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  1. Montréal) Rien ne semble plus aller sur le plan économique au Québec. La société distincte paraît incapable de tirer profit du regain d'activité de l'économie américaine observé au deuxième semestre, comme le fait le reste du Canada. Sa production, au mieux, stagne depuis l'été. En novembre, son produit intérieur brut a fait du surplace pour le deuxième mois d'affilée, malgré une révision à la baisse des données des mois précédents, révèlent les données de l'Institut de la statistique du Québec publiées hier. Et contrairement à la canadienne dans son ensemble, l'économie québécoise n'avait pas rebondi au troisième trimestre. «Avec la légère révision à la baisse des données du PIB réel du Québec depuis le début de l'année, on peut dire que l'économie n'a fait pratiquement aucun progrès depuis juin dernier», note Marc Pinsonneault, économiste principal à la Banque Nationale. Après 11 mois, l'économie a avancé de 1,5% par rapport à la période correspondante de 2010, essentiellement au premier trimestre. Sa production de biens a avancé de 0,6% seulement contre 3,8% pour la canadienne. Depuis le début de l'année, le Québec doit avant tout sa croissance anémique au secteur des services et à ses segments publics comme la santé et l'éducation. Sa production industrielle, qui regroupe les activités d'extraction minière, de fabrication et de services publics (électricité et pipelines), recule depuis le printemps. «Le Québec a de la misère à tirer son épingle du jeu malgré la croissance américaine, note Sébastien Lavoie, économiste principal chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Notre structure de coûts est trop élevée.» Ce qui attire l'attention dans cette grisaille, c'est le deuxième repli d'affilée de la construction: 0,6% après 1,0% en octobre. «En rythme annualisé, la construction résidentielle recule de 13,4% jusqu'ici au quatrième trimestre, s'inquiète Robert Hogue, économiste principal chez RBC. Depuis le début de la reprise, la construction avait été un gros morceau de la croissance.» Les données de décembre ne seront connues que dans un mois, mais les premiers indicateurs publiés semblent positifs, à l'exclusion criante des données de l'emploi. Ces regains doivent être interprétés avec prudence. Ainsi, les ventes au détail, qui ont progressé tant en novembre qu'en décembre, ne sont peut-être pas tant le reflet d'une poussée de confiance des ménages que de sages devancements d'achat pour économiser l'augmentation d'un point de pourcentage de la taxe provinciale de vente. Comment expliquer autrement le bond exceptionnel de 0,9% des ventes de véhicules neufs en décembre au Québec? La poussée de 2,3% des ventes des fabricants québécois est encourageante, mais, pour la première fois en 15 mois, les entreprises canadiennes ont réduit leurs stocks, tandis que les commandes en carnet et les nouvelles commandes de l'industrie aéronautique ont diminué. «La cible d'un gain annualisé de 0,2% pour le quatrième trimestre de 2011 pourra difficilement être atteinte, de sorte que la croissance attendue se chiffrera entre 0 et 0,125%», estime Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins. L'institution lévisienne a d'ailleurs ramené de 1,7% à 1,4% sa prévision de croissance pour l'année en cours, plus tôt cette semaine. Janvier a mal commencé avec une chute brutale des mises en chantier et la diminution de production d'aluminium à cause du conflit de travail à l'usine Rio Tinto Alcan, à Saguenay. Autre indice que le Québec traverse un passage à vide, le déficit budgétaire de novembre était de 200 millions plus élevé qu'un an plus tôt, selon les données du ministère des Finances. Heureusement que les rentrées fiscales avaient été plus fortes que prévu, au cours des sept mois précédents... hausse du PIB au Canada pendant les 11 premiers mois de 2011 hausse du PIB au Québec en 201
