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  1. Médias - L'hebdo Ici ferme ses portes Le Devoir Paul Cauchon Édition du jeudi 30 avril 2009 Mots clés : Quebecor, Ici, Culture, Média, Québec (province), Montréal Un autre média meurt au combat: l'hebdomadaire montréalais Ici ferme ses portes, Quebecor avouant que sa rentabilité n'était pas au rendez-vous. Le magazine hebdomadaire gratuit Ici publie son dernier numéro aujourd'hui: Quebecor a en effet décidé de mettre fin à l'aventure. «Il y avait longtemps que le journal n'était pas rentable, et nous avons sans cesse injecté de l'argent pour le maintenir à flot, déclarait hier au Devoir Isabelle Dessureault, vice-présidente chez Quebecor. Nous avons révisé notre plan d'affaires, et il aurait fallu encore investir trop d'argent.» Après avoir investi plus de 10 millions de dollars au fil des ans, Quebecor a donc conclu que la rentabilité d'Ici était «inexistante», particulièrement à la lumière de l'actuelle chute des revenus publicitaires dans les journaux. La fermeture d'Ici entraîne la mise à pied de neuf employés permanents. Le journal avait également recours aux services de 15 à 20 pigistes. Mais Quebecor ne veut pas abandonner la marque Ici. «Il y a une volonté de continuer à faire vivre le branding», soutient Isabelle Dessureault. Quebecor a en effet l'intention de publier une section culturelle Ici chaque jeudi dans son quotidien gratuit 24h, sans qu'on sache pour le moment combien de pages la section comportera. De plus, certains chroniqueurs d'Ici se feront proposer de continuer à publier leurs textes sur le site Internet du 24 h et sur le site Canoë de Quebecor. La liste de ces collaborateurs n'était pas encore établie hier après-midi, mais il semble que Pierre Falardeau s'est fait offrir de continuer sur Internet. Ici a également une version télévisuelle puisque le canal Vox, diffusé par Vidéotron, présente un magazine culturel, Ici et là, animé par le rédacteur en chef d'Ici, Pierre Thibeault, et où l'on retrouve certains chroniqueurs de l'hebdo, dont Nelly Arcan. «Nous souhaitons que cette émission demeure sur Vox, explique Isabelle Dessureault, mais nous devons faire une réflexion sur les collaborateurs qui s'y retrouveront.» Ici a été fondé en 1997, en concurrence directe avec l'hebdo gratuit Voir. Par ailleurs, Quebecor publie également en anglais l'hebdo gratuit Mirror. Selon Mme Dessureault «le marché anglophone est différent» et la publication du Mirror n'est pas remise en question. http://www.ledevoir.com/2009/04/30/248119.html (30/4/2009 8H12)
  2. «Il arrive toujours un moment dans un cycle où le marché a trop baissé et où un rebond paraît inévitable, peu importe les données qui sont publiées.» Pour en lire plus...
  3. «Il n'y a pas de croissance en France depuis le printemps de cette année», a observé Eric Dubois, chef du département de la conjoncture de l'INSEE. Pour en lire plus...
  4. Le premier fabricant mondial de carton d'emballage est confronté cette semaine à une échéance de 7,3 M$ US d'intérêts et «il n'est pas certain qu'elle puisse en assurer le paiement». Pour en lire plus...
  5. L'hôtel Reine Élizabeth fête ses 50 ans 5 avril 2008 - 18h08 La Presse Simon Diotte Lors de sa construction, l'hôtel Reine Elizabeth n'avait pas uniquement comme fonction d'accueillir l'élite économique du Québec. Il devait aussi combler un trou béant laissé par les voies ferrées de la gare Centrale. Son avènement, combiné à l'ouverture de la Place Ville-Marie quelques années plus tard, marqua le déménagement définitif du centre-ville du Vieux-Montréal vers les lieux actuels. Cinquante ans plus tard, le Reine Elizabeth, avec ses 1039 chambres, ce qui lui confère le titre du plus grand hôtel canadien à l'est de Toronto, demeure d'une importance capitale pour Montréal. «Depuis son ouverture, il a toujours été le bateau amiral de l'industrie hôtelière montréalaise en raison de son emplacement exceptionnel et de ses grands espaces dévolus aux congrès», affirme Gilles Larivière, président de la division montréalaise Horwath HTL, importante firme de consultants en hôtellerie. Ce grand hôtel a pourtant failli ne jamais voir le jour. Les premiers plans été tracés en 1911, mais son promoteur, Canadien Nord, a fait faillite. Le projet est repris en 1929, avec l'ajout d'une gare souterraine et d'édifices à bureau. Les travaux débutent, mais la crise économique fait tout arrêter. Il subsiste alors un énorme trou au coeur de la métropole pendant des années. «Il a fallu construire un pont sur René-Lévesque (anciennement Dorchester) pour enjamber cette excavation, que les Montréalais avaient en horreur», rappelle David Hanna, directeur des programmes d'études supérieures au département des études urbaines de l'UQAM. Ce n'est qu'en 1938 que les travaux reprennent avec la construction de la gare Centrale, complétée en 1943. Quant à la construction du «Queeny», elle ne commence que dans les années 50. Ça représente alors tout un défi technique. Pour le soutenir au-dessus des voies ferrées de la gare Centrale et amortir les vibrations du passage des trains, le bâtiment de 21 étages en forme de "L" repose sur 160 piliers de béton. À son ouverture, il est le deuxième plus grand hôtel du Commonwealth et devient l'un des premiers hôtels américains dotés d'escaliers roulants et d'une climatisation centrale. Son promoteur est le Canadien National, une société d'État. Son président, Donald Gordon, Écossais d'origine au tempérament fougueux, choisit de le baptiser Le Reine Elizabeth, en l'honneur de la jeune reine qui vient d'accéder au trône en 1952. Toutefois, cette décision est perçue comme une insulte par les francophones. Une pétition, qui recueille 250 000 signatures, réclame qu'on lui accole le nom de Château Maisonneuve, en l'honneur du fondateur de Montréal. En vain. Donald Gordon persiste et signe. Si les francophones semblent avoir passé l'éponge sur cette vieille controverse, un autre aspect du Reine Elizabeth ne fait toujours pas l'unanimité: son style architectural, qui adopte le courant du fonctionnalisme. Richard Payette, directeur général de cet hôtel de la chaîne Fairmount, en est parfaitement conscient. «Il existe deux écoles de pensée à ce sujet: certains ne trouvent aucune vertu architecturale à ce bâtiment, alors que d'autres apprécient son style épuré, symbole d'une époque», dit-il. M. Payette invite les gens à visiter l'intérieur de l'hôtel. «C'est là où on est vraiment sexy», dit-il à la rigolade. L'établissement vient d'ailleurs de subir une cure de rajeunissement de 40 M$ au début des années 2000. Le plus remarquable, c'est le hall, aussi long qu'un terrain de football canadien. Autrefois sombre et austère, il est maintenant inondé de lumière, grâce à l'aménagement du salon de thé en façade. Depuis son ouverture, le Reine Elizabeth accorde une importance continue aux oeuvres d'art et les dernières rénovations n'ont pas fait exception à la règle. Dans les corridors, les chambres et les salles communes, on retrouve des oeuvres originales et des lithographies d'artistes renommés, la plupart originaires de Montréal. «Il a fallu que je me batte avec les designers pour inclure des tableaux originaux dans notre décor, car il est davantage courant d'insérer des reproductions», raconte M. Payette en m'invitant à faire le tour du propriétaire. Se balader dans cet hôtel permet de saisir une partie de ce qu'est l'art actuel québécois et canadien. Si le Reine Elizabeth a conservé son prestige au fil des décennies, c'est aussi grâce au Beaver Club, l'une des meilleures tables à Montréal. Il tire son nom d'un prestigieux club privé qui était situé autrefois sur Beaver Hall et qui regroupait les puissants marchands de fourrure. À ce titre, son décor était encore constitué de vieux panaches jusqu'à tout récemment. Ils viennent d'être mis au rancart. On ne peut évidemment parler du Reine Elizabeth sans glisser un mot sur les célébrités qui l'ont fréquenté. Outre la reine d'Angleterre elle-même, Charles de Gaulle, Mikhaïl Gorbatchev, Nelson Mandela y ont séjourné. Son épisode le plus célèbre: le bed-in de John Lennon et Yoko Ono, dans la suite 1742, afin de protester comme la guerre du Vietnam. C'est dans cette chambre, en 1969, qu'ils enregistrèrent Give Peace A Chance, un hymne qui marqua une époque.
