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  1. MONTREAL — Add “promoter of international soccer matches” to the dossier of the Montreal Impact. The Impact has officially landed Montreal France’s Champions Trophy, a one-game final between the winners of the French Championship and French Cup to be held on July 25 at Olympic Stadium. It will be the first time the Champions Trophy has been held outside France, and past winners include Bordeaux, Lyon, Nantes and Monaco. “The Impact is the promoter,” Impact vice-president Richard Legendre said. “As (Impact president) Joey Saputo has said, we think it’s the right timing to bring international soccer to Montreal. We think there’s a market for that and we’re at a better place to organize it. “It’s in our mission to promote and develop soccer here, and this is a very good way to do so. We went after it. We worked on it, and it’s up to us to promote it. Hopefully we can also bring new sources of revenue. There are costs, but we think the revenue will be higher than the cost.” The Champions Trophy (officially Le Trophee des Champions) brings together the winner of France’s Ligue 1, currently being contested between Bordeaux and Marseille, and the winner of the French Cup, which is competed for by all divisions. Ligue 2’s Guingamp won the French Cup on May 9, beating Rennes 2-1 on a pair of goals from Brazilian striker Eduardo in front of 80,056 spectators at le Stade de France. Guingamp, the first Ligue 2 team to win the tournament-format French Cup in 50 years, will face either Bordeaux or Marseille in Montreal. Bordeaux, which Thursday announced it had signed Yoann Gourcuff to a four-year contract, ending the possibility of the French international playmaker going to AC Milan, needs only one point against Caen Saturday night to secure the Ligue 1 crown. A record crowd of 55,571 was at Olympic Stadium last February to watch the Impact play a CONCACAF Champions League quarter-final game against Mexican first-division club Santos Laguna. While it remains to be seen if two visiting French teams can attract a similar crowd in Montreal, Legendre is confident the interest will be there. “We think it’s an important event with a lot of stature, certainly from the interest we’ve received so far. The fans of international soccer, and of course the fans of French soccer, I think will be very excited to attend,’’ Legendre said. “We haven’t set any specific objective in terms of numbers, but think that such an event should draw 30,000-plus. That’s why we’re holding it at Olympic Stadium.” Montreal Gazette
  2. http://www.cyberpresse.ca/voyage/48-heures/europe/201008/12/01-4306043-bordeaux-revolution-sur-la-garonne.php L'idéal de Richard Bergeron. Évidemment, Montréal n'est pas Bordeaux, mais ça vaut la peine d'en prendre connaissance. Certaines de ces initiatives s'en viennent ici, et, bien géré, ça peut marcher et même grandement améliorer notre ville.... peut-être.....
  3. Cinquante millions de travaux à Bordeaux Photo Archives La Presse Sara Champagne La Presse Malgré de multiples dérogations aux règles d'urbanisme, les élus de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville donneront leur bénédiction à l'agrandissement de la prison de Bordeaux à leur première séance du conseil de l'année, prévue lundi. Les citoyens qui s'y opposent, et qui vivent dans la zone visée, auront cette dernière journée pour signer un registre en vue d'obtenir un référendum et de renverser la décision. Les travaux de 50 millions, qui comprennent la rénovation d'une aile de détention, nécessiteront la démolition partielle d'un mur de pierre centenaire, pour faire place à un édifice en forme de «L», qui abritera d'un côté des services administratifs, et de l'autre côté une nouvelle buanderie, des ateliers et des salles de formation. Le nouveau pavillon comprendrait trois étages (14 mètres), au lieu des deux étages permis dans le secteur, ce qui aurait pour effet de masquer une partie du mur. Une nouvelle section de tunnel serait creusée. Le projet prévoit un nouveau de quai de chargement aménagé à l'avant, sur le boulevard Gouin, et une nouvelle entrée avec trois portes de garage, dont deux pour le transport des prisonniers et une pour de l'équipement. Lorsque le ministère de la Sécurité publique a annoncé son intention de faire construire un nouveau pavillon, il y a plus d'un an, il avait expliqué