  2. Le prix des maisons risque de baisser * Hugo Joncas, Les affaires * 10:10 Banque Laurentienne prévoit une baisse de 5 % du prix des habitations sur une période de deux ans. Ça y est : les économistes n'écartent plus une baisse du prix des maisons au Québec. L'automne dernier, ils avaient prévu une stagnation des prix, mais la récession américaine est plus grave que prévu, la situation pourrait donc se corser. "Si les pertes d'emplois se poursuivent, que la confiance des ménages reste faible et que la morosité économique continue d'inciter à la prudence, ça pourrait baisser", dit Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins. Mme Bégin, qui vient de publier une mise à jour sur le marché immobilier, pense que le prix des maisons au Québec pourrait baisser d'au plus 5 % si la situation économique ne s'améliore pas en cours d'année. Le scénario principal de Mme Bégin mise cependant sur une stabilisation des prix, sans baisse. Valeurs mobilières Banque Laurentienne est plus pessimiste. Dans une note publiée le 16 janvier, Sébastien Lavoie prévoit une baisse de 5 % du prix des habitations sur une période de deux ans. "Quand il y a une récession au Québec, il y a une baisse du prix des maisons", écrit l'économiste. Consolez-vous, il y a pire ailleurs dans le monde. En Irlande, Morgan Kelly, un économiste du University College Dublin, craint que la chute des prix de l'immobilier dans l'île atteigne 80 %
  3. Clément Gignac, économiste en chef de la Financière Banque Nationale, attend que quatre facteurs illustrent une embellie aux États-Unis et l'occasion d'investir davantage. Pour en lire plus...
  4. Le marché du travail s'essouffle 12 juillet 2008 - 11h10 La Presse Rudy Le Cours Après six mois, le Québec connaît son pire bilan en création d'emplois depuis 2001, même si le taux de chômage reste faible. En juin, l'économie de la société distincte a détruit 400 emplois, portant le bilan semestriel à 700 nouveaux emplois seulement. L'an dernier à pareille date, la Belle Province avait déjà engrangé 71 100 emplois. Le retrait de 11 700 personnes de la population active, c'est-à-dire l'ensemble des gens de 15 ans et plus qui détiennent ou se cherchent un emploi, explique le recul de 7,5% à 7,2% du taux de chômage, selon les données de l'Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. D'un océan à l'autre, le taux de chômage est passé de 6,1% (6,118%) à 6,2% (6,155%). Son creux historique de 5,8% a été atteint en début d'année. Click here to find out more! Le marché du travail s'est contracté un premier mois cette année, en retranchant 5000 emplois, tous dans le secteur des services. Ces chiffres ont quelque peu surpris les experts qui avaient parié sur un faible gain. (À noter cependant qu'une variation de 5000 est bien en deçà de la marge d'erreur de 27 400 (sur 17,2 millions d'emplois) de l'EPA, fondée sur un sondage auprès de 53 000 ménages.) À y regarder de plus près, les chiffres sont un peu plus sombres encore. La création de 34 200 postes à temps partiel n'a pu compenser la destruction de 39 200 emplois à temps plein. Depuis trois mois, le Canada a à peine créé 22 000 emplois, mais ce chiffre camoufle la suppression de plus de 50 000 emplois à temps plein. «Cela accentue la diminution des heures travaillées, font remarquer Derek Holt et Karen Cordes, économistes chez Scotia Capitaux. Cela détériore les revenus et la confiance des consommateurs qui traverse le pire creux depuis 1995.» Depuis le début de l'année, le marché du travail s'est néanmoins enrichi de 126 900 emplois, dont les deux tiers sont à temps partiel. Le gros de la création s'est déroulé au premier trimestre et a été assuré par le secteur privé. «La croissance de l'emploi est un indicateur économique retardé, rappelle James Marple, économiste chez Banque TD Groupe financier. La contraction de l'économie au premier trimestre contamine maintenant le