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  1. Kyra Coleman gare sa voiture en face d'une maison abandonnée du quartier Osborn, à Detroit. «C'est celle-là, dit-elle. Celle-là que je veux acheter.» Pour en lire plus...
  2. Le Canadien construirea cinq patinoires à Montréal Catherine Handfield La Presse La fondation du Tricolore financera la construction de cinq patinoires extérieures réfrigérées dans des quartiers défavorisés de Montréal. Au coût d'environ trois millions, l'initiative de l'équipe en réjouit plusieurs. D'autres doutent toutefois que les infrastructures rejoignent les jeunes locaux. À l'occasion du dévoilement de la programmation du centenaire du Canadien, la direction du Tricolore a annoncé hier la construction de cinq patinoires en cinq ans dans la métropole. Le quartier Saint-Michel a été sélectionné pour accueillir la première patinoire, dont l'inauguration est prévue en décembre. «Ce sera l'infrastructure extérieure la plus moderne de toute l'île de Montréal», a vanté le président de l'équipe, Pierre Boivin, au cours d'un point de presse au Centre Bell. La Fondation des Canadiens pour l'enfance versera entre 500 000$ et 700 000$ pour sa construction. Les quatre autres quartiers de Montréal n'ont pas encore été sélectionnés. «Notre engagement est d'en faire une par année, a indiqué M. Boivin. Et après ça, on va sortir de Montréal et on va en construire tant qu'il y aura des besoins au Québec.» Les patinoires extérieures seront dotées d'un système de réfrigération leur permettant de rester ouvertes de la fin novembre à la mi-mars. Le Tricolore s'engage également à fournir des équipements pour les jeunes. L'été, ces derniers pourront pratiquer d'autres sports sur la surface bétonnée. «Le but ultime est d'amener les jeunes du quartier à bouger et à avoir un mode de vie sain», a indiqué Geneviève Paquette, directrice exécutive de la Fondation. Un accueil mitigé Hier, au quartier Saint-Michel, la venue d'une glace était somme toute bien accueillie. Vers 18h, quelques jeunes discutaient au parc François-Perrault, là où la patinoire sera construite sur l'emplacement d'un ancien terrain de baseball. Les travaux d'excavation ont d'ailleurs commencé cette semaine. «C'est une bonne idée, a dit Anis, 13 ans, d'origine algérienne. À l'aréna du quartier, ils obligent à porter un équipement pour jouer au hockey. Le problème, c'est qu'on n'en a pas. On est paumés.» Son cousin de 16 ans, Rafik, avait un avis plus mitigé. «C'est bien. Mais avant une patinoire, on aurait préféré un terrain de soccer», a-t-il mentionné, en montrant du doigt une petite surface gazonnée abîmée par les nombreuses parties improvisées. «À Saint-Michel, il y a un manque épouvantable d'infrastructures de sports et de loisirs», convient Nadine Viau, coordonnatrice de 1,2,3, Go! Saint-Michel. Son organisme communautaire veille au plein développement des enfants du quartier. «C'est certain que nous sommes heureux de la venue de la patinoire, ajoute-t-elle. Mais il reste à voir si nos jeunes vont s'en servir.» L'intervenant souligne que le hockey n'a pas vraiment la cote chez les jeunes défavorisés ou issus des communautés culturelles. Nadine Viau ajoute que le terrain de baseball sur lequel sera construite la patinoire était largement fréquenté par des Montréalais d'autres quartiers, puisque le parc est situé à côté d'une station de métro. La mairesse de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Anie Samson, se réjouit sans bémol. «Les jeunes avaient peu d'activités pour s'occuper en hiver, a-t-elle dit. Une patinoire est un atout majeur dans le quartier.» Mme Samson convient que le hockey n'est pas le sport préféré des jeunes du quartier, mais elle précise qu'une centaine d'équipements seront mis à la disposition des usagers. «C'est la Fondation du Canadien qui finance la patinoire. Vous vous doutez qu'elle n'allait pas investir pour un terrain de soccer», conclut-elle. Tout sur la programmation du centenaire du Canadien dans les pages 1 à 3 du cahier Sports.
