou de Pologne, extraire le charbon. Son père est mort à la mine quand elle avait 2 ans. Pour élever ses quatre enfants, sa mère, handicapée d’une hanche, faisait la cuisine lors des mariages ou des enterrements. «Nous étions pauvres, avoue Anna, élégante dans sa robe du dimanche, mais je me souviens de Centralia comme d’une ville solidaire. Les voisins nous apportaient des chaussures ou des vêtements. On ne mettait pas les vieux habits dans des boîtes pour les donner à des inconnus aujourd’hui.» Anna a quitté Centralia en 1988, quand toutes les maisons de sa rue ont été démolies. Mais le dimanche à l’église, c’est comme si elle n’était jamais partie - «mon cœur sera toujours là», dit-elle. Si la vie avait été moins misérable, il n’y aurait sans doute pas eu d’incendie. En mai 1962, quelques jours avant le Memorial Day, le jour des soldats morts pour l’Amérique, les préposés aux ordures avaient voulu brûler les immondices entassées derrière l’un des cimetières. «Pour que cela ne sente pas trop mauvais le jour où toutes les familles iraient au cimetière, explique Tom, le postier. En fait, la ville était censée recouvrir les ordures d’une couche d’argile pour éviter les odeurs et les maladies. Mais on manquait de tracteurs et on avait pris l’habitude de brûler les ordures. Voilà comment le feu a démarré.» Tom se souvient aussi du Centralia de son enfance comme d’un monde très «uni» que le feu a ravagé : «C’est cela, pour moi, le vrai désastre, soupire-t-il. Dans les années 1980, quand les autorités ont proposé aux habitants de partir, la ville s’est divisée entre ceux qui voulaient rester, ceux qui acceptaient l’argent de l’Etat pour refaire leur vie ailleurs et ceux qui auraient voulu qu’on s’emploie à éteindre le feu. A partir de ce moment, les gens se sont mis à s’insulter et se détester. Au lieu de s’unir, les habitants se sont divisés. C’est cela aussi pour moi la leçon de Centralia.» Pour beaucoup d’habitants, quitter Centralia a certainement été une «chance», avoue une autre «revenante», Sara Pisarchick, 32 ans, grande blonde qu’on imaginerait bien dans les défilés de mode à Kiev ou Moscou. Ce samedi, elle était venue pour rendre visite à sa grand-mère, au cimetière orthodoxe, et elle s’est embourbée avec sa voiture. Sara n’avait que 5 ans quand sa famille a été évacuée, mais pour elle aussi, cette plaine désolée représente un monde encore très présent. «Je me souviens de tous les magasins où on pouvait acheter des sodas, ou des bonbons, raconte-t-elle. Nous allions chercher le courrier à la poste, on longeait les maisons et les boutiques de la grand-rue, dit-elle, regardant dans le vide. Ma grande sœur me tirait sur une luge et les autres enfants nous jetaient des boules de neige.» Leçons de sciences et de morale Sara est nostalgique, mais aussi reconnaissante au sort qui l’a forcée à quitter la vie des mineurs : «Si nous n’avions pas été obligés de partir, je ne serais sans doute jamais allée à l’université, explique-t-elle. Avec ma sœur, nous avons été les premières de la famille à pouvoir faire des études. J’ai passé plusieurs années à Boston, et je suis maintenant professeur de design.» Le départ de Centralia, en 1982, a brisé sa famille. «Quelques années après notre déménagement, ma mère a quitté mon père, raconte Sara. Dans la ville où nous nous étions réinstallés, ma mère avait trouvé un travail à l’hôpital. De nouvelles opportunités s’ouvraient pour elle. Elle a pu faire carrière, en commençant comme réceptionniste pour finir vice-présidente d’une clinique. Beaucoup de mariages ont été brisés, poursuit Sara. Il y a eu des divorces, des suicides. Mais mon père a été fabuleux : il a été à la fois père et mère.» Le feu de Centralia a arraché Sara à sa mère, qui a planté là mari et enfants pour refaire sa vie. Tandis que Sara se raconte, tout autour quelques «touristes» escaladent les tas de décombres, hument les fumées qui s’élèvent du sol, se photographient devant le cimetière ou s’exclament quand ils trouvent des pierres chaudes. Cette ville qui n’existe plus est maintenant une attraction assez célèbre, surtout en Pennsylvanie. Les week-ends, les familles s’y arrêtent pour des leçons d’histoire, de