marché du travail.» Bien que sans éclat, cette performance reste meilleure que l'américaine, qui a détruit plus de 430 000 emplois jusqu'ici cette année. Les pertes d'emplois du mois dernier se concentrent dans les services (commerce, hébergement et services aux entreprises), la construction, la forêt et l'extraction minière. Croyez-le ou non, les fabricants ont ajouté 800 emplois en usine, portant leur apport à 4500, cette année. Au Québec, les suppressions sont survenues surtout dans l'agriculture, la construction, le commerce, le transport, l'entreposage l'enseignement et les services de santé. L'information et les services publics les ont largement compensées. Fait à signaler, on compte depuis le début de l'année 14 500 emplois de plus en usine. «À défaut de parler de graves difficultés au Canada, il faut noter l'essoufflement du marché du travail, d'avril à juin», résume Jöelle Noreau, économiste principale chez Desjardins. Après tout, le taux de participation des 15 ans et plus au marché du travail reste très élevé à 67,9%, soit à une coche seulement de son sommet historique des trois derniers mois. En outre, l'Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada faisait ressortir une volonté d'embaucher. Un optimisme prudent reste de mise. «Nous nous attendons à de faibles gains, voire à d'autres reculs en termes d'emploi», précise Krishen Rangasamy, économiste chez CIBC marchés mondiaux. Bien qu'encore élevée à 4,4%, la croissance annuelle du salaire horaire moyen a aussi ralenti quelque peu. «Cela allégera quelque peu les inquiétudes de la Banque du Canada en matière d'inflation», note Douglas Porter, économiste en chef adjoint chez BMO marchés des capitaux. Comme la plupart des experts, il s'attend à ce qu'elle reconduise mardi pour la deuxième fois d'affilée son taux directeur fixé à 3,0%.
  5. Si Montréal peut se targuer de détenir le plus grand nombre de brevets au Canada, c'est en raison de la présence de 11 établissements universitaires et de nombreuses entreprises de haute technologie sur son territoire, estime Christian Bernard, économiste à Montréal International. Pour en lire plus...
  6. La construction résidentielle plonge * Denis Lalonde, lesaffaires.com * 10:08 Les mises en chantier se font de plus en plus rares au Québec. Photo: Bloomberg La construction résidentielle a fortement ralenti au Québec en février selon les plus récentes données de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). L’organisme soutient que 1 438 habitations ont été mises en chantier durant le mois de février au Québec dans les centres de 10 000 habitants et plus, comparativement à 2 794 il y a un an. Il s’agit d’un plongeon de près de 50%. Cette diminution est plus importante que celle qui avait été observée en janvier. «L'importante régression du nombre de logements vendus sur le marché de la revente au cours des derniers mois traduit bien le contexte actuel. Le recul des mises en chantier n'est donc guère surprenant. Le niveau d'activité enregistré en février 2008, qui est historiquement élevé, a d'ailleurs contribué à l'ampleur du recul observé au même mois cette année», affirme Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL, dans un communiqué. L'affaiblissement de la construction résidentielle en février a touché tant le segment des maisons individuelles (-41%) que celui des logements collectifs (-51%). Alors que l'activité était en hausse à Gatineau (de plus de 100 %), Québec (+40 %) et Sherbrooke (+13 %), des baisses étaient enregistrées à Saguenay (-86 %), Montréal (-63 %) et Trois-Rivières (-49 %). http://www.lesaffaires.com/article/0/immobilier/2009-03-09/490243/la-construction-reteacutesidentielle-plonge.fr.html (9/3/2009 13H05)
  7. La chute du nombre d'emploi dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean serait moins importante que prévu, selon un économiste d'Emploi Québec. Pour en lire plus...