qu'il était nécessaire de désengorger l'entrée principale de la prison, et de sécuriser les lieux utilisés par le personnel. Depuis quelques années, la prison déborde, mais il n'est pas prévu de construire de nouvelles cellules, indique-t-on au ministère. «Il n'y a pas un manque de places en tant que tel à Bordeaux, mais c'est en quelque sorte un lieu de transfert, et il y a une forme de débordement, explique Réal Roussy, conseiller en communication au ministère. Le ministère privilégie donc l'autonomie régionale, et a déjà annoncé des sommes pour ajouter des cellules dans d'autres centres carcéraux du Québec.» Style «Pennsylvania» À la suite d'un avis du Conseil du patrimoine de Montréal qui voyait d'un mauvais oeil la démolition du mur de forme pentagonale, en maçonnerie, le ministère a demandé à des architectes d'étudier la valeur de la prison qui date du début du siècle dernier. Il appert que le centre de détention est l'un des seuls au Canada à être conçu selon le plan «Pennsylvania», où l'on favorisait l'isolement cellulaire, avec des ailes positionnées en forme d'étoile autour d'une rotonde. «La prison possède de nombreuses caractéristiques architecturales d'origine de grande qualité et de grande valeur, peut-on lire dans le projet qui sera approuvé par les élus, mais la rigidité du classicisme dans la composition constitue une contrainte de taille aux nouveaux besoins et rend l'insertion d'un nouveau bâtiment plus difficile.» En conséquence, notamment pour des raisons de sécurité et de coûts, la Société immobilière du Québec, qui est propriétaire du centre, n'a pas été en mesure de proposer un projet qui évite la démolition partielle du mur, et la diminution des hauteurs. http://www.cyberpresse.ca/article/20080112/CPACTUALITES/801120782/1019/CPACTUALITES
  4. NOUVEAU projet de condos contemporains dans le quartier effervescent de Villeray. Construction de qualité supérieure de huit condos. Quatre unités sur deux niveaux, comprenant terrasses et jardins privés. Quatre unités à aire ouverte, immenses balcons. Grande fenestration pour une plus grande luminosité. Unités de plus de 1000 pieds carrés. La vie urbaine à son meilleur ! Condos à partir de 249 000 $ (plus taxes applicables) *Espaces de stationnement extérieur vendus séparément. Le projet immobilier Le Bordeaux est situé à quelques minutes des transports en commun et du métro Fabre et des grands axes routiers. La Tohu, Cité des arts du cirque, Le Collège André Grasset, un CLSC et l’hôpital Jean-Talon sont également à quelques rues. Une vie de quartier paisible sur une rue remplie d’arbres matures et à quelques minutes de la vie trépidante Montréalaise. Une qualité de vie exceptionnelle à un prix accessible !
  5. http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201109/08/01-4432471-ils-ont-dit-non-aux-bouchons.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_montreal_173_accueil_POS4 Publié le 08 septembre 2011 à 05h00 | Mis à jour à 09h16 Ils ont dit non aux bouchons Agnès Gruda La Presse Vous trouvez que, en inversant le sens de quelques rues, le maire Luc Ferrandez a transformé le Plateau-Mont-Royal en enfer sur terre? Pourtant, des villes comme Zurich, Bordeaux, Stockholm ou Copenhague font la vie autrement plus dure aux automobilistes. Surprise: les gens en redemandent. Mais attention. Tout est dans la manière. Depuis une vingtaine d'années, la ville de Zurich a tout fait pour dissuader ses habitants de prendre leur auto pour se rendre au centre-ville. De nouveaux feux de circulation ont poussé le long de voies de moins en moins rapides. Les conducteurs de tramway peuvent les faire virer au vert, ce qui ralentit encore la circulation. La Ville a aussi éliminé les passages piétonniers souterrains, qui laissaient la voie libre aux autos. Elle a fait la guerre aux parkings, transformé des voies rapides en coquettes promenades et imposé une limite de 30 km/h dans les quartiers centraux. L'automobile n'y règne plus en maître sur les cyclistes et les piétons. Dimanche, les Zurichois ont été appelés par référendum à approuver la nouvelle phase de ce virage vert. D'ici à quelques années, la limite de 30 km sera étendue à tout le centre-ville. En une décennie, la place du «char» dans les transports urbains passera de 36 à 26%. Êtes-vous d'accord avec cet objectif? a demandé la Ville à ses habitants. La vaste majorité a répondu oui. Comment a-t-on fait