  6. MONTRÉAL — Une trentaine de militants de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont perturbé le forum public qu'a tenu François Legault, cofondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ), mardi soir à Montréal. Alors que M. Legault exposait les grandes lignes de son programme depuis une trentaine de minutes, les militants se sont levés scandant à tour de rôle «Legault, Charest, même combat», «le privé à la porte» et «contre la hausse des frais de scolarité». Ils ont dénoncé la hausse des frais de scolarité à laquelle M. Legault adhère, de même que son projet d'abolir les cégeps. «Il veut détruire le réseau des universités», a lancé l'un des membres de l’ASSÉ, Maxime Larue. S'en sont suivi de nombreuses altercations entre les membres de l'ASSÉ et les citoyens présents. Plusieurs étaient excédés du comportement des jeunes étudiants. «Il faut être prêt à entendre les points de vue différents du tien», a crié quelqu’un dans le public. Quelques policiers ont fait irruption dans la salle et les militants étudiants se sont dispersés. La consultation a été interrompue pendant près d’une demi-heure. «On est dans une campagne qui vise à perturber l'ensemble des acteurs qui prennent position pour la hausse des frais de scolarité», a assuré le porte-parole de l'organisation, Gabriel Nadeau, une fois sortie de la salle où se tenait la réunion. Le temps n'est plus à la discussion.» Les débats entre les citoyens et l'ancien ministre se sont poursuivis par la suite, surtout sous le thème de l’éducation. Le cofondateur de la CAQ a déploré que les militants aient refusé d'ouvrir le débat avec lui et se soient contentés de faire du tapage. La CAQ avait convié les citoyens à venir discuter au Centre des loisirs communautaires Lajeunesse de Montréal. Environ 200 personnes ont répondu à l'appel. François Legault terminera jeudi sa tournée de consultations publiques à travers le Québec entamée le 12 septembre dernier. http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2011/10/20111018-221457.html
  7. Publié le 30 janvier 2009 à 06h50 | Mis à jour à 06h55 Hugo Fontaine La Presse (Montréal) C'est un exemple on ne peut plus clair des effets de la récession américaine chez nous. Le manufacturier d'électroménagers Mabe doit licencier 150 employés de son usine montréalaise parce que son principal client, le géant américain Home Depot, cesse ses commandes de sécheuses. Pour l'usine montréalaise, anciennement connue sous le nom de Camco, cela implique une baisse significative de la production. Principalement consacrée à l'exportation, elle est d'autant plus vulnérable au dépérissement de l'économie américaine. «L'usine fonctionne à haute efficacité, mais on est à la merci de la consommation aux États-Unis, a expliqué à La Presse Affaires John Caluori, représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier. Le client principal a cessé, pour le moment, d'acheter nos produits.» Mabe fabrique à Montréal des sécheuses pour le compte de General Electric. M. Caluori dit ne pas savoir quelle proportion de la production était destinée à Home Depot. «Mais quand de grandes surfaces ferment la switch, ça représente des volumes importants.» Home Depot est durement touchée par la déprime des consommateurs américains. Le détaillant de quincaillerie a d'ailleurs annoncé la suppression de 7000 emplois plus tôt cette semaine. Espoir John Caluori garde espoir que les emplois perdus à l'usine Mabe, qui compte environ 800 employés dans le seul département de la production, puissent être récupérés dans l'avenir. «Il n'y a pas d'autre raison que le contexte économique actuel pour expliquer ces mises à pied, dit-il. Si la consommation est relancée aux États-Unis, on revient sur la carte.» Il souligne que l'entreprise a déjà procédé à des renvois temporaires au cours de saisons creuses, et que les employés avaient été rappelés. Mais rien n'est garanti, et M. Caluori concède que l'inquiétude persiste. «Il n'y a pas un salarié dans les usines du Québec qui n'est pas craintif face aux impacts économiques.» Le printemps dernier, Mabe avait transféré 30% de la production montréalaise au Mexique (surtout des modèles de haut de gamme). Mais elle prévoyait maintenir le rythme de production à l'usine de la rue Dickson en misant sur les électroménagers conventionnels. En 2007, le SCEP avait obtenu de Mabe des garanties qu'elle ne fermerait pas l'usine d'ici 2012. La direction de l'usine Mabe de Montréal n'a pas rappelé La Presse Affaires.
  8. Des centaines de maisons vendues 1000$ aux enchères Le 9 mars 2009 Associated Press New York Des centaines de maisons, certaines partant d'un prix de 1000$, ont été vendues dimanche aux enchérisseurs les plus offrants dans l'agglomération de New York, leurs propriétaires ne parvenant plus à faire face aux remboursements de leurs emprunts, d'après la société qui a organisé la vente. «Il n'est pas courant de voir autant de maisons saisies ou vendues à New York comme dans le reste du pays qui a été beaucoup plus durement touché» a commenté Robert Friedman, dirigeant d'Irvine, la société californienne de vente immobilière à l'origine de cette opération. «Il semble qu'ailleurs on a construit excessivement, plus qu'ici». La société organise ce mois-ci des ventes immobilières sur saisies en Georgie, dans le Colorado, à Puerto Rico, dans le Minnesota et le Michigan. Plus de 1000 personnes ont participé à ces enchères, avec des offres faites sur Internet pour les 350 appartements, duplex et maisons familiales à saisir à New York et en Pennsylvanie. Certains logements avaient été vandalisés, inondés ou détériorés par l'humidité, mais la perspective de bonnes affaires a attiré des acheteurs. Des manifestants étaient aussi venus dénoncer la vente, au cri de «Les expulsions sont criminelles. La prochaine fois ce sera votre maison». «Ces gens profitent de la misère des autres» a commenté une manifestante, Sharon Black, qui espérait sauver son domicile de Baltimore malgré une faillite personnelle.