  3. Gouvernement Hudon et Tremblay préoccupés par l'absence de Montréal Lia Lévesque PC 15/10/2008 17h45 La défaite de Michael Fortier, ministre reponsable de la région de Montréal, jumelée à l'absence d'élus conservateurs à Montréal, préoccupent le maire et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. En entrevue au lendemain du scrutin, la présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Isabelle Hudon, s'est dite «déçue mais pas surprise» du résultat. «C'est une grosse perte pour Montréal», a-t-elle opiné. Montréal a donné 11 circonscriptions au Parti libéral du Canada, six au Bloc québécois et une au Nouveau parti démocratique. Le Parti conservateur n'y a rien récolté. Par voie de communiqué, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a dit juger «primordial que les intérêts de Montréal soient représentés et défendus au sein du cabinet du premier ministre du Canada». Encore mercredi matin, le premier ministre Stephen Harper a affirmé que son futur cabinet ne serait formé que d'élus, donc qu'il ne nommerait plus de non élu au poste de ministre, comme il l'avait fait en nommant M. Fortier au Sénat pour ensuite l'inclure au conseil des ministres. «J'ai dit que notre cabinet sera un cabinet d'élus. En même temps, quelqu'un sera nommé, comme c'est la tradition, comme ministre responsable de la grande région de Montréal pour des devoirs régionaux. C'est normal. Mais ce sera un de nos élus», a indiqué M. Harper, en conférence de presse à Calgary. Mme Hudon y voit une difficulté supplémentaire pour Montréal. «C'est évident que ça ne simplifie pas notre situation à Montréal. Quand les décisions se prennent, il faut être autour de la table. Et là, pour l'instant, il y a une absence.» Elle estime que cela va exiger davantage d'efforts du maire de Montréal, de la Chambre de commerce de Montréal, des différents organismes de représentation et de toute la société civile, afin de faire progresser les dossiers d'intérêt de Montréal, malgré ce contexte politique. «Il va falloir être ultra-présent et fort dynamique, la société civile, pour que le gouvernement continue d'investir et de garder un intérêt vif pour la métropole économique du Québec», a-t-elle dit. Le maire Tremblay a abondé dans le même sens. «Dans le contexte économique actuel, il est primordial de soutenir les initiatives et les projets de Montréal afin de contribuer à la stabilité économique du pays.» De son côté, le ministre responsable de la région de Montréal dans le gouvernement Charest, Raymond Bachand, s'est dit déçu que M. Fortier ait été battu. «C'est pour ça que j'étais intervenu pendant la campagne. Maintenant les électeurs ont fait leur choix et je suis sûr que le premier ministre Harper va trouver une façon dans son assignation de responsabilités pour que les intérêts économiques de la région de Montréal soient entendus. Je n'ai pas d'inquiétude qu'on va trouver une façon d'organiser les choses avec le gouvernement du Canada. Ca va devoir être une autre façon, tout simplement», a-t-il fait savoir. Mme Hudon rappelle que des dossiers montréalais d'importance attendent une action gouvernementale fédérale, comme le mégaprojet de la société du Havre, la réfection de l'autoroute Bonaventure et celle du pont Champlain. Dans le cas du Grand prix de Formule 1, un dossier que le ministre Fortier s'était engagé à défendre, juste avant sa défaite, Mme Hudon s'inquiète moins, parce qu'il ne s'agit pas que d'un dossier montréalais, mais d'un dossier canadien. Le Grand prix est en effet le Grand prix du Canada, mais qui se déroule à Montréal. http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/federales2008/archives/2008/10/20081015-174518.html