pour faire passer la pilule? Les automobilistes zurichois sont-ils masochistes au point de vouloir souffrir davantage? Pas vraiment. Le secret de Zurich, c'est que les responsables n'ont pas fait que manier le bâton pour chasser les autos. Ils avaient aussi une carotte. Le nouveau réseau de tramways figure «parmi les plus modernes de la planète», selon Walter Hook, de l'Institute for Transports and Development, à New York. Autrement dit, de plus en plus de Zurichois ont laissé leur auto au garage pour prendre le tram. Et ils ont aimé ça. La révolution de Bordeaux C'est aussi un projet de tramway qui a lancé le virage vert amorcé par Bordeaux en l'an 2000. Trois lignes de tramway, totalisant 44 km, convergent aujourd'hui vers le centre-ville. Une trentaine de kilomètres seront ajoutés d'ici à quelques années. Pendant trois ans, le centre-ville de Bordeaux a été transformé en vaste chantier qui a causé bien des grincements de dents. «C'étaient des travaux gigantesques, les gens ont râlé, mais aujourd'hui, si on demandait aux Bordelais de revenir à l'époque d'avant le tramway, il n'y en aurait pas beaucoup pour dire oui», dit Benoît Lasserre, directeur régional du quotidien Sud-Ouest. Il faut dire que, parallèlement au tramway, la ville s'est refait une beauté. Elle a ravalé ses façades noircies et piétonnisé une grande partie de son centre-ville. Les voies rapides le long de la Garonne ont été réaménagées en promenades. La place Pey-Berland, en plein coeur du centre-ville, était autrefois tellement encombrée d'automobiles qu'il était presque impossible de la traverser à pied. Aujourd'hui, elle est le royaume des habitants et des touristes qui viennent admirer sa cathédrale. Seuls les résidants ont encore le droit de rouler au centre de la ville. Tout compte fait, les Bordelais sont contents des résultats. «Avant, Bordeaux était une ville assez désagréable, orientée vers la voiture, avec beaucoup de trafic et de pollution», dit Claude Mandrau, ingénieur à la Communauté urbaine de Bordeaux, qui a suivi le dossier depuis le début. Aujourd'hui, la place de l'auto est tombée de 80 à 65%, et les gens reviennent habiter en ville: les grands boulevards périphériques sont toujours congestionnés. «Parfois, ça prend une heure pour avancer de deux kilomètres», dit Benoît Lasserre. Ce n'est pas le paradis. Mais le centre-ville s'est transformé. Et pour le mieux. Le secret de ce succès? La Ville a écouté les râleurs. Une commission d'indemnisation a dédommagé les commerçants qui ont perdu des revenus à cause des travaux. On a multiplié les assemblées publiques pour expliquer le projet aux habitants. «L'important, c'est d'offrir un projet cohérent et logique», dit Claude Mandrau, qui n'en revient pas de voir à quel point les Bordelais ont sauté... dans le tramway, pour changer leurs habitudes. «Je croyais que ça allait prendre une génération!» Pourtant, quand je lui raconte la minirévolution du Plateau, Claude Mandrau est sceptique: «Mais qu'est-ce qu'il a offert en échange aux automobilistes, votre maire écolo? Imaginez si tous les arrondissements faisaient la même chose que lui... Peut-être même que les émissions de gaz carboniques augmenteraient, à cause des bouchons.» La recette du succès Y a-t-il une recette magique pour diminuer le nombre d'autos sans faire hurler de rage? Oui, dit Florence Junca-Adenot, professeure en études urbaines à l'UQAM. «D'abord, il faut un plan cohérent qui permet de savoir où on va. Puis, il faut agir de concert avec la population. Et il faut faire adhérer les commerçants.» «Il faut un objectif à long terme clair, soutenu par la population», renchérit Jerry Dobrovolny, directeur des transports à la Ville de Vancouver. Dans son plan adopté en 1994, Vancouver a décidé de donner priorité aux piétons et aux cyclistes plutôt qu'aux automobilistes. Elle a accru l'offre de transports publics, transformé les places de stationnement en parkings pour vélos ou en arrêts de bus. La part de l'auto en ville a reculé pour atteindre 60% (elle est de 63,3% à Montréal). Prochaine étape: passer à moins de 50%. Globalement, les Vancouverois sont d'accord. Mais chaque fois qu'une décision donnée touche une rue en particulier, les réactions sont fortes, reconnaît M. Dobrovolny. «Les transports, ça rejoint les valeurs des gens. Dès qu'on y touche, des gens rationnels deviennent tout à fait irrationnels.» Ça ne vous rappelle rien?