  9. Dornier : le Québec en voie de gagner la bataille 4 décembre 2009 | 12h17 Olivier Bourque Argent Le Québec est en voie de gagner la bataille contre l’Ontario en vue d’attirer l’usine de fabrication des avions amphibies Seastar du constructeur américain Dornier, un investissement qui pourrait engendrer la création de 150 à 200 emplois directs. Déjà à l’automne, le constructeur avait choisi Saint-Jean-sur-Richelieu pour sa nouvelle usine, mais avait repoussé son annonce prévue à Orlando après avoir reçu une offre du gouvernement ontarien qui mise sur la Ville de North Bay. Mais cette fois-ci le vent est bon et l’avantage va au Québec. Plusieurs intervenants qui gravitent autour du dossier se montrent confiants de pouvoir accueillir les installations. L’annonce pourrait survenir avant la fin du mois de décembre. «Il y a une bonne ouverture en ce moment. Je crois que nous avons le vent dans les voiles c’est certain», a souligné Gilles Dolbec, maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, de ses vacances en Floride. Dornier était à Montréal D’autres signent ne manquent pas. Selon nos informations, des dirigeants de Dornier étaient à Montréal la semaine passée afin de discuter du montage financier qui leur permettrait de s’installer sur la Rive-Sud. Les discussions iraient bon train avec Investissement Québec et le ministère de Développement économique en vue de trouver le financement leur permettant de s’installer au Québec. La Société Générale de financement (SGF) ne serait plus dans les discussions. Le constructeur Dornier demandait au départ une aide d’environ 60 millions $ sous forme de prêts et de subventions. La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu nous a confirmé qu’un congé fiscal a été proposé au constructeur américain. Joint par Argent, la porte-parole d'Investissement Québec Josée Béland affirme que les discussions «se passent bien». «Il continue d'avoir des discussions, mais il n'y a pas de décisions prises à l'heure actuelle. Ça suit son cours», a-t-elle signifié. Dornier aime Montréal Autre point non-négligeable : le président du conseil d’administration Conrado Dornier aime beaucoup Montréal et le Québec. Selon nos informations, il a même un pied à terre dans la Métropole. Il connaît donc très bien l’environnement d’affaires de la ville et la force de son secteur aéronautique. Québec considère aussi la venue de Dornier très sérieusement. Le ministre du Développement économique Clément Gignac a même rencontré les dirigeants de Dornier en novembre dernier en vue de les convaincre de venir au Québec. L’implantation de l’usine permettrait aussi la création de 70 à 75 emplois chez Pratt & Whitney qui fabriquerait les moteurs de l’avion Seastar. L’avion a déjà fait l'objet de 25 commandes selon des chiffres obtenus par Dornier. Le Seastar est un élément central de la stratégie de la famille allemande Dornier qui a investi 150 millions US pour relancer l’avion. Elle veut toutefois assembler l'appareil en Amérique du Nord afin de limiter les risques face aux fluctuations de l'euro et pour se rapprocher de son principal marché.
  10. Le président américain a toutefois précisé que chacun était d'accord sur la nécessité d'agir rapidement. Il a renouvelé ses appels à une adoption rapide de son plan de 700 G$ par le Congrès. Pour en lire plus...
  11. La Presse Le mercredi 20 juin 2007 http://www.cyberpresse.ca/article/20070620/CPACTUALITES/706200605/6737/CPACTUALITES Le boulevard Taschereau est l'exemple parfait d'une artère commerciale à ne pas reproduire. Horrible pour certains, non fonctionnel pour d'autres, cet important axe routier de la Rive-Sud doit-il être carrément rasé ? Ou si, plutôt, on le laissait mourir à petit feu, asphyxié par le nouveau Quartier DIX30? Des dizaines de lecteurs ont écrit à La Presse, hier, pour réagir à notre dossier sur le nouveau «Lifestyle Center » de Brossard et sur son impact commercial. Ils ont aussi formulé des suggestions. Que faire du mal-aimé boulevard Taschereau? Les plus radicaux suggèrent de le bombarder, d'autres de le raser pour recommencer à zéro. «Malheureusement pour le boulevard Taschereau, le trafic et l'incalculable nombre de lumières rendent l'expérience de magasinage très désagréable, écrit Valérie Royer. Plus le quartier DIX30 va se développer, plus nous pourrons l'éviter.» «Ça fait des années que le boulevard pâtit du trafic constant, des feux de circulation qui bloquent tout, de l'échangeur 10-Taschereau qui ne finit plus d'être rénové, renchérit Jean-Francois Lemire. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'un concurrent s'attaque à Taschereau.» Bien mieux que mort le boulevard, dans ce cas? Les experts croient que non, qu'il y a même une vie après le DIX30. Mais pour ce faire, le boulevard a besoin de bien plus que le lifting promis par la Ville de Brossard: il a besoin d'une réfection en profondeur. «Il serait facile de croire que le boulevard Taschereau est tombé en désuétude, mais il n'en est rien, note Florence Junca-Adenot, professeur au département d'études urbaines de l'UQAM. Il est moins prisé simplement parce qu'il est difficile d'accès en auto, qu'il n'est pas organisé de manière conviviale et qu'il est, en un mot, mal foutu.» Pour redonner à cette artère «une impression d'unité de vie», une convivialité actuellement absente, Mme Junca-Adenot propose donc de rapprocher les façades commerciales de la rue, de placer les stationnements à l'arrière des immeubles et d'accroître la mixité des usages, c'est-à-dire de construire des résidences et des bureaux. Cela rejoint d'ailleurs les propos de plusieurs lecteurs, dont Élaine Fournelle, qui estime que le boulevard Taschereau doit être revu à l'échelle humaine, plutôt qu'à celle de l'auto. Les commerçants devraient ainsi saisir l'occasion que représente l'ouverture du DIX30 et inciter la Ville à réduire la circulation automobile sur «cet horrible boulevard», soutient cette étudiante en architecture de paysage. Attention! rétorque toutefois Marie Lessard, professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal. Le boulevard Taschereau est un important axe routier qui pourrait difficilement devenir un havre piétonnier un jour, voire accueillir un tramway en raison de sa faible densité. Réorganiser la circulation «Il faut davantage jouer à l'échelle de l'auto, croit-elle. Pourquoi ne pas faire comme à Paris et San Francisco et séparer la circulation de transit de la circulation locale?» En d'autres mots, rétrécir les voies du centre afin d'y concentrer la circulation rapide, puis créer des voies latérales, équivalentes à des voies de service, pour desservir directement les commerces. Bref, tenter de concilier le meilleur des deux mondes. Spécialiste du développement économique à l'INRS, Mario Polèse croit lui aussi qu'il faut mettre de côté toute tentation de transformer Taschereau en un boulevard urbain où il fait bon marcher et pédaler. «Il serait déraisonnable de penser que la Rive-Sud peut se passer de cette artère de circulation majeure, précise-t-il. Peut-être devrait-on plutôt retirer du boulevard Taschereau sa fonction commerciale?» lance-t-il, volontairement provocateur. Cela recoupe en quelque sorte les propos pessimistes de certains lecteurs qui estiment que si rien n'est fait, la simple fatalité mènera à l'abandon de grands pans commerciaux. Une employée du Mail Champlain prédit par exemple la «mort à petit feu» de son lieu de travail: «Le magasin Bovet à déjà fermé ses portes pour ouvrir au DIX30. Le magasin Pot Pourri ferme ses portes bientôt. Les Ailes de la mode agonise et Bowring ouvrira une nouvelle succursale au DIX30», écrit-elle. Cela s'ajoute, comme le précisait La Presse hier, au Rona l'entrepôt et au Pier Imports qui quittent également Taschereau pour le DIX30, ainsi qu'au Wal-Mart qui songe à emboîter le pas. Et au-delà de la réflexion urbanistique, que prévoient concrètement les villes concernées? Pas grand-chose. La Ville de Longueuil compte actualiser l'automne prochain l'étude de réaménagement du boulevard réalisé à l'époque de la MRC Champlain, laquelle est restée lettre morte à ce jour. Quant à Brossard, elle compte planter des arbres pour revitaliser le boulevard. Le maire, Jean-Marc Pelletier, affirme avoir présenté d'autres idées dans le passé, comme une navette entre différents pôles, mais son statut minoritaire lui aurait fait mordre la poussière. «Il serait déraisonnable de penser que la Rive-Sud peut se passer de cette artère de circulation majeure», estime un chercheur de l'INRS.