  4. Le talent fou d'Alexis O'Hara Photo Martin Tremblay, La Presse Rima Elkouri La Presse Elle a fait du théâtre, mais elle n'est pas que comédienne. Elle fait de la musique, mais n'est pas tout à fait musicienne. Elle fait de la photo, s'amusant à immortaliser avec succès des dessous de jupes des filles, sans se considérer photographe. Elle écrit, elle filme, elle improvise, elle ne tient pas en place. Le français est sa langue maternelle, mais elle est considérée comme anglophone. Les «straight» la trouvent trop punk, les punks la trouvent trop «straight». Et elle a un chat qui s'appelle chien (Snoop Dog). document.write(''); Qui est Alexis O'Hara? Difficile à dire en peu de mots. Chose certaine, l'artiste montréalaise multidisciplinaire, déjà qualifiée de «François Gourd au féminin», a un talent fou et une sainte horreur des étiquettes. «Plus je vieillis et je mûris, plus je me rends compte que c'est moi qui nourris cette marginalisation», dit l'artiste, rencontrée dans sa cuisine du Mile End autour d'un thé à l'artichaut. «C'est quelque chose qui nourrit mon travail d'avoir cette perspective d'étranger. D'être anglophone dans un milieu francophone. D'être la femme dans un milieu masculin. D'être l'artiste de spoken word dans le milieu des musiciens, d'être une musicienne dans le milieu théâtral, ça m'inspire autant que ça me déchire le coeur.» Née à Ottawa d'une mère franco-ontarienne chef d'entreprise et d'un père psychologue anglophone, Alexis O'Hara a grandi à Winnipeg et à Genève. Elle a passé son adolescence à Ottawa et est allée en théâtre à l'Université York, à Toronto, pour réaliser que cette idée du quatrième mur n'était pas pour elle. Incapable de demeurer trop longtemps au même endroit, elle a passé sa vingtaine à butiner d'une ville à l'autre. Elle a voyagé en Amérique centrale. Elle est allée à l'Université Simon Fraser, à Vancouver, où elle a décroché un baccalauréat en cinéma. Puis, elle est retournée à Genève et y a travaillé pour l'UNICEF, tout en habitant dans un squat et en commençant à faire de la scène. C'est là qu'elle a retrouvé son identité francophone. «Je n'avais jamais connu cette identité avant d'aller vivre à Genève, raconte-t-elle. Parce que même si Ottawa est une ville bilingue, c'était considéré plus cool de parler anglais.» C'est en 1997 qu'elle atterrit à Montréal, là où elle avait toujours voulu vivre. Pourquoi? Parce que c'est sans aucun doute la ville la plus excitante du pays, dit-elle. «J'ai vécu à Vancouver, j'ai trouvé ça vraiment sans âme. Toronto, j'adore y aller, j'y ai de la famille, c'est une ville avec beaucoup d'histoire, beaucoup de patrimoine, qui est beaucoup plus multiculturelle que Montréal, mais en même temps, il y a quelque chose de plus business. Ici, parce qu'il y a eu des difficultés économiques liées à la question nationale, ça a créé un climat où les gens vont créer pour créer. Il y a moins cette idée qu'on va devenir une star. Du moins dans le milieu anglophone.» Une image d'anglo Même si elle est aussi francophone et qu'elle fait des spectacles en français, Alexis O'Hara s'est résignée à être d'abord vue comme une artiste anglophone. «Peut-être à cause de mon nom, peut-être parce que je fais tant de choses dans le milieu anglophone. D'une certaine façon, il y a un «plafond de verre» pour moi. Il y a toute une scène de cabaret francophone qui ne penserait jamais à moi. Je ne dis pas ça pour me plaindre. C'est juste une réalité.» Une réalité qui a aussi des avantages, dit-elle. Car Montréal est une ville qui calme son ego. Une ville inconfortable, parfaite pour une artiste qui a toujours fui le confort. «Pendant longtemps, je trouvais ça très difficile ici. À Londres, dans un certain milieu, je suis très connue, les gens viennent voir mes shows. J'ai fait un show en Slovénie