sciences naturelles ou de morale. «On réalise bien ici que nous ne connaissons souvent que la surface des choses, déclame Maruso Setta, professeure d’anglais, venue avec son mari et leur fils de 7 ans. Il se passe beaucoup de choses en sous-sol, que nous ne maîtrisons pas. On croit contrôler la nature et on apprend ici qu’il n’en est rien.» Un peu plus loin, un père fait aussi l’éducation de ses deux garçons de 6 et 11 ans, habillés en treillis comme pour une expédition militaire. «Il ne faut jamais mettre le feu», récite l’aîné, qui a peut-être un peu raccourci la leçon. «Ici, les enfants peuvent apprendre de nos erreurs, complète Randy Davidson, le père. On voit bien là ce qui arrive quand on ne fait pas attention. Ce lieu est une horreur, il montre de quoi l’homme est capable.» Centralia invite à la philosophie. Sur l’une de ses routes, fendue en deux par l’incendie souterrain, les touristes inscrivent qu’ils s’appellent Ringo, Ron ou David. Ils marquent sur l’asphalte craquelé que «Jasper aime Greg» ou laissent leur numéro de téléphone à de futures épouses qu’ils voudraient rencontrer en un «endroit très spécial» Ce n’est pas le mur de Berlin, mais une chaussée où petites et grandes histoires s’écrivent en lettres colorées, et où se glissent quelques réflexions : «Nous sommes sur la route de l’enfer», a couché l’un des penseurs de passage. «Vit vite ta vie, meurt jeune, et laisse derrière toi un bon souvenir», a recopié un autre. «L’homme ne peut rien faire que la nature ne puisse détruire», médite un troisième. «I believe in Yesterday» Les fumées de Centralia attirent aussi les chasseurs de fantômes, et ceux qui aiment défier les forces de l’au-delà. Dans la nuit du 26 au 27 décembre dernier, deux garçons et deux filles, âgés de 14 à 19 ans, ont dévasté l’un des cimetières. Ils ont renversé plusieurs dizaines des lourdes pierres de l’Odd Fellow. «Les jeunes qui ont fait ça n’avaient pas de relation personnelle avec Centralia, raconte Greg Fraley, le policier qui a mené l’enquête. Ce sont des gamins des environs qui m’ont dit avoir fait ça pour rire. Ils n’étaient même pas satanistes. Nous n’avons retrouvé ni pentagrammes, ni restes de sacrifices. Ils disent avoir juste voulu se faire peur.» Certains y renversent des tombes, d’autres y rêvent d’une humanité meilleure, avec l’aide des Beatles. Les week-ends, avec un peu de chance, on peut tomber au croisement des routes 42 et 61 sur quatre jeunes filles brandissant des pancartes dessinées à la main, qui reprennent quelques maximes des Fab Four : «I Believe in Yesterday», «Let it Be», «Money Can’t Buy me Love». Elles habitent à une heure de route, n’ont aucun lien personnel avec Centralia, mais elles ont entendu parler des derniers habitants qui s’accrochent à leurs maisons. Sans même les connaître, elles viennent prendre leur défense. «Je m’intéresse à l’histoire, explique Hazel Hosler, 18 ans, la meneuse, et je trouve fascinant de savoir qu’il y avait ici toute une ville, tant de vies, dont on a tout détruit. Je ne pense pas que l’Etat devrait forcer les gens à partir. S’ils veulent rester, c’est leur affaire. On devrait plutôt chercher à préserver cette histoire.» Pour une adolescente américaine, n’y a-t-il pas des causes plus urgentes ? La guerre en Afghanistan, par exemple ? «Je suis contre cette guerre, répond Hazel. Mais pour faire quelque chose, il faudrait être nombreux. Centralia, c’est une question locale pour laquelle un petit groupe comme nous peut dire son mot.» Sa pancarte permet aussi de quitter Centralia, en promettant de ne jamais oublier toutes ces leçons. Sur sa pancarte sont écrites des paroles de All You Need Is Love que chantaient les Beatles en 1969, quand Centralia se consumait déjà : «I l n’existe personne que tu ne puisses sauver.» http://www.secouchermoinsbete.fr/9377-inclassable-la-ville-qui-va-bruler-durant-300-ans/1