  12. http://journalmetro.com/actualites/montreal/988621/un-skatepark-sur-lesplanade-du-parc-olympique/ 04/07/2016 Mise à jour : 4 juillet 2016 | 2:00 Un skatepark sur l’Esplanade du Parc olympique en 2017 Par Roxane Léouzon Métro Collaboration spéciale Un schéma du futur skatepark Un nouveau skatepark permanent sur l’Esplanade du Parc olympique sera ouvert au public à l’été 2017 et accueillera des championnats canadiens. La Régie des installations olympique (RIO) doit en faire l’annonce lundi. Le parc à planche à roulettes occupera 10 000 m2 au coin des rues Pie-IX et Sherbrooke, et comptera une vingtaine de modules en béton. L’accès y sera gratuit. «Il y aura de gros obstacles de niveau professionnel, mais aussi des plus faciles, comme des bancs et des rampes droites. Ça combine tous les styles de skate», souligne le skater Charles Deschamps, qui a contribué au design du parc. «Il y a beaucoup de rampes d’escalier, ce qui est parfait pour pratiquer le style street», a pour sa part commenté le skater Jean-Sébastien Lapierre, qui a été mis au courant du projet. C’est la World Skateboarding Federation (WSF) qui a approché la RIO afin que cette dernière construise un parc pouvant accueillir la première édition des championnats canadiens de skateboard, de même que les éditions annuelles suivantes. «Montréal est en train de devenir la Mecque du skate au Canada. La communauté canadienne de skateboard est de plus en plus forte, et il est temps d’y tenir une grosse compétition ouverte à tous», juge Tim McFerran, président de la WSF. En effet, contrairement à ce qui se fait dans plusieurs concours de skateboard importants, les participants n’auront pas besoin d’invitation pour tenter leur chance. Le gagnant se qualifiera pour les championnats mondiaux, aussi organisés par la WSF. La RIO considère ce futur parc, dont le budget prévu est de 750 000 $, comme un legs des festivités du 40e anniversaire des installations olympiques. Par ailleurs, la WSF compte engager tous les étés un coach pour assister ceux qui fréquenteront le parc. C’est une bonne nouvelle pour les amateurs de planche, qui souhaitent depuis des années l’aménagement d’installations de calibre mondial dans la métropole. «C’est fou qu’on n’ait toujours pas de skatepark convenant à la demande de l’industrie», commente M. Lapierre.
  13. Alors que beaucoup d'investisseurs n'ont eu d'yeux que pour la crise du crédit et le plan de sauvetage de Wall Street au cours des dernières semaines, «il se passe quelque chose en coulisses», soutient Vincent Delisle, stratège chez Scotia Capitaux. Pour en lire plus...
  14. Yvon Laprade Le Journal de Montréal Plus d’un millier de chambres vont s’ajouter au «parc hôtelier» montréalais d’ici à 2009, prévoit le président de l’Association des hôtels du Grand Montréal, Bill Brown. «Il y a plusieurs chantiers en cours et d’autres qui vont se mettre en branle», a-t-il confié hier au Journal de Montréal. Il y a une semaine, l’Embassy Suites a ouvert ses portes dans le Vieux-Montréal. Un hôtel de la chaîne Westin sera inauguré en 2008-2009 dans l’ancien édifice du quotidien The Gazette. Le Crystal de la Montagne (hôtel-condos), sur 11 étages, doit accueillir ses nouveaux clients le printemps prochain. Le Hilton Garden Inn, près de l’avenue du Parc, prendra les premières réservations à la fin de 2008. Un hôtel de la chaîne Marriott s’élèvera du sol, également à la fin de 2008, à proximité de l’aéroport Montréal-Trudeau, à Dorval. Au rond-point Dorval, l’hôtel Fairfield Suites affichera sa bannière en janvier prochain près du Best Western. «Il y a aussi le projet de conversion en hôtel et condos de l’ex-hôtel Viger qui fera l’objet d’audiences publiques», souligne Bill Brown. Actuellement, l’Association regroupe 71 membres qui sont propriétaires des plus grands hôtels (de plus de 90 chambres) et qui totalisent 16 612 chambres. Les hôtels génèrent des revenus annuels de 320 M$. Le taux d’occupation moyen annuel est de 67,7 %.
  15. Montréal veut son quartier de la finance Mise en ligne 15/11/2007 04h00 Photo © Corbis Géraldine Martin Le Journal de Montréal Après le «quartier des spectacles», pourquoi pas le «quartier de la finance»? C’est l’idée de Jacques Girard, président-directeur général par intérim de CFI Montréal, qui songe à créer une grappe dans le secteur financier à Montréal tout comme il en existe déjà dans le secteur de l’aérospatiale, par exemple. M. Girard a déjà eu deux rencontres à ce sujet avec les entreprises du secteur financier et la Ville de Montréal. Une rencontre avec la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, est également dans les plans. Selon M. Girard, Montréal dispose de tous les ingrédients pour développer une grappe dans le secteur de la finance. «Ayant notamment constaté que le monde financier se développe là où il y a une réalité universitaire intéressante, pourquoi ne pas tenter de faire croître la place financière de Montréal en se donnant des mécanismes de coordination?», nous a-t-il confié. Montréal possède quatre grandes écoles de gestion et universités qui accueillent chaque année près de 20 000 étudiants. «Il y a une force réelle à Montréal», assure M. Girard. Toujours pertinent Dans son projet, pas question toutefois de supprimer les centres financiers internationaux, ce programme qui offre des avantages fiscaux aux entreprises et aux personnes qui viennent faire de la finance internationale à Montréal. Idéalement, le programme s’inscrirait dans le cadre de la grappe. «Il faut bonifier le programme, sinon il risque d’être marginalisé», soutient Frank Zampino, président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, qui siège au conseil de CFI Montréal, l’organisme qui fait la promotion du programme fiscal. Les deux hommes assurent que le programme a encore toute sa raison d’être. «C’est un programme qui a donné des résultats et qui continue de donner des résultats», affirme M. Girard. En plus de retenir à Montréal des spécialistes qui seraient peut-être allés à Toronto, le programme, soutient-il, est allé chercher chaque année, depuis 2005, de six à huit nouveaux CFI. Et si, dans les chiffres, ça ne se voit pas forcément, c’est qu’il y a eu des fusions et des acquisitions, dit-il. √ Une grappe regroupe des entreprises d’un même secteur d’activité. L’idée est de partager certaines ressources pour être plus compétitif. √ Le projet des grappes est une initiative de la Communauté métropolitaine de Montréal. Il en existe quatre actuellement, dont trois qui sont hébergées chez Montréal International. √ Jacques Girard était président de Montréal International entre 1996 et 2003.