et, grâce à une DJ, les gens connaissaient les paroles de mes chansons! Je n'ai jamais ça à Montréal! D'un côté, c'est difficile. De l'autre, ici, c'est bon pour garder les deux pieds sur terre.» Paradoxalement, Montréal, tout en ayant un côté très provincial, demeure une formidable carte de visite à l'étranger. «C'est vrai qu'il y a une aura autour de Montréal. C'est reconnu mondialement comme une ville cool. Il y a un cachet à être montréalaise.» Avant de participer au festival de spoken word Voix d'Amériques la semaine prochaine, Alexis O'Hara sera à Bruxelles, dans le cadre du festival Performing Proximities pour un projet original, joliment appelé l'Éponge à soucis, qu'elle a déjà présenté à Montréal, à Glasgow et à Nottingham. Vêtue d'une robe sous laquelle sont dissimulés des micros, elle ira s'asseoir dans une gare de tram et inviter les gens à poser la tête sur son épaule pour lui raconter leurs problèmes ou lui parler de la souffrance humaine. Ensuite, elle fera des échantillons avec le matériel recueilli et montera un spectacle musical portant sur les soucis de Bruxelles. Ce projet fou suscite tellement d'intérêt qu'elle a aussi été invitée à le présenter à Mexico l'automne prochain. Alexis O'Hara, qui a 38 ans mais a l'air d'en avoir 10 de moins, vient de laisser tomber, après cinq ans, son travail de barmaid à la Sala Rossa parce qu'elle commençait à se sentir trop vieille devant un public qui rajeunissait. Elle ne chômera pas pour autant. Invitée comme artiste en résidence par des universités ou dans des festivals à l'étranger, elle donnera des ateliers de poésie slam, poursuivra son oeuvre au sein du duo Mankind (avec D Kimm) et songe à de nouveaux projets. «C'est clair que, si on voulait m'engager comme actrice à ce moment-ci de ma vie, je serais partante», dit-elle. Pas mal pour quelqu'un qui dit, sourire en coin, souffrir d'aboulie, un trouble mental caractérisé par un manque de motivation et une inaptitude à prendre des décisions et à passer à l'acte (In Abulia est d'ailleurs le titre d'un album qu'elle a lancé en 2002). Bien qu'elle n'écrive pas de lettres au premier ministre et ne participe pas à des manifestations, l'artiste dit vouloir explorer la valeur sociale de l'art et dénoncer deux ou trois petits trucs, comme «l'aliénation de la société capitaliste qui veut que l'on soit seul et névrosé». Elle se dit féministe, même si elle trouve que le discours féministe dans notre société s'est trop ramolli. «Ici, on a tendance à dire: «C'est fini, vous les avez, vos droits!» Mais c'est toujours un monde d'hommes! Pour une femme forte qui parle fort, qui est des fois un peu folle, ce n'est pas facile. Notre société veut toujours que les femmes soient plus dociles, au soutien de l'homme. J'en parlais avec une amie, une femme forte, qui a de la drive, qui est brillante comme artiste. On se disait que nous deux, on n'a jamais de chum, parce qu'on fait peur aux gars! C'est le grand classique de la femme forte en Amérique du Nord.» En même temps, si elle avait une petite vie rangée, Alexis O'Hara n'aurait sans doute pas la même folie créatrice. «C'est aussi ça, la vie d'artiste. Il faut accepter d'être souffrante tout au long de ses jours. Sinon, si on est trop zen, on quitte le monde artistique et on devient enseignante de yoga!» http://www.cyberpresse.ca/article/20080127/CPOPINIONS05/801270530/1050/CPARTS02