  8. C’est ce que pense Jeff Rubin, économiste en chef à la Banque CIBC dans un rapport publié mardi. Pour en lire plus...
  9. L'économie nord-américaine s'enlise 1 août 2008 - 06h29 La Presse Rudy Le Cours Tant aux États-Unis qu'au Canada, la croissance économique paraît compromise. Si le pire est peut-être passé chez nous, la remontée sera lente et cahoteuse. Chez nos voisins, dont l'expansion a surpris depuis le début de l'année en raison d'une nette amélioration de la balance commerciale, l'enfoncement en une lente récession est maintenant à craindre au cours des prochains trimestres. Au Canada, le produit intérieur brut (PIB) réel mesuré par industrie a reculé de 0,1% en mai, selon Statistique Canada. Il s'agissait d'une quatrième contraction en six mois qui a surpris les experts qui avaient parié plutôt sur une modeste expansion de 0,2%, après le rebond de 0,4% en avril. En mai, l'économie avait progressé de 0,6% en un an. On est loin des 2,7% enregistrés pour l'ensemble de 2007. Cela dit, après le recul de 0,3% sur une base annualisée au premier trimestre, l'expansion se situe encore à 0,6% après deux mois au deuxième trimestre. «Nous gardons bon espoir que l'économie canadienne évitera de justesse la récession mais elle traversera plutôt une période prolongée de morosité», prédit Benoit P. Durocher, économiste principal chez Desjardins. La production de biens s'est contractée de 0,5% à la faveur de reculs dans la construction, l'agriculture, l'extraction de minerais non métalliques comme le diamant. C'est toutefois le recul marqué de la production de pétrole et de gaz naturel, malgré l'embrasement de leurs prix, qu'il faut pointer du doigt. «L'activité dans le secteur de l'énergie a plutôt chuté de 4% depuis juin 2007», note Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Seule surprise du côté de la production de biens, le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois d'affilée. Son avancée modeste de 0,1% vient des produits aérospatiaux, électroniques et chimiques qui ont pu compenser la nouvelle plongée de l'industrie automobile, encore loin du bout de ses peines. Même le secteur des services a manqué de tonus, à cause des replis du commerce de gros et des services financiers. «Si l'économie se remet de son recul du premier trimestre, sa convalescence sera lente et en zigzags, en partie à cause du ralentissement américain», ajoute Sandy Batten, économiste chez JPMorgan à New York. Aux États-Unis, les données préliminaires du deuxième trimestre font état d'une croissance réelle de 1,9%. C'est beaucoup moins que les attentes de 2,3%, fondées sur l'apport d'environ 2% des rabais d'impôt de l'administration aux dépenses des ménages. Or, elles ont augmenté de 1,5% seulement. N'eût été l'amélioration de la balance commerciale, l'économie se serait en fait contractée de 0,5%, malgré le plan de soutien à la consommation de l'administration Bush qui gonfle de surcroît le déficit national. «La croissance aux États-Unis n'a pas encore atteint un plancher dans ce cycle puisque la consommation a été artificiellement soutenue par des mesures budgétaires, note Yanick Desnoyers, économiste principal à la Financière Banque Nationale. Nous nous attendons à une contraction du PIB au cours du deuxième semestre.» C'était la première mauvaise surprise de la journée pour les Américains. Le Département du Commerce a aussi procédé à la révision des données antérieures. Le tableau est plus sombre que prévu. Au premier trimestre, la croissance est ramenée de 1% à 0,9%. Pire, celle du quatrième trimestre passe de 0,6% à -0,2%, ce qui représente une première contraction depuis l'été 2001. Le département du Commerce a aussi réduit la croissance annuelle en 2005, 2006 et 2007, présenté des chiffres plus noirs encore sur la crise du marché de l'habitation et sur le revenu disponible des consommateurs. Seul point lumineux au tableau, la révision des profits des entreprises montre des bénéfices à la hausse durant les trois années. Ce n'est plus le cas jusqu'ici cette année. Aux États-Unis, on peut déclarer une récession sans que le recul de l'économie se produise durant deux trimestres d'affilée du moment que le chômage augmente et le revenu disponible diminue tout comme la production manufacturière. On n'est plus bien loin du compte. Le département du Travail a aussi jeté de l'huile sur le feu. Les demandes initiales d'assurance chômage ont bondi à 344000 la semaine dernière, soit un bond de 40000. Cela est de très mauvais augure pour les données sur l'état du marché du travail en juillet qui seront publiées ce matin. On s'attend à ce que l'économie ait détruit des emplois pour un septième mois d'affilée cette année.