  16. LaPresse De nombreux indépendantistes ont accepté de prendre le bâton du pèlerin afin de convaincre un maximum de citoyens de la pertinence de voir le Québec devenir un pays. Ces militants ont choisi de se joindre à une campagne visant à mettre de l'avant le projet de souveraineté qui a officiellement débuté, dimanche, un peu partout dans la province. Cette offensive de promotion a été baptisée «Opération Bélier», une allusion au logo du Ralliement pour l'indépendance nationale (RIN) qui était reconnu pour sa propension à miser sur les rapports de proximité avec les gens pour propager son message. Selon le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Maxime Laporte, la démarche vise à raviver le débat sur l'avenir politique du Québec en incitant monsieur et madame Tout-le-monde à y participer. Maxime Laporte, qui est également à la tête du réseau Cap sur l'indépendance, a expliqué qu'il s'agit d'une façon de «rendre la souveraineté plus concrète dans l'esprit des gens» pour ultimement les convaincre que «c'est un projet qui vise à enrichir les Québécois, à faire en sorte qu'on s'épanouisse comme peuple». Il a ajouté qu'à ses yeux, «il n'y a rien de mieux que d'avoir un rapport direct avec les citoyens pour parler d'un enjeu aussi important». Pour tisser ce lien, les participants à la campagne devront miser, à son avis, sur le porte-à-porte, les assemblées de cuisine, les rassemblements et les colloques régionaux et surtout ne pas avoir peur de se relever les manches. «Il n'y a pas de secret pour ce qui est de la réalisation de l'indépendance. Il faut travailler», a-t-il martelé. M. Laporte a précisé que l'«Opération Bélier» n'en est qu'à ses premiers balbutiements. «Elle se maintiendra jusqu'à ce que le Québec soit un pays. On veut faire en sorte qu'elle grossisse, qu'elle devienne de plus en plus importante, qu'elle ait le plus d'écho possible dans la population», a-t-il indiqué en entrevue à La Presse Canadienne. Pour attirer l'attention des gens dès le départ, un spectacle réunissant entre autres le groupe Loco Locass, l'auteur-compositeur-interprète Alexandre Belliard et l'ancien premier ministre Bernard Landry a été organisé, dimanche soir, à Montréal. Évènement en direct: https://www.youtube.com/watch?v=Z3fBo-_LzF
  17. Liberty Sites: Sandra Levy n’annonce rien, elle construit ! Isabelle Laporte, collaboration spéciale La Presse À Montréal, aucun promoteur ne construit d’immeuble avant de l’avoir loué, au moins à 40 %. Tous, sauf Sandra Levy, de Liberty Sites, troisième propriétaire d’espaces à bureaux de la région. Ce promoteur privé – le seul parmi les grands – exploite deux importants parcs d’affaires à Saint-Laurent, à l’intersection des autoroutes 13 et 40. «Il faut avoir du stock, car les clients sont souvent pressés d’emménager», note la présidente et chef de la direction. C’est un peu comme pour l’industrie de la mode, ajoute-t-elle. «Il faut créer un produit de qualité et le proposer, sans attendre qu’on frappe à la porte.» C’est du moins le pari qu’elle a gagné en 2006 en construisant le 8801, Trans-Canada, à Ville Saint-Laurent. Les travaux de l’immeuble de 112 000 p² étaient déjà entamés quand Canon a signé le premier bail majeur, correspondant au tiers de l’espace. À la tête d’une petite équipe fidèle d’une quinzaine de personnes, Mme Levy compte poursuivre son expansion cette année. (à mettre en exergue?) En 2007, Liberty Sites ne construira pas deux nouveaux édifices, comme il en avait question, mais bien quatre, pour un total d’environ 370 000 pieds carrés. Une hausse de 50 % par rapport aux plans initiaux. Dans le Techno-Parc, Sandra Levy envisage toujours un nouvel immeuble de 70 000 pieds carrés. Mais dans le parc d’affaires Trans-Canada, il s’agira de trois immeubles de 100 000 pieds carrés chacun. «On est en train de finaliser les dessins», précise Mme Levy, qui suit chacun de ses projets dans le plus menu détail. Elle n’a pas trouvé de locataire encore, mais quoi qu’il en soit, elle s’attend à lancer les travaux avant les vacances de la construction. À son avis, tout sera construit – et loué – à la fin de 2008. Ça prend du courage? Oui, répond la principale intéressée, tout en précisant qu’il s’agit tout de même de risques calculés. «Je sais exactement où j’en suis. C’est pour cela que je n’ai pas peur de foncer», note celle qui se décrit comme une perpétuelle optimiste
  18. Montréal fait souvent bonne figure dans les palmarès des villes où il fait bon vivre. Mais rien n’est parfait. Métro a demandé à 13 personnalités montréalaises de nous dire de quoi la métropole pourrait bénéficier. Un funiculaire vers le belvédère du mont Royal Proposé par Alexandre Taillefer, président du C.A. du Musée d’art contemporain «Aidons le mont Royal à se rapprocher de son grand frère, Central Park, à New York, en lui permettant de faire partie de notre vie de tous les jours», lance M. Taillefer. Afin de relancer le belvédère qui fait déjà l’objet d’un important remue-méninges, le Dragon propose un funiculaire qui partirait du centre-ville. «Le projet se devrait d’être lié à une programmation culturelle et à une offre de restauration uniques», croit-il. Un plan de lutte efficace contre l’itinérance Proposé par Gaëlle Cerf, copropriétaire de Grumman 78 et vice-présidente de l’Association des restaurateurs de rue Promenant son camion à tacos dans la métropole depuis quelques années, Gaëlle Cerf est de plus en plus consciente de la réalité de la rue. «Je remarque qu’il y a de plus en plus de sans-abri, souligne-t-elle. Bien que les refuges fassent un excellent travail, je crois que la Ville et les gouvernements pourraient dédier plus de ressources afin de permettre aux itinérants de réintégrer la société et devenir des citoyens actifs. Y’a que la bouffe qui devrait se retrouver à la rue!» Un pont «digne d’une grande ville» Proposé par Phyllis Lambert, architecte et directrice fondatrice du Centre canadien d’architecture (CCA), Élaine Ayotte, responsable de la Culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, et Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) D’entrée de jeu, Phyllis Lambert est très critique. «Il manque beaucoup de choses ici. Montréal doit reconnaître qu’elle pourrait être une grande ville, mais qu’elle n’y arrive jamais, se désole-t-elle. C’est disgracieux. J’en ai marre!» Mme Lambert souhaite, pour remplacer le pont Champlain, une œuvre intelligente et élégante. «Les grandes choses ne sont pas dispendieuses. Si on ne s’égare