  6. Peut-être que certain d'entre vous pourrez m'aider. Je suis à la recherche de ressources historiques (constructions, faits divers, nom, inauguration, etc) sur les ponts ferroviaires de l'île de Montréal. Il me manque de l'info sur les Pont de Chemin de Fer de LeGardeur, les deux de Ste-Anne-de-Bellevue, île Bigras et Bordeaux. je sais que beaucoup d'entre vous connaisse de bonnes sources de recherche, j'espère donc avoir de vos nouvelles. Merci !
  7. Nouveau quartier à proximité de la très commerciale rue Sainte-Catherine (1.25 km entièrement piétonnière), Bordeaux Photos : Sud-Ouest : QUENTIN SALINIER, PHILIPPE TARIS et VALÉRIE DEYMES Bien que de taille modeste, Bordeaux présente certains éléments qui si appliqués à Montreal en ferait une ville accomplie : 1. Grande rue piétonne et commerciale 2. Gare ferroviaire charmante et élégante (un peu le cas de toutes les villes d'Europe) : Source : Cyberevasion 3. Réseau de tramway dense et étendu : Source : objectifAquitaine 4. Low-rise contemporary architecture : Source : France 3 Aquitaine Tous des projets à taille humaine
  8. Portrait d'une ville: Bordeaux, chronique d'une métamorphose par Gregbx, en exclusivité pour Mtlurb Buste de Francois Mauriac, prix nobel de littérature, au jardin public. Grand écrivain bordelais, il a beaucoup critiqué les moeurs conservatrices de la ville. Introduction Je vous propose ici un portrait de la ville de Bordeaux sur un mode un peu différent de d'habitude. C'est un peu comme une visite guidée, version blogue. Je ne suis que passionné d'urbanisme et d'économie, je vous prie donc de me pardonner pour l'absence de référence, ayant tout écrit de mémoire. Les photos proviennent de ma collection personnelle, certaines ayant été prises par moi, d'autres trouvées sur internet sur les sites officiels (comme l'office du Tourisme) ou encore postées par des anonymes. Merci à eux. Bien qu'encore assez peu connue en dehors de France, Bordeaux s'est récemment vue décerner l'honneur d'un classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. En général, quand on parle de Bordeaux, les gens imaginent un petit bourg entouré de vigne dans le style de Beaune ou Saint-Émilion. Les touristes sont donc souvent surpris par la taille de la ville. Le centre compte une population de 230 000 pour une agglomération d'environ 750 000, en croissance de 1.2% par an. Elle bénéficie depuis une quinzaine d'années d'une démographie parmi les plus dynamiques de France au même titre que les autres agglomérations de l'"arc atlantique" (Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes). Longtemps surnommée la "belle endormie", elle fut historiquement une ville décrite comme bourgeoise et conservatrice. Depuis environ 10 ans, elle a fait l'objet d'une revitalisation urbaine radicale sous le leadership du maire Alain Juppé, dont la clef de voute est l'implantation d'un tramway utilisant une nouvelle technologie d'alimentation par le sol, dispensant ainsi de l'alimentation électrique du train par câble aérien dommageable à la beauté des sites historiques. Une audace technologique adoptée non sans peine puisque les pannes furent fréquentes les premières années mais le problème semble maintenant résolu. Le tramway fonctionne grâce à la technologie APS. Beau mais dispendieux. Un aperçu historique D'abord petit port servant de relais au commerce de l'étain, les romains voient dans le site, en forme de croissant de lune, une situation militairement stratégique. Ils décident de faire de "Burdigala" la capitale de la province d'Aquitaine. Le tracé du fleuve dessine une demi lune à Bordeaux, offrant une position facilement défendable en cas d'attaque. Le croissant est toujours l'emblème de la ville Amateur de vin, les romains tentent une implantation de la vigne aux alentours du bourg et s'aperçoivent rapidement de la qualité supérieure du produit dont la réputation ne tardera pas à aller jusqu'à Rome. Burdigala se dote des institutions romaines typiques: amphithéâtre, thermes