  10. Les prix pétroliers n'ont pas fini de faire des ravages, dit Jeff Rubin, économiste en chef de Marchés mondiaux CIBC. Il prédit une hausse de deux points du taux directeur de la Fed. Pour en lire plus...
  11. Les magasins souffrent Publié le 24 février 2009 à 06h14 Rudy Le Cours La Presse (Montréal) Les consommateurs n'avaient pas le coeur à la fête quand ils ont fait leurs emplettes de Noël. Les ventes des détaillants ont reculé de 5,4% en décembre, révélait hier Statistique Canada. Ce repli mensuel, le plus important depuis l'entrée en vigueur de la TPS en 1991, fait suite à ceux d'octobre et de novembre. Ils indiquent que la consommation s'est effondrée l'automne dernier, en même temps que l'économie mondiale. Ces mauvais chiffres, deux fois pires que ceux qu'attendaient les experts, amènent d'ailleurs Desjardins à réviser une nouvelle fois à la baisse son scénario économique. Tant au Canada dans son ensemble que dans sa société distincte, la récession commencée à l'automne se poursuivra jusqu'à la fin de l'été quand les plans de relance des gouvernements commenceront à porter fruit, estime désormais l'institution lévisienne. Quatre trimestres de décroissance d'affilée plutôt que les deux qu'elle voyait encore dans sa boule de cristal, en décembre. Toutes les catégories touchées Durant le dernier mois de l'année, ce sont avant tout les ventes de voitures neuves qui ont plongé. Sans leur piqué de 15,1%, les ventes des détaillants auraient tout de même reculé de 3,2%. Fait à noter, toutes les catégories de commerce ont enregistré une diminution de leurs ventes. Aucune province n'a été épargnée par le nouvel attachement des ménages aux vertus de l'épargne. Au Québec, le repli atteint 4,4%. «La détente des prix à la pompe représente un boni pour les consommateurs, mais ils préfèrent l'épargner car, si on exclut les ventes d'essence, le recul est quand même de 4,6%», estime Krishebn Rangasamy, économiste chez CIBC Marchés mondiaux. Pour l'ensemble de 2008, les ventes des détaillants ont reculé de 6,4% d'un océan à l'autre, mais de 1,7% seulement au Québec. (En Alberta et en Colombie-Britannique, les ventes ont plongé de plus de 10%.) «Il n'y a pas de doute que les consommateurs n'étaient pas de bonne humeur, ironise Marc Pinsonneault, économiste principal à la Financière Banque Nationale. La troisième chute mensuelle de suite a poussé le commerce de détail en décembre à son plus bas niveau depuis novembre 2006.» Il serait étonnant qu'ils aient été dans de meilleures dispositions en janvier, mois caractérisé par la perte de 129 000 emplois, la pire depuis le début de cette série statistique en 1976. La guerre de prix que se sont livrée les concessionnaires automobiles ou les magasins d'appareils électroniques n'explique pas la baisse de leurs ventes. Exprimées en volume, elles ont reculé de 4,1%, portant à 6,1% le repli trimestriel par rapport aux ventes de l'été. Elles pèseront lourdement sur le calcul du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre dont le chiffre sera connu lundi. Desjardins s'attend à une chute de 3,2% du PIB, suivie par de nouveaux reculs de 3,0%, 2,6% et 0,6%, durant l'hiver, le printemps et l'été. «Le Canada ne peut plus échapper à la tendance lourde actuelle, écrivent François Dupuis et Yves Saint-Maurice, économiste en chef et économiste en chef adjoint dans la Mise à jour de leurs prévisions. Pour l'ensemble de la présente année, la croissance économique a été ramenée à -1,6% par rapport à -1,0.» Le Québec Pour le Québec, les chiffres sont à peine moins mauvais: -1,3% pour l'ensemble de 2009. «L'annonce de licenciements massifs, qui touchent maintenant le secteur aéronautique, montre que peu de secteurs seront épargnés par la récession», font observer MM. Dupuis et Saint-Maurice. Les plans de relance des gouvernements vont commencer à porter fruit en seconde moitié d'année. Toutefois, il faudra que le consommateur reprenne goût à la dépense. Les résultats du sondage Harris-Decima mené au début du mois auprès de quelque 2000 personnes sont encourageants à cet égard. L'indice de confiance est à son niveau le plus élevé depuis août.