pas, on peut arriver à quelque chose», note-t-elle en indiquant que le meilleur architecte aura du mal à travailler avec un client qui n’a pas d’idées de grandeur pour la société. Élaine Ayotte, souhaite un nouveau pont symbolique. «Un pont qui suscite notre fierté et qui deviendra l’un des grands accomplissements de la Ville en matière d’architecture et de design», souhaite l’élue. De son côté, la directrice du MBAM, Nathalie Bondil, parle d’un «pont-signature, pour que notre métropole continue de grandir, comme un havre plutôt qu’un ghetto, comme un carrefour plutôt qu’une mosaïque». Selon elle, c’est ainsi que Montréal s’affirmera «comme un hub de la créativité technologique, artistique et universitaire». Des projets audacieux et rassembleurs Proposé par Éric Fournier, partenaire et producteur exécutif à Moment Factory «Il faut sortir des souterrains et dépoussiérer certains vestiges du passé pour innover et créer du neuf», indique Éric Fournier, de Moment Factory. Pour y arriver, il propose trois projets qui pourraient être réalisés d’ici le 375e de la ville, en 2017 : relancer la Biosphère, témoin d’Expo 67; déterrer, avec Pointe-à-Callière, le premier parlement canadien enfoui sous la rue McGill; réveiller le Silo no 5, lieu industriel iconique de la ville et symbole de notre histoire. Un réseau vert Proposé par Luc Ferrandez, maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal Parce que la ville peut concurrencer la banlieue quand il est question d’accès à la nature, l’élu de Projet Montréal souhaite un important réseau vert accessible aux cyclistes comme aux randonneurs. Ce parcours relierait notamment la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent le long de la voie ferrée dans l’axe nord-sud, et le mont Royal et le parc La Fontaine dans l’axe est-ouest. «Il faut que la nature –de la ruelle au fleuve – soit accessible au quotidien», souligne M. Ferrandez. Un TGV Proposé par Daniel Blier, directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau On parle de projets de train à grande vitesse depuis des lunes dans le nord de l’Amérique. Daniel Blier croit important que deux lignes passent par Mont*réal : une est-ouest dans le corridor Montréal-Windsor et une nord-sud dans l’axe Montréal-New York. «Ce serait un atout majeur pour la clientèle d’affaires», indique-t-il. Rien… en théorie Proposé par Charles-Mathieu Brunelle, directeur d’Espace pour la vie «On pourrait dire qu’il faudrait un aquarium ou autre chose à Montréal, mais je ne suis pas sûr qu’il manque vraiment quelque chose», commente Charles-Mathieu Brunelle. Ce qui ne signifie pas que tout est rose. «Il y a beaucoup de choses qu’on doit prendre en main pour que Montréal incarne complètement ce qu’elle est, poursuit-il. Il faut arrêter d’attendre un sauveur. Tout le monde doit se mettre à l’ouvrage. En privilégiant des projets tout simples qui soulignent notre identité. On pourrait, par exemple, embellir le dessous de la Métropolitaine. Chaque arrondissement riverain s’impliquerait.» Pour M. Brunelle, deux enjeux fondamentaux permettent à une ville de se distinguer : la diversité biologique et la diversité culturelle. «Montréal possède les deux. Il faut miser là-dessus, sinon nous n’avons pas d’avenir.» Un service rapide par bus (SRB) Proposé par Nicolas Girard, PDG de l’Agence métropolitaine de transport Pour Nicolas Girard, le projet de SRB sur Pie-IX, qui devrait voir le jour en 2017 et qui reliera Montréal à Laval, «permettrait d’abord de décongestionner le centre-ville». L’autobus, qui empruntera un corridor au centre de l’artère montréalaise – de Notre-Dame jusqu’à l’autoroute 440 – pourrait transporter 70 000 personnes par jour. «Stockholm et Londres ont réussi leur virage en transport collectif. Pourquoi pas Montréal?» demande M. Girard. Des logements sociaux Proposé par Françoise David, députée de Québec solidaire dans Gouin Fidèle à ses convictions, la co-porte-parole de Québec solidaire montre du doigt le manque de logements sociaux en ville. «Se loger à prix abordable est de plus en plus difficile à Montréal, surtout dans les quartiers centraux», indique-t-elle. Pour aider, Mme David souhaiterait voir le garage d’autobus de la STM, coin Saint-Denis et Bellechasse, déménager pour laisser place à un projet domiciliaire qui comprendrait 30 % de logements sociaux. Une ligne de métro de type S-Bahn Proposé par Yannick Desranleau, artiste contemporain du duo Séripop Le S-Bahn (de l’allemand stadtschnellbahn, littéralement «chemin de fer express») a fait ses preuves à Berlin, entre autres. L’artiste Yannick Desranleau propose un réseau du genre ceinturant la ville. «Une voie de ceinture faciliterait les déplacements entre les quartiers, en évitant de passer par le centre-ville ou de faire des changements de ligne», illustre-t-il. Ce système de transport serait hors terre, sur les infrastructures existantes. «Il n’y aurait qu’à construire des stations, compléter les courts liens manquants et y mettre les trains.» Des voies réservées Proposé par Michel Labrecque, président de la Société de transport de Montréal (STM) Selon Michel Labrecque, il «faudrait tripler d’ici 10 ans le réseau de voies réservées, pour le faire passer à plus de 500 km. Il faut faire en sorte que les personnes qui font le choix du transport collectif aient un traitement privilégié», explique-t-il. M. Labrecque a annoncé, fin mai, des projets pour ajouter 88 km de voies réservées au réseau montréalais. *** Idées faciles à importer Trois idées qui ont fait leurs preuves ailleurs et que Montréal pourrait facilement implanter chez elle. Des «jardins de bière» comme à Munich : Le Québec est une contrée de bière et fait d’excellents produits. Pourquoi ne pas les mettre en valeur dans des beer gardens? Le concept munichois est simple : des terras*ses dans des parcs avec un permis pour vendre de l’alcool. La suite logique de la bouffe de rue? L’internet sans fil comme à Séoul : À Séoul, en Corée du Sud, le métro est déjà branché et on prévoit, d’ici 2015, couvrir plus de 10 000 parcs, rues et autres lieux publics. Ici, il faudra de la volonté politique pour en arriver là et convaincre – ou contourner – les grands joueurs des télécommunications. Du mobilier urbain comme à Vienne : Chaque été sur la place du MuseumsQuartier, une foule de Viennois et de touristes viennent se prélasser sur les bancs colorés et design Enzo. À Montréal, plusieurs lieux pourraient accueillir un mobilier urbain créé ici et servant à la détente.