et même université. C'est une ville de province plutôt tranquille et assez modeste dans le grand empire. Ruines du Palais Galien, l'amphithéâtre du temps des romains. Après la période sombre du bas moyen âge, cloitrée dans ses murailles pour se protéger des invasions barbares, la ville renait au 12ème siècle lorsqu'elle devient anglaise à la suite d'une série de mariage. Capitale d'une province éloignée et presque indépendante de la couronne, elle jouit de privilèges fiscaux et d'un quasi monopole sur le marché du vin de la riche Angleterre. Le commerce entre Bordeaux et Londres, essentiellement des produits agricoles et du vin, est considéré comme le plus important flux commercial international du Moyen-Age. La "Grosse Cloche", une monumentale porte d'entrée de la ville construite durant la période anglaise. Pendant très longtemps subsisteront des liens commerciaux et culturels forts entre Bordeaux et la Grande Bretagne. De nombreuses familles écossaises, anglaises, irlandaises viendront ouvrir des maisons de négoces dont on retrouve les traces encore aujourd'hui sur les étiquettes des grands crus (Lynch, Smith, Brown, Barton…). Bordeaux gardera longtemps une certaine nostalgie de cette période où fière et indépendante, elle vivait son premier âge d'or. Jusqu'en 2006, on roulera à gauche rue du Pavé des Chartrons, dans le quartier historique des négociants en vin et lieu de résidence de nombreuses familles aux origines britanniques et hanséates. Les Chartrons, quartiers historiques des négociants en vin, célèbre pour ses élégants balcons et jusqu'à récemment sa circulation à gauche. Bordeaux repasse sous contrôle Français par la force au 15ème avec beaucoup de réticence. L'absolutisme du roi français est mal vu dans la fière Gascogne. La ville devient un principal foyer de la Fronde contre la monarchie, qui aura longtemps du mal à imposer son autorité. Cependant, l'extension de la présence Française dans le monde va profiter au commerce et les esprits se calment avec le retour des privilèges fiscaux, dont le droit d'entrepôt (importation et exportation sans taxe tant que les marchandises ne quittent pas la ville). La deuxième moitié du 18ème siècle marque l'apogée de la puissance commerciale de Bordeaux. Troisième ville de France en population, deuxième en nombre de grandes fortunes (première per capita), le port passe vers 1760 devant Nantes pour devenir le premier de France. Poursuivant son ascension fulgurante, Bordeaux prend la place de Londres en tant que premier port du monde pour la valeur des marchandises échangées entre 1771 et 1782. Les quais sont les témoins du glorieux passé maritime de la ville. A gauche, on aperçoit le premier consulat Américain jamais construit, avec son toit très particulier. En plus d'une explosion des exportations de vin suite à une révolution dans les techniques de production (apparition du "New French Claret", élevé en fût et mis en bouteille pour vieillir), c'est le premier port d'entrée des marchandises coloniales en provenance des Antilles et des Indes: café, sucre, bois précieux sont importés et transformés sur place puis réexportés sans taxe vers les autres pays européens (beaucoup de ressemblance avec le développement de Singapour). La construction navale mais aussi le commerce des esclaves tient une place importante dans l'activité locale. Traité comme marchandise, on "importe" des hommes d'Afrique pour les "ré-exporter" à Saint Domingue (Haïti) notamment. Il n'y a toujours pas en 2007 de monument commémorant la mémoire des victimes de ce commerce honteux à Bordeaux mais "les têtes de nègre" ornent encore les somptueuses arcades de la Bourse. La bourse est le symbole de la puissance commerciale de Bordeaux au 18ème siècle. De style Versaillais, elle influencera grandement les architectes locaux. En conséquence de ce développement économique sans précédent, la ville se voit l'objet d'un plan d'urbanisme ambitieux. C'est après Nancy la deuxième ville à subir une