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  1. Le président d'Hydro-Québec Distribution, André Boulanger, soutient que la province ne se dirige pas vers une «récession profonde». Pour en lire plus...
  2. Le plan Obama menace 2000 emplois au Québec Publié le 02 février 2009 à 06h35 | Mis à jour à 06h37 Martin Croteau La Presse Le plan de relance économique de Barack Obama menace 2000 emplois au Québec, selon une coalition d'entreprises qui transforment l'acier. Le nouveau président américain a beau promettre de réviser la clause qui interdira l'importation de ce métal pour des travaux d'infrastructure, des dizaines d'entrepreneurs québécois craignent d'être frappés de plein fouet par cet élan protectionniste. Les exportations canadiennes d'acier vers les États-Unis valaient 11 milliards en 2007. Il n'y a pas d'aciérie au Québec, mais une soixantaine d'entreprises fabriquent des matériaux d'acier destinés à la construction, comme des poutres et des charpentes. Ces compagnies, qui emploient 6000 personnes, exportent chaque année pour environ 500 millions au sud de la frontière. Or, le plan de sauvetage avalisé mercredi par le Congrès menace directement l'industrie québécoise de l'acier. Les entreprises pourront continuer de vendre leurs produits à des clients privés, par exemple à un promoteur qui construit un hôtel à New York. Mais elles seront exclues des appels d'offres pour tous les projets d'infrastructures financés par le gouvernement, comme la construction d'hôpitaux ou la réfection d'aéroports. Les deux tiers des investissements de 820 milliards seront consacrés à ces travaux. Et en période de récession, peu d'entreprises privées ont les moyens de se lancer dans de vastes projets de construction. C'est pourquoi les sociétés québécoises dépendent des investissements publics comme jamais. «Ça va nous empêcher de soumissionner certains projets, ceux dans lesquels il y aura des fonds fédéraux», s'inquiète Jean-François Blouin, directeur général de Supermétal Structures. Cette entreprise, qui exploite des usines à Lévis et à Sherbrooke, a construit les charpentes métalliques de plusieurs bâtiments publics au Canada et aux États-Unis. Il y a trois ans, avant le boom pétrolier en Alberta, 80% de ses produits étaient vendus au sud de la frontière. Si le marché américain ferme ses portes, plusieurs des 500 travailleurs de Supermétal Structures pourraient se retrouver au chômage. «Ça pourrait signifier des pertes d'emplois, c'est bien évident», indique M. Blouin. Ottawa sollicité L'entreprise est loin d'être la seule à s'inquiéter, affirme Sylvie Boulanger, directrice de la section québécoise de l'Institut canadien de la construction en acier. Ce groupe presse le ministre du Commerce international, Stockwell Day, d'accentuer les efforts diplomatiques pour freiner l'élan protectionniste de l'administration Obama. «C'est sûr que le plan nous tue», dénonce Mme Boulanger. Elle estime que le tiers des 6000 travailleurs de l'acier québécois, peut-être davantage, perdront leur emploi si le plan est adopté dans sa mouture actuelle. L'une des seules entreprises québécoises qui pourrait profiter du plan de relance américain est le Groupe Canam. Près de la moitié des 12 usines de l'entreprise beauceronne sont situées aux États-Unis et pourraient donc éviter d'être pénalisées. Mais Canam exploite aussi deux établissements au Québec, dont les 850 emplois dépendent en grande partie des exportations vers la Nouvelle-Angleterre. «Si les Américains veulent mettent une barrière là-dessus, nos usines de Saint-Gédéon et de Boucherville vont devoir repenser leurs affaires», a indiqué à La Presse le président du Groupe Canam, Marc Dutil. Il promet toutefois de ne pas «fermer les lumières» de ses usines québécoises. «Ceux qui vont avoir un bras de levier sont ceux qui ont des usines des deux côtés de la frontière, reconnaît Sylvie Boulanger. C'est clair que, en tant que compagnies, elles vont devoir se réorganiser pour passer à travers. Mais qui va être pénalisé? Toute la partie canadienne.» Ballet diplomatique Le Sénat américain doit encore approuver le plan de relance avant qu'il soit mis en oeuvre. La Maison-Blanche a promis vendredi de revoir le projet pour s'assurer qu'il ne viole pas les ententes commerciales des États-Unis. Le premier ministre Stephen Harper avait exprimé son inquiétude, la veille, et affirmé que la montée du protectionnisme pourrait compromettre la reprise économique. Malgré tout, le soutien politique au plan reste fort, si l'on en croit l'entrevue qu'a accordée le vice-président Joe Biden au réseau CNBC, jeudi, dans laquelle il a déclaré: «Je pense qu'il est légitime qu'il y ait des clauses Buy American.»