  19. «Il existe des systèmes de santé universels où il n'y a pas d'attente» La Presse (Pascale Breton) Dans un système de santé universel, il n'est pas normal que les patients qui ont des «contacts» soient soignés plus vite. Il est temps que la population exige des changements, presse le président de l'Association médicale canadienne, le Dr Robert Ouellet. «Il faut arrêter de jouer à l'autruche», déclare le Dr Ouellet, en rencontre éditoriale avec La Presse. «La personne qui n'a pas de contacts va attendre plus longtemps. Est-ce correct?» Il n'est pas normal que des hôpitaux en soient rendus à établir des règlements internes pour la gestion des patients envoyés par des proches. Par exemple, un médecin va accepter de trouver un rendez-vous pour la famille immédiate de son patient, mais pas pour ses voisins, dénonce le Dr Ouellet. D'autres pays ont pourtant réussi à réduire considérablement leur temps d'attente, voire à l'éliminer pour ainsi améliorer leur système de santé. C'est ce qu'a constaté le président de l'AMC, qui revient d'une tournée en Angleterre, en Belgique, en France, aux Pays-Bas et au Danemark. Là-bas, les délais d'attente ont fondu. Les gens n'ont pas besoin de connaître quelqu'un pour être soignés, affirme le Dr Ouellet. Le problème, c'est le manque de volonté politique. Elle ne viendra que si la population exige des changements et des temps d'attente moins longs, croit-il. Personne n'accepterait de se faire dire par son garagiste qu'il ne pourra réparer sa voiture avant plusieurs mois. Pourquoi est-ce toléré lorsqu'il s'agit d'obtenir un rendez-vous avec un médecin ? demande le Dr Ouellet. «S'il y a une chose que je souhaite au cours de mon mandat, c'est de sensibiliser la population au fait qu'il existe ailleurs des systèmes de santé universels où il n'y a pas de temps d'attente.» En Angleterre, par exemple, le temps de séjour aux urgences a été réduit à quatre heures. En France, des patients sont régulièrement soignés dans les cliniques privées sans payer un sou, ce qui libère les hôpitaux. Ce serait possible ici aussi, croit le Dr Ouellet, qui donne l'exemple de l'hôpital du Sacré-Coeur, où l'on a instauré un partenariat avec la clinique privée Rockland MD pour y faire opérer des patients. «Les gens crient contre ça, mais ce qui est important, c'est le nombre de patients de plus qui ont été opérés. On oublie ça.» Les pays européens ont aussi revu le financement des hôpitaux. Au lieu d'un budget global, ils reçoivent un budget par activité. Les notions de reddition de comptes et de concurrence sont au coeur du système de santé. Des notions qui n'existent pas au Canada. Par contre, les pays européens peuvent compter sur un plus grand nombre de médecins, reconnaît le président. Malgré tout, il se dit convaincu qu'il s'agit de changer les perceptions pour améliorer le système.
  20. Publié le 09 février 2009 à 05h00 | Mis à jour à 09h20 Temps durs à venir pour les hôtels Violaine Ballivy La Presse Les prochains mois s'annoncent difficiles pour les restaurants et les hôtels. Ils devront multiplier les efforts afin de convaincre les clients d'ouvrir leur portefeuille pour se gâter un peu. Des milliers d'entre eux sont réunis ces jours-ci à Montréal pour trouver le produit, le concept, le slogan qui aura raison du ralentissement appréhendé. «Les taux d'occupation sont en baisse, et nos clients (les hôteliers) sont plus exigeants», témoigne Claire Grenier, représentante d'une entreprise qui alimente les hôtels de la province en produits d'entretien, savons, shampoings et autres. Dans les allées du centre d'exposition de la place Bonaventure, où sont réunis quelque 400 fournisseurs d'hôtels et de restaurants jusqu'à mardi, les vendeurs de mobilier, d'ustensiles de cuisine et autres sont souriants. L'optimisme est de rigueur dans ce type de salon. «Il ne faut pas laisser la déprime gagner du terrain, mais c'est sûr qu'il faudra probablement s'ajuster au cours des prochaines semaines, réviser nos façons de faire», dit Victor Francoeur, président de l'Association des fournisseurs d'hôtels et de restaurants. «Il y a des craintes, confirme à son tour Danielle Chayer, directrice générale de l'Association des hôteliers du Québec (AHQ). Si les gens perdent leur emploi, cet été, ils vont faire des sorties d'une journée pour éviter de payer l'hôtel.» L'AHQ a même fait modifier le programme de son congrès annuel, qui débute ce matin à Montréal, pour inclure des séances d'information sur les moyens de surmonter les contrecoups de la crise financière. Victor Francoeur croit que l'une des solutions est de se montrer plus sensible aux clients. «Ce n'est pas normal qu'on néglige de demander à un client qui arrive de l'étranger ce qu'on peut faire pour l'aider à surmonter le décalage horaire.» Le marché devrait aussi se recentrer sur l'Asie, la Russie et l'Inde. «À peine 15% des Américains possèdent un passeport, et les autres ne s'en feront certainement pas délivrer un pour venir au Canada quand il sera essentiel pour traverser la frontière en voiture», dit-il. Des clients en profiteront Pour Michel Archambault, titulaire de la chaire de tourisme de l'UQAM, le moment est idéal pour donner un nouveau souffle à l'industrie. «Le parc hôtelier est vieillissant, il aurait besoin d'une bonne mise à niveau dans plusieurs régions du Québec pour que les clients aient des souvenirs plus favorables de leur passage», dit-il. En concurrence avec ceux des grandes métropoles, les hôtels de Montréal devront aussi se montrer plus féroces pour attirer les clients. «Il faut être imaginatif, être présent sur les blogues, les sites internet, prendre d'assaut le web», dit-il. Les touristes dont le portefeuille n'aura pas été trop malmené par le ralentissement économique devraient en profiter. «Les grandes chaînes hôtelières ont adopté de bonnes stratégies pour fidéliser la clientèle en offrant la troisième nuit gratuitement ou des rabais sur l'internet. Les clients en auront davantage pour leur argent.»