transformation de ce genre en France qui servira de modèle un siècle plus tard au Baron Haussman pour Paris. On détruit les quartiers médiévaux aux rues étroites et insalubres pour les remplacer par de larges avenues élégantes où les négociants se font construire de superbes hôtels particuliers dans la meilleure pierre de taille. Le cours de Verdun offre une serie d'hotels particuliers contruits à la grande époque de Bordeaux. Grande innovation, on voit apparaître d'importants projets de "lotissements" (condos de luxe) sur les quais et autres quartiers huppés, signe d'une spéculation immobilière encore jamais vue afin de satisfaire la demande de ces nouveaux riches marchands. La construction des lotissements des quais fût le plus grand projet immobilier privé jamais planifié à l'époque. De ce "boom", il en reste le plus grand ensemble historique du 18ème siècle encore intact en Europe de l'Ouest et une unité architecturale exemplaire (la quasi-totalité du centre ayant été construit en 40 ans). En 1780, au sommet de sa réussite économique Bordeaux inaugure son opéra, le bien nommé "Grand Théâtre", puisqu'à l'époque le plus grand du monde. Le fastueux Grand Théâtre de Victor Louis fait toujours la fierté des bordelais. Les troubles politiques en France et la monté en puissance de l'Angleterre vont sonner le glas du développement bordelais. La révolution est catastrophique pour la ville qui y perd une bonne partie de ses élites durant la terreur et aussi une grande partie de sa clientèle noble. Les guerres Napoléoniennes, le blocus avec l'Angleterre (premier partenaire commercial), la perte de Saint Domingue, l'abolition de l'esclavage et la centralisation du pouvoir vers Paris sont la combinaison de facteurs qui peuvent expliquer le déclin brutal de Bordeaux. C'est avec soulagement qu'on voit le retour de la monarchie dans la métropole de la Gascogne. Cependant, désormais isolée politiquement et économiquement, la ville tombe dans une profonde léthargie et rate la révolution industrielle, s'accrochant bec et oncle à ses marchés traditionnels en déclin. Une atmosphère passéiste s'installe à Bordeaux qui ne la quittera vraiment que dans la fin du XXème siècle. Le cours Vital Carles est une des rares "perçé" du 19ème siècle. Le peintre Francesco de Goya y passa les dernières années de sa vie à contempler la cathédrale St André. Seul le commerce du vin reste encore dynamique en ce 19ème siècle où l'événement le plus marquant reste sans doute le classement des grands crus pour l'exposition universelle de 1855. Même ce marché aussi finira par tomber avec les crises du mildiou et du Phylloxera qui forceront l'arrachage d'une grande partie des vignes. Il faudra attendre la toute fin du 19ème siècle pour voir un vrai début d'industrialisation à la mesure de la ville avec l'inauguration d'une grande gare (la gare St Jean, dont le hall métallique est à l'époque le plus grand du monde) et la reprise de grands chantiers navals, d'une industrie chimique amorcée par la fabrication d'antifongique pour la lutte contre le mildiou mais aussi d'une petite industrie de l'automobile et de l'aviation qui ne tardera pas à prendre de l'importance. Si la guerre de 14-18 mets temporairement un frein à l'activité aux activités commerciales, Bordeaux bénéficie de sa position éloignée du front (elle servira même de capitale temporaire par 3 fois en temps de Guerre) et voit une activité d'armement se développer. La construction des "Dames de France" vers 1900, un grand magasin, marque l'entrée de Bordeaux à l'ère industrielle et une prospérité retrouvée. Notez à gauche le nouveau mobilier urbain signé Wilmotte. Les années 30 et la deuxième guerre touchent durement une activité toujours trop centrée sur les biens de luxe (épicerie fine, vins fins…) mais les années fastes de l'après guerre - les fameuses 30 glorieuses en France - donnent finalement place à un véritable développement industriel, toutefois moins vigoureusement que dans d'autres villes de France (Lille, Lyon, Marseille). La cité administrative à l'architecture progressiste dans l'esprit de la Charte de Rome, fût le premier gratte ciel bordelais. Il est emblèmatique de la croissance économique de l'après guerre. Peu dynamique (Jacques "Chaban" Delmas restera plus de 40 ans à la mairie sans interruption), Bordeaux est très durement touchée par le chômage dans les années 80 et 90 où des taux jusqu'à 15% sont à remarquer au début des années 90. L'Hotel de ville, ancienne résidence de l'Archevêque, qu'occupa Jacques "Chaban" Delmas pendant plus de 40 ans. La ville est sale, économiquement déprimée, elle a même laissé sa place de plus grande ville du Sud Ouest à Toulouse (qui connaît un essor fulgurant grâce à Airbus) lorsqu'Alain Juppé arrive à la mairie en 1995. Il s'en suit un grand plan d'urbanisme, comprenant le ravalement des façades mais aussi l'implantation d'un Tramway qui sera le support d'une rénovation complète des infrastructures urbaines. Les façades rénovées des quais et le tramway sont les symboles forts du renouveau urbain de Bordeaux. Totalement transformée à peine 10 ans plus tard, le taux de chômage est désormais sous la moyenne nationale, les investissements publics et privés affluent, les étudiants sont plus nombreux que jamais et la vie culturelle à trouver une certaine dynamique, de même que le tourisme. Aujourd'hui, l'industrie aéronautique et les services sont les premiers employeurs de l'agglomération, devant le vin. Signe des temps qui changent, Bordeaux, longtemps ville de droite par excellence, a élu en 2007 pour la première fois un député de gauche depuis les années 30… La place des Quinconces, la plus grande place urbaine d'Europe, pendant le festival "Bordeaux fête le vin", organisé seulement depuis 1998. Les projets majeurs à l'avenir comprennent l'aménagement des quais, la construction d'un pont levant et le développement de la rive droite, encore aujourd'hui majeurement constituée de friches industrielles. La rive droite de Bordeaux connait un important développement immobilier ces dernières années. Note sur les styles architecturaux Le style bordelais est facilement identifiable, d'autant qu'on le trouve difficilement ailleurs. La période de 1750-1780 est marquée par l'avènement du mouvement des "Lumières" où la raison est érigée en culte. L'hôtel Gobineau, un des plus beaux de Bordeaux, date de la fin du 18ème siècle. Ayant la forme d'une proue de navire (Gobineau était armateur), l'immeuble compte un nombre impressionnant de fenêtres, un exploit technique à l'époque. Dans l'architecture, cela se traduit par le retour à une géométrie rigoureuse, des lignes sobres et épurées, relativement peu d'ornementation. On décrit cette période comme "néo-classique" en raison de l'emprunt des formes et éléments architecturaux à la Grèce antique comme la colonne ou le fronton. Architecture Neo Classique cours du Chapeau Rouge. Ligne droite et géométrie stricte sont ici les mots d'ordre. Bordeaux est donc essentiellement néo-classique mais combine aussi des éléments de baroque, voire de rococo. L'élément le plus original étant la prolifération des "Mascarons", d'origine italienne. Ce sont des têtes sculptées sur les voutes représentant des personnages souvent fantaisistes, choisis à la discrétion du commanditaire ou de l'artiste. Véritable mode bordelaise (introduit d'abord à Versailles puis comme motif décoratif à la Bourse de Bordeaux qui servira par la suite de canon au style bordelais) on en retrouve des milliers partout en ville. Uniques, ils sont tantôt terrifiants, tantôt grotesques et couvrent tous les thèmes, mais surtout la mythologie. Exemple de mascaron, qu'on retrouve sur de nombreux édifices en centre ville. Les ferronneries sont particulièrement travaillées à Bordeaux et font apparaître des motifs géométriques ou floraux toujours élégants. Les battants de porte, signe de statut social, sont réalisés avec le même soin. Les atlantes sont en revanche peu fréquents. Battant de porte