  2. Les traditions funéraires, un patrimoine bien vivant Le Devoir Hélène Clément Édition du vendredi 29 mai 2009 Mots clés : traditions funéraires, Musée du Château Dufresne, Culture, Montréal, Québec (province) Le Musée du Château Dufresne propose un regard historique sur le rituel funèbre québécois Le repos Saint-François-d'Assise Vue du cimetière Le Repos Saint-François-d'Assise, dans l'est de Montréal. Si de nos jours le rituel funéraire s'effectue de façon plus discrète dans les grandes villes, il n'y a pas si longtemps encore il occupait une place notable dans le coeur des gens. Présence du prêtre auprès du mourant, derniers sacrements, veillée mortuaire à la maison et cérémonie à l'église étaient des conditions sine qua non de la «bonne mort», la garantie d'une résurrection triomphante. Regard historique sur les cimetières, les rites et l'art funéraire québécois du XIXe siècle et du début du XXe, au Musée du Château Dufresne. Vêtu d'une longue tunique, une balance dans la main droite, un parchemin enroulé dans celle de gauche, l'ange saint Michel, peseur d'âmes, accueille le visiteur. «La balance sert à peser les âmes afin de faire la part entre le bien et le mal et le parchemin enroulé sert à évoquer la liste des justes et des damnés», explique Stéphane Chagnon, commissaire chargé de l'exposition. L'imposante oeuvre en pin du sculpteur Louis Jobin, autrefois située sur le portail d'entrée du cimetière Saint-Joseph Deschambault, à côté de l'ange à la trompette du Jugement dernier, est le point de départ de la petite mais dense exposition Le patrimoine funéraire, un héritage pour les vivants, qui se tient au Musée du Château Dufresne jusqu'au 30 août prochain. Ambiance morbide? Pas du tout! Le sujet n'est pas la mort. Enfin, pas vraiment... «On ne rentre ni dans une église ni dans un salon funéraire, précise Paul Labonne, directeur général du musée. L'exposition jette un regard historique, culturel et ethnologique sur les cimetières, de l'inhumation ad sanctos au centre funéraire d'aujourd'hui via le cimetière paroissial, ainsi que sur les rites et l'art funéraire au XIXe siècle. En parallèle, l'exposition cherche à rendre hommage aux régions du Québec qui ont su conserver leur patrimoine religieux, comme en témoigne ce catafalque blanc d'enfant fabriqué en 1920 par Omer Létourneau, charron de métier à Saint-Joseph-de-Beauce. Ou encore ce petit sarcophage en fonte prêté par le Musée Missisquoi. Bière, cénotaphe, columbarium, enfeu... Le visiteur est initié au lexique funèbre. Puis on entre dans le monde des cimetières. L'exposition a d'ailleurs pris sa source dans le très bel ouvrage publié en 2008 aux Éditions GID, Cimetières - Patrimoine pour les vivants, de l'ethnologue Jean Simard et du photographe et cinéaste François Brault. Avec les photos de ce dernier, des oeuvres d'artisans et d'artistes complètent l'exposition: stèles, mobiliers funéraires... Des pièces signées Alfred Laliberté, Louis-Philippe Hébert, Jean-Baptiste Côté. «Au départ, le cimetière paroissial situé à proximité de l'église demeure le lieu de sépulture pour la majorité de la population, note Stéphane Chagnon. À la fin du XVIIe siècle, on apprend que l'ensevelissement des défunts ordinaires se fait de façon anonyme et souvent dans des fosses communes. C'est seulement dans la première moitié du XIXe siècle que, peu à peu, la concession de lot et le monument vont permettre l'individualisation du site de sépulture. Quant aux cimetières ad sanctos, ils existaient déjà au XVIIe siècle. «Réservé à une certaine élite, l'enterrement sous les églises constituait une source de revenus considérables pour les fabriques mais n'était pas exempt d'inconvénients. Comme dans les anciennes églises il fallait déplacer les bancs et ouvrir le plancher pour procéder aux inhumations, les fidèles risquaient de tomber sur des planchers devenus moins plats à la longue. Sans compter les fortes odeurs qui émanaient du sous-sol. Au XIXe siècle, un interdit judiciaire a mis fin à cette pratique.» L'exposition traite aussi de la façon dont les confessions religieuses se souciaient de leurs morts aux XVIIIe et XIXe siècles. «En 1776, l'une des premières nécropoles juives d'Amérique est inaugurée au faubourg Saint-Antoine, à Montréal, angle nord-ouest des rues Peel et De La Gauchetière. «En 1779 apparaissent le cimetière catholique du faubourg Saint-Antoine et le second cimetière protestant de Montréal. Les premiers immigrants chinois sont inhumés dans les grands cimetières