  12. Économiste en chef de la Banque Nationale depuis 2002, M. Gignac deviendra en janvier conseiller d'un sous-ministre du ministère des Finances du Canada. Pour en lire plus...
  13. Où va le marché de la construction au Québec en 2008? Canoë Mathieu Bruckmüller 17/01/2008 19h58 Malgré les mauvais chiffres des trois derniers mois sur le front des mises en chantier au Québec et la baisse anticipée pour 2008, les professionnels de la construction restent optimistes. « Depuis trois ans, on nous prédit un ralentissement. Or, nous performons davantage chaque année », indique Jacques Fournier, copropriétaire du Village Parisien, un projet de 600 unités résidentielles à Brossard. Luc Bourgoin, économiste à l’Association de la Construction du Québec (ACQ), abonde dans le même sens. Selon lui, plusieurs facteurs militaient pour une baisse du marché l’an dernier. D’une part, le taux de propriété au Québec, l’un des plus bas au Canada, s’est déjà considérablement redressé au cours des trois dernières années. D’autre part, l’accessibilité à la propriété devient plus difficile en raison de la hausse du prix des maisons. Enfin, la croissance du nombre de nouveaux ménages au Québec est en baisse. « En dépit de ces vents contraires, 2007 fut assez exceptionnelle pour l’industrie grâce notamment à la vigueur du marché de l’emploi et à la hausse tardive des taux hypothécaires », relève-t-il. D’après la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), la construction résidentielle au Québec, en décembre 2007, a affiché un recul de 25 % par rapport à 2006, de 28 % en novembre et de 19 % en octobre. Sur l’ensemble de l’année, les mises en chantier demeurent en hausse de 4 % par rapport à 2006. De son côté, l’ACQ prévoit un ralentissement en douceur de la construction pour 2008, mais estime que le marché va rester soutenu. Sentiment partagé par Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs Mobilières Banque Laurentienne : « 2008 sera un peu moins vigoureuse que 2007, mais demeura fort respectable. Ce ralentissement devrait se faire sentir dans les quatre coins du Québec, surtout à Montréal où l'offre de condominiums sur le marché semble quelque peu élevée », explique-t-il. Pour les Industries Bonneville, pas de baisse en vue, bien au contraire. Après des ventes comparables entre 2006 et 2007, avec environ 500 maisons construites, le groupe anticipe une hausse de 20 % en 2008, hausse liée à l’ouverture récente de deux bureaux à Calgary et Mont-Tremblant. « Nous sentions que la demande était moins forte l’année passée au Québec. Sans ces nouveaux bureaux, nous aurions subi une baisse de 20% », dit toutefois Dany Bonneville, vice-président ventes et marketing. Son de cloche similaire pour Jacques Fournier qui s’attend lui aussi, pour cette année, à une croissance de ses ventes supérieure à 10 % pour. « L’année a démarré en trombe. Depuis 5 ans, le marché est excellent », témoigne de même Stephen Taylor, directeur des Constructions Première Classe, dans la région de Québec. http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/01/20080117-195839.html