  21. L'Agence des PPP veut plus de projets et plus de souplesse Kathleen Lévesque Édition du vendredi 03 octobre 2008 L'Agence des partenariats public-privé prône une simplification du processus de PPP afin de permettre une multiplication et une accélération des projets. Depuis sa création en 2005, l'organisme gouvernemental coordonne sept grands projets de PPP: prolongement des autoroutes 25 et 30, construction d'hôpitaux universitaires (CHUM et CUSM), de centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), de haltes routières ainsi que la nouvelle salle de concert pour l'OSM. Mais selon le p.-d.g. de l'Agence des PPP, Pierre Lefebvre, «il en faut plus et il faut les accélérer». [an error occurred while processing this directive] «Il y a un nombre énorme d'étapes avant de lancer un projet en PPP. C'est le gouvernement qui s'est mis ce fardeau-là sur lui-même. Dans la mesure où l'on simplifie le processus, il y aura plus de compétition, les prix seront meilleurs et les entreprises seront plus heureuses», a affirmé hier M. Lefebvre, qui participait à un débat sur les PPP organisé par la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Selon lui, la formule des PPP gagnerait à voir s'instaurer une certaine uniformisation des façons de faire d'un ministère à l'autre, et même d'une province canadienne à l'autre. Pour l'instant, l'Agence est confrontée à une vision qui varie beaucoup. «Chaque ministère aimerait avoir son propre type de projet et de documentation. Ils ont une préoccupation d'avoir la propriété d'une solution "made in" le ministère», a indiqué M. Lefebvre en marge du débat. Il s'agit pour lui de rendre plus efficace la gestion des projets en PPP. Cela permettrait de gagner du temps et de réduire les coûts de consultants et d'avocats, croit-il. «Il faut faire en sorte que, tant pour le gouvernement que pour le secteur privé, on ne réinvente pas la roue à chaque projet de PPP», a ajouté M. Lefebvre. Ce dernier ne s'attend toutefois pas à ce que le gouvernement du Québec adopte une directive ferme en ce sens. Mais l'Agence entend bien continuer de faire pression pour qu'un changement s'effectue. Devant la centaine de participants au débat, le p.-d.g. de l'Agence a aussi pointé un autre élément afin d'améliorer la formule des PPP. Disant s'exprimer à titre personnel puisqu'il n'est pas «du gouvernement», M. Lefebvre estime que le gouvernement devrait donner un coup de pouce aux entreprises québécoises pour se lancer dans les PPP. «Le gouvernement devrait aider les entreprises qui ont du retard dans les projets de PPP. Ce serait pour se consolider, pour qu'elles prennent de l'expertise afin de mieux compétitionner au Québec et ailleurs», a-t-il dit. Cette prise de position n'est pas étrangère à une certaine résistance des entreprises devant la formule tant prisée par le gouvernement libéral. Hier, le vice-président de SNC-Lavalin Investissement, André Dufour, qui était un autre participant aux côtés de M. Lefebvre, a soutenu que SNC-Lavalin préfère travailler selon le mode conventionnel. «Il y a moins de risques, et soumissionner en PPP, c'est très dispendieux. Mais on s'est adaptés au marché», a mentionné le vice-président de SNC-Lavalin, qui collabore notamment aux projets des autoroute 25 et 30 ainsi qu'à la construction du CUSM. Selon M. Dufour, la rentabilité d'un projet réalisé en PPP n'est pas plus intéressante que pour un projet construit selon la bonne vieille méthode. «Il n'y a pas de profits extraordinaires», a-t-il assuré. Le p.-d.g. de Cirano et professeur à l'École des HEC, Benoît Aubert, aussi participant hier, a dit que le mode de PPP «est sans pitié pour les entreprises». «Si vous êtes compétent, vous pouvez bien performer, mais une entreprise moins performante va se casser les dents. Les risques sont assumés par les fournisseurs», a rappelé M. Aubert. Ainsi, Pierre Lefebvre estime que le gouvernement doit contribuer financièrement à la préparation des appels de qualifications et de propositions. Or c'est déjà le cas. Les soumissionnaires dont les services ne sont pas retenus lors de la dernière étape reçoivent une compensation financière. Il semble toutefois que l'appétit des entreprises soit plus grand que ce que prévoit -- et que les entreprises soumissionnaires ont accepté -- le gouvernement. Par exemple, dans le dossier du centre de recherche du CHUM, les firmes soumissionnaires réclament plus du double du dédommagement financier prévu (de deux millions à cinq millions). Elles ont même suspendu leurs travaux durant tout l'été. Le coût d'une telle situation semble influencer par ailleurs le choix de l'Agence de restreindre le nombre d'entreprises soumissionnaires lors de la première étape de qualification. Selon M. Lefebvre, trois consortiums est le nombre idéal de soumissionnaires. Selon Benoît Aubert, la formule des PPP «met enfin un peu de rigidité dans les projets». Il a souligné que certaines idées ont été revues et corrigées un nombre incalculable de fois au fil des décennies, comme, par exemple, le tracé du prolongement de l'autoroute 30. «Un moment donné, il faut arrêter de soumettre les projets aux aléas politiques», a-t-il soutenu. Pierre Lefebvre a appuyé son collègue, souhaitant que la politique cesse de se mêler des opérations des projets d'infrastructures.
  22. Pharmaceutiques: Montréal traverse une «tempête parfaite» 21 novembre 2008 - 06h15 La Presse Philippe Mercure En 1994, le Suisse Philippe Walker a été mandaté par la multinationale pharmaceutique AstraZeneca pour créer un centre de recherche sur la douleur. Il a choisi de l'installer à Montréal. Quatorze ans plus tard, il sert un avertissement à la métropole. «Montréal a des ingrédients extraordinaires pour faire de la recherche en pharmaceutique. Mais l'environnement change rapidement et nous sommes de moins en moins compétitifs. Nous devons agir», a-t-il lancé hier lors d'une allocution prononcée à Montréal. Le diagnostic du Dr Walker, vice-président, Découverte, chez AstraZeneca à Montréal, est impitoyable. Confrontée à des brevets qui arrivent à échéance et à une pénurie de nouvelles découvertes, l'industrie pharmaceutique traverse une «tempête parfaite». Le siège social britannique de la société qui emploie M. Walker, AstraZeneca, annonçait justement hier la fermeture de trois usines en Europe et la suppression de 1400 postes. Il y a un mois, c'était la multinationale Merck&Co. qui sabrait 7200 postes, dont certains à Montréal. «Ça va continuer», dit M. Walker, citant des chiffres selon lesquels le manque à gagner des géants pharmaceutiques du monde atteindra 28 milliards chaque année à partir de 2010. Dans ce contexte, Montréal devra réagir si elle ne veut pas faire les frais des prochaines abolitions de postes et continuer d'attirer des investissements. «Nos concurrents ne sont pas Vancouver et Toronto. Ce sont Bangalore et Shanghai. Même à l'intérieur d'AstraZeneca, il devient plus difficile d'attirer des dollars à Montréal», dit M. Walker. Crédits d'impôts et politiques gouvernementales favorables, excellence de la recherche universitaire, masse critique de chercheurs dans plusieurs domaines: Montréal conserve pourtant plusieurs des avantages qui avaient attiré M. Walker à Montréal en 1994. Mais une chose fait mal: malgré un milliard investi chaque année en recherche au Québec, les succès commerciaux sont rares. «Il y a un manque crucial de fonds pour la transformation des idées académiques en idées commerciales», dit M. Walker. Autre source d'irritation: le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir adopté ce qu'on appelle le patent term restoration. L'idée: disons qu'il faut deux ans à Santé Canada pour autoriser la commercialisation d'un médicament. Pendant ce temps, le médicament est protégé par un brevet... mais l'entreprise ne peut pas le vendre. Les autres pays du G7 acceptent de compenser cette période d'attente en prolongeant le brevet; pas le Canada. «Il faut que le Canada se réveille et s'aligne sur le G7. On pourrait avoir un petit avantage compétitif assez facilement», a dit M. Walker à La Presse Affaires en marge de l'allocution. Mais le Dr Walker n'est pas débarqué hier qu'avec un diagnostic pessimiste; il avait aussi des remèdes dans sa mallette. L'un d'eux: la spécialisation. «Il est essentiel de concentrer nos investissements pour atteindre une position de chef de file mondial dans un certain nombre de maladies clés», a-t-il dit, soulignant que Montréal est en avance dans les maladies du système nerveux, en cardiologie, en oncologie et en diabète et que c'est là qu'il faut miser. Prochaine étape: augmenter le financement destiné à commercialiser les idées provenant de la recherche fondamentale... et, surtout, s'arranger pour que les chercheurs universitaires, les petites entreprises de biotechnologies et les grandes pharmas se parlent. Trop souvent, dit M. Walker, on voit à Montréal des professeurs d'université fonder des entreprises sans se demander si leurs produits intéressent les grandes pharmaceutiques ou même s'il existe un marché pour eux. «Des gens qui inventent des solutions à des problèmes qui n'existent plus, c'est une perte d'énergie», dit M. Walker.