protestants devenus très tôt multiconfessionnels», souligne Stéphane Chagnon. Dans la chambre du mourant, les aiguilles de l'horloge murale sont figées à l'heure du décès. Au pied du lit, un prie-Dieu. «On faisait la toilette du mort, on le recouvrait d'un suaire, on bouchait les châssis, on allumait des cierges. Le jour, on disait le chapelet aux heures, la nuit aux heures et demie», raconte Victor Bélanger, l'un des fondateurs de la municipalité de Saint-Guy, dans les Basques. Il suffit de soulever le récepteur pour entendre le récit du conteur de 94 ans. Par respect pour le disparu, une tradition établie en 1684 interdit de transporter les morts en voiture. Mais la route est souvent longue et compte quelques pentes raides. Il faut régler l'avatar. Les premiers modèles de corbillards hippomobiles apparaissent au milieu du XIXe siècle pour pallier les problèmes causés par de longues processions funéraires dans les campagnes. On peut admirer, en fin d'exposition, un corbillard noir hippomobile sur patins d'acier, utilisé pour des enterrements l'hiver. Peu agrémenté, il servait à des défunts moins fortunés. Le Musée du Château Dufresne offre une série de conférences sur les rites funéraires des grandes religions: judaïsme, hindouisme, bouddhisme et islam, ainsi que des visites commentées des cimetières Notre-Dame-des-Neiges et du Repos-Saint-François-d'Assise, associés au Musée du Château Dufresne pour mettre en valeur le patrimoine funéraire d'ici. Collaboratrice du Devoir - Musée du Château Dufresne: 514 259-9201, http://www.chateaudufresne.com.. http://www.ledevoir.com/2009/05/29/252572.html (29/5/2009 7H03)
  3. un nouveau projet sur le mont royal, je pense. sur le chemin de la côte-des-neige, en face de la cimetière côte-des-neige. j'ai visité le bureau de vente, c'est trés beau, haute-gamme. http://www.foresthillcondos.ca
  4. Le conflit s'envenime Cimetière Notre-Dame-des-Neiges Une centaine d'employés du cimetière Notre-Dame-des-Neiges ont décidé à la toute dernière minute, lundi, de faire la grève. Une dizaine d'enterrements ont dû être annulés et les personnes en deuil ont dû rebrousser chemin. Les employés avaient décrété la semaine dernière qu'ils ne feraient plus de mises en terre les fins de semaine. En plus de ces moyens de pression, les employés laissent le cimetière sens dessus dessous depuis plusieurs semaines. Des déchets traînent sur les terrains et sur les routes, offrant un triste spectacle aux visiteurs. Les syndiqués se disent frustrés de voir les négociations de leur prochaine convention collective échouer. « On est en moyen de pression tant et aussi longtemps que ça ne sera pas réglé. Le cimetière ne sera pas beau. Ça va être un laisser-aller de plus en plus », affirme Sylvain Leblanc, opérateur de machinerie lourde au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Dans leur nouvelle convention collective, les employés du cimetière demandent principalement trois choses: * Une semaine de travail de quatre jours * Un régime de retraite à prestations déterminées avec possibilité de rachat * Un minimum de 36 semaines de travail pour les saisonniers En attendant, plusieurs personnes dans le deuil souhaitent le retour des employés du cimetière pour enterrer un des leurs. La situation inquiète aussi plusieurs salons funéraires, pour qui une éventuelle grève illimitée signifierait une baisse d'activités. Le syndicat et l'administration du cimetière n'ont pas voulu commenter la situation. Les employés manifesteront mardi matin au centre-ville pour signifier leur mécontentement. --------------------- Je trouve cela scandaleux, dégueulasse, des gens dans le deuil incapable de faire le dernier adieux a leurs proches tout cela pcq une gang de bébé gatés syndiqués veulent toujours avoir plus. De plus ils laissent le cimetiere dans un état pitoyable, ce qui rend la visite des gens qui vont visiter le cimetiere moribonde et non agréable du tout. Je trouve que c'est vraiment pousser la chose trop loin, et ca va meme a manquer de respect envers tout ceux qui sont inhumés a cete endroit. Je suis habituellement pas pro-syndicat loin de la, mais cela ca dépasse les bornes dans leur attitude et geste.