délicatement travaillé. La ville est restée très attachée à son héritage néo-classique et les développements immobiliers, même récents, s'en sont souvent inspiré pour faire des pastiches. Les lotissements de la rue de La Course donnant sur le jardin public sont inspirés par le style du siècle précèdent, bien qu'ils ne furent construits qu'à partir de 1860. Le style beaux arts, lourdement ornementé et en contraste avec le style classique, connait un certains succès à partir de la fin du 19ème siècle comme dans le reste de l'Europe, à une époque qui reste marquée par son conservatisme. Le monument aux Girondins commemore le centenaire de la révolution dans le style beaux arts, avec ses lourdes allégories en bronze. La pierre de taille est le matériau de prédilection jusqu'à l'après guerre y compris pour la petite maison bourgeoise, l'"échoppe", qui va se multiplier en périphérie au début du 20ème siècle. L'art nouveau, puis l'art déco sont timidement présents dans ces quartiers mais dans un style plus populaire que bourgeois à l'exception des édifices des boulevards. Une maison bourgeoise dans le style art nouveau sur les boulevards périphériques. L'après Guerre voit la construction des "cités" de barres en béton en proche banlieue, mais à Bordeaux on ne dénombre pas vraiment de "ghettos". Enfin, un projet original des années 70/80 marque la revitalisation du secteur Mériadeck. Un tout nouveau quartier est construit près du centre, dans la lignée de La Défense. Siège de la communauté urbaine, dans le quartier Mériadeck. Le quartier est constitué de petites tours, construites sur un ensemble de dalles surélevées où le piéton est roi et la circulation automobile laissée à la rue en contrebas. Cependant une mauvaise intégration dans la trame urbaine et une insuffisante présence de commerces et de logements en firent un échec. Récemment cependant, l'arrivé du Tramway a beaucoup changé le quartier qui est aujourd'hui très achalandé et un programme de rénovation est à l'étude. Les dalles séparent les piétons des voitures. On peut voir les rails du tramway, dont le tracé a été rehaussé par des vignes. L'architecture contemporaine reste rare et en général peu appréciée du grand public. Quelques réalisations intéressantes sont tout de même au rendez-vous du visiteur curieux. L'édifice de la Cité Mondiale par le bordelais Pétuaud-Létang, est dessiné comme en amphithéâtre tout en verre et situé juste derrière la façade des quais. Il s'insère dans la trame urbaine naturellement, sans provoquer l'étonnement. Surtout il faut noter le Tribunal de Grande Instance du couple Roger/Piano, bati à proximité de la Cathédrale. D'une grande audace, il est petit à petit accepté par une population encore conservatrice et attachée au charme des vieilles pierres. Le tribunal de Bordeaux, de Richard Roger et Renzo Piano, offre un style inimitable et osé pour cette ville souvent qualifiée de passéiste. Enfin, quelques réalisations originales de moindre envergure sont à remarquer dans l'historique quartier des chartrons. Immeuble coloré de Maurice Bu qui contraste avec les vieilles pierres blondes des Chartrons. Conclusion Bordeaux est un exemple d'une métamorphose réussie en un temps record. Le changement fait aujourd'hui l'unanimité des citoyens qui apprécient leur nouvelle qualité de vie. Le cours de l'Intendance, artère la plus huppée de la ville, fût recemment fermée à la circulation automobile. Encore une fois l'élément principal de cette transformation fût la volonté politique d'une équipe décidée à changer une ville, pourtant dans une situation qui semblait désespérée. Puis par l'adoption d'un plan d'urbanisme couvrant toute la ville, y compris sa proche périphérie. Hall A de l'Aéroport international dont la tour est signée Stark. J'espère que Montréal arrivera bientôt à trouver ce même élan, cette même approche globale qui a tant fait de bien à ma ville natale. Le projet du quartier des spectacles est à ce titre un pas vers la bonne direction.