  5. La place d'Armes reconstruite Éric Clément La Presse Quelque 6,7 millions de dollars seront consacrés dans les prochaines années par l'agglomération montréalaise pour reconstruire complètement la place d'Armes, dans le Vieux-Montréal. «La place n'a pas été refaite depuis le milieu des années 70, explique Gilles Morel, secrétaire permanent du comité de coordination du Vieux-Montréal, à la Ville de Montréal. Elle manifeste des signes d'âge importants. La Côte de la Place-d'Armes, la place d'Armes elle-même et la rue Saint-Sulpice jusqu'à la rue de la Commune seront donc refaites.» La place d'Armes fait actuellement l'objet d'études afin d'en apprécier la fréquentation dans le but de la réaménager en tenant compte des automobiles et du flux de touristes. «Au cours de l'automne, des gens de l'Université de Montréal ont installé une caméra pour analyser la circulation des piétons, dit M. Morel. De plus, Tecsult a fait des comptages qui montrent qu'il y a jusqu'à 70 autobus chaque jour sur la place d'Armes.» Le pavement et les trottoirs seront refaits. La statue de Paul Chomedey de Maisonneuve, en place depuis près d'un siècle, ne sera pas déplacée, mais la fontaine sera rénovée. Sous la fontaine demeurent les vestiges de vieilles latrines qui logent actuellement une vaste colonie de rats. S'il n'est pas question d'installer une «Dame Pipi» sur la place, Gilles Morel dit qu'après avoir vérifié l'état de la structure de ces latrines, la Ville et la Société de développement commercial décideront si on peut les utiliser pour opérer un service. Sinon, elles seront démolies. Tout le réaménagement fera l'objet d'une réflexion. «Il y aura notamment un atelier l'automne prochain qui impliquera des équipes montréalaises, Design Montréal, et des équipes d'autres villes de design de l'UNESCO, comme Buenos Aires et Berlin. Par la suite, on fera un appel d'offres pour être en travaux en 2009-2010. Mais dès cette année, on refera la rue Saint-Sulpice dont on a reconstruit le réseau d'aqueduc.» Le nouveau design de la rue Saint-Sulpice sera d'ailleurs défini dès la fin du mois d'avril. Les plans seront présentés aux résidants du quartier. Chemin piétonnier au cimetière Notre-Dame-des-Neiges Par ailleurs, 3 millions seront investis pour créer un chemin piétonnier qui fera le tour du cimetière de Notre-Dame-des-Neiges. «Il partira du lac aux Castors, fera un circuit à l'intérieur du cimetière en fonction de l'intérêt d'un certain nombre de caveaux, descendra vers le chemin de la Côte-des-Neiges, fera le tour près de l'Université de Montréal et reviendra jusqu'au chemin Olmstead.» Tous ces travaux font partie d'un plan de mise en valeur du patrimoine pour lequel l'agglomération va emprunter 23,5 millions. Québec le finance en partie (8 millions) grâce aux ententes signées depuis 1979 entre la province et la Ville pour entretenir le Vieux-Montréal. Mis à part la place d'Armes et le chemin de ceinture du cimetière, d'autres travaux visent la restauration des mansardes et du campanile de l'hôtel de ville (3,8 millions), la réfection des trottoirs de la rue Notre-Dame et de la rue Saint-Paul (3 millions), le réaménagement du chemin Queen Mary (2,5 millions), la rénovation des fortifications du Champ-de-Mars (1,5 million) et le remplacement des pavés de la rue de la Commune (1,4 million).
  6. <header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px; position: relative !important;">http://journalmetro.com/actualites/montreal/416662/montreal-a-travers-les-tombes/ Mise à jour: 11 décembre 2013 | 10:36 L’histoire de Montréal à travers les tombeso </header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(86, 86, 86); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;"><figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 630px;">Yves Provencher/Métro«On n'apprend pas l'histoire de Montréal en se promenant dans le cimetière, mais on observe plutôt une projection de la vie urbaine du passé parmi les différents monuments,» explique Armelle Wolff, conférencière pour Archimuse.</figcaption></figure>Au milieu des dénivelées de la montagne et dans le silence des sépultures du cimetière Mont-Royal, le Montréal d’antan est toujours bien présent. Bien loin des bouquins et des façades du centre-ville se cache une tout autre manière de découvrir la vie des familles qui ont fait le passé de la métropole québécoise. Armelle Wolff, conférencière pour Archimuse, fait connaître ce secret de la ville lors de ses visites guidées du cimetière. «On n’apprend pas l’histoire de Montréal en se promenant dans le cimetière, mais on observe plutôt une projection de la vie urbaine du passé parmi les différents monuments», explique-t-elle. Dominant, même dans la mort À quelques mètres de l’entrée du cimetière, perché sur une petite colline, se dresse l’îlot de la famille Allen. Entouré d’un luxueux grillage en fer forgé, impossible de le manquer. «Cet aménagement correspond tout à fait à l’importance de la famille dans l’univers montréalais. Les frères Allen étaient les princes de Montréal», affirme d’emblée Armelle Wolff. Situé sur l’un des sommets de la partie la plus ancienne du cimetière, cet îlot familial a une vue impressionnante sur les sépultures autour. La tombe de Hugh Allen, détenteur de la plus grande fortune du Canada au 19e siècle, grâce à un monopole dans le commerce maritime, est donc placée aussi avantageusement dans le cimetière que la villa qu’il possédait près du mont Royal. «Il a le même rôle stratégique dans le cimetière que celui qu’il avait dans la ville, car, depuis sa résidence, il voyait arriver leurs bateaux dans le port. Même mort, il reste en terrain dominant», note la conférencière. Rencontre entre amis John Samuel McCord, premier président du cimetière Mont-Royal jusqu’en 1865, repose à l’endroit culminant du cimetière primitif. «Une place de choix», affirme Mme Wolff. Mais ses voisins de tombe révèlent un phénomène encore plus intéressant. À ses côtés se trouvent les sépultures de Peter McGill, ancien maire de Montréal, du révérend Francis Fulford et de la famille Ross. «C’était tous des amis, raconte Mme Wolff. Leurs villas à Montréal étaient voisines, tout comme leur tombe. Plusieurs de ces familles étaient même liées par des mariages.» Cette disposition des tombes regroupées entre famille et amis proches expose un phénomène courant de l’époque, selon la conférencière. «Les Montréalais avaient l’habitude de venir au cimetière le dimanche pour rendre visite à leurs proches décédés. Mais ils venaient entre amis et entre voisins. Avec cette disposition des tombes, ils se retrouvaient également entre amis et voisins au cimetière. Ils ne sortaient jamais de leur monde», explique la conférencière. La vie collective dans la ville ne faisait donc pas exception au cimetière. Des catholiques chez les protestants Le cimetière Mont-Royal ouvre en 1852 sous une administration anglophone protestante. Les protestants n’étant pas admis dans les cimetières catholiques, ils devaient reposer dans un espace distinct. Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui ouvre en 1855, est quant à lui réservé aux catholiques pratiquants en règle. Tous ceux qui ne peuvent pas prouver qu’ils sont de confession catholique, ou qui sont rejetés par le clergé, ne pouvaient pas, jusque dans les années 1960, être enterrés en terrain consacré. Ils étaient alors automatiquement dirigés vers le cimetière protestant Mont-Royal. «Vous voyez, ici, c’est la loge des francs-maçons francophones…catholiques», lance Mme Wolff. Étonnant pour un cimetière protestant… «Chez les francophones catholiques, la franc-maçonnerie était une hérésie. C’était des anticléricaux, qui se battaient pour l’éducation laïque», rappelle la conférencière. Les francs-maçons étant donc bannis de l’Église, ceux de confession catholique devaient eux-aussi être enterrés dans le cimetière protestant Mont-Royal. «Souvent, les gens ont tendance à fonctionner par polarisation: c’est blanc ou noir. Il y a les catholiques et les protestants. Ici on peut voir que, dès le départ, c’était beaucoup plus compliqué que ça», affirme Armelle Wolff. Les Molson s’imposent «L’imposante structure du mausolée de la famille Molson et la place qu’il occupe au cimetière témoignent, comme aucun autre pareil, de l’importance de cette famille à Montréal», affirme Armelle Wolff. Une revue touristique de 1868 parlait même de ce mausolée comme étant le plus prestigieux et le plus monumental du continent Nord-Américain, selon la conférencière. «Ici, ils dominent la ville comme ils dominaient dans le paysage socioculturel montréalais», résume-t-elle.</article>
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