  5. Québec - Un grand chantier en vue autour du parlement Le Devoir Isabelle Porter Édition du jeudi 14 mai 2009 Mots clés : Colline parlementaire, Régis Labeaume, Projet d'urbanisme, Construction, Municipalité, Québec (province), Québec (ville) Des voix s'élèvent déjà contre le projet d'urbanisme Québec -- L'administration Labeaume ne caresse pas seulement de grands projets pour le quartier Saint-Roch, mais entend aussi lancer un vaste chantier autour de la colline parlementaire. «Les événements de l'été dernier ont confirmé la portée nationale de la colline parlementaire et son rôle d'accueil des grands événements», a expliqué hier le conseiller François Picard, qui présentait hier ce programme particulier d'urbanisme en l'absence du maire. Le document soumis hier doit faire l'objet d'un forum public samedi prochain en attendant la tenue d'une seconde consultation au début de l'année 2010. «Le maire Labeaume dit aux citoyens et aux promoteurs d'oser. Oser nous dire comment vous voyez ces espaces-là dans les 50, voire dans les 100 prochaines années.» M. Picard ne s'en cache pas, cette zone est très convoitée et les projets d'aménagement la concernant sont nombreux (réaménagement des vestiges du Manège militaire et de l'église Saint-Vincent-de-Paul, agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec, projet du Diamant de Robert Lepage, projet d'agrandissement du centre Place Québec à proximité du Centre des congrès, etc.). D'où la nécessité de définir une «vision d'ensemble» pour ce secteur qui requiert des «aménagements de grande qualité». Mais au-delà des grands énoncés, l'équipe de Régis Labeaume semble avoir des idées bien précises. Elle propose notamment que la scène des Plaines devienne permanente et qu'une nouvelle scène soit aménagée à même les vestiges du Manège militaire. On voudrait en outre améliorer les liens piétons entre ces sites très achalandés durant le Festival d'été, et d'autres carrefours culturels comme la place D'Youville et le quartier Saint-Roch. Déjà très courus, les environs du parlement devront s'émanciper le plus possible des voitures, précise M. Picard. «On veut continuer à faire la promotion du transport en commun. [...] Il faut éviter dans l'avenir que les gens viennent travailler en automobile sur la colline parlementaire», a précisé le membre du comité exécutif, en rappelant que son équipe avait un projet de piste cyclable le long du boulevard René-Lévesque, qui relie le parlement aux banlieues de l'ouest. Par ailleurs, la mairie a déjà créé en janvier dernier un groupe de travail sur les transports et l'aménagement. Finis les stationnements extérieurs, bienvenue aux immeubles en hauteur La Ville compte en outre tirer profit des rares espaces vacants qui subsistent autour de la colline parlementaire et aux abords de la Grande Allée en se débarrassant des stationnements extérieurs et envoyer les voitures dans de nouveaux espaces souterrains. On souhaite également densifier le secteur en construisant en hauteur. Un projet d'immeuble de 12 étages est d'ailleurs à l'étude à Place Québec et l'administration Labeaume vise la construction de tours à bureaux et de nouveaux immeubles résidentiels. Or, tout cela s'inscrit dans le long terme, insiste M. Picard, et il n'est pas question d'en faire un enjeu électoral lors du scrutin de l'automne prochain. «C'est une vision pour 30, 40 ans. Ce n'est pas une campagne de 30 jours qui va statuer pour tout ça.» Déjà, des voix s'élèvent contre le processus. «De toute évidence, il y a un travail qui a été fait, notamment avec certains promoteurs immobiliers», a fait valoir le porte-parole du comité populaire Saint-Jean-Baptise, Mathieu Houle-Courcelles, qui plaide plutôt pour de nouveaux projets de logements sociaux au centre-ville. «C'est une affaire de gros sous, ce secteur-là. Nous, on ne veut pas que le résidentiel ne s'adresse qu'aux députés et aux sous-ministres qui se cherchent un endroit où vivre à Québec. [...] Si c'est le genre de développement qu'on veut faire, on va s'y opposer vivement.» Conseiller de l'opposition dans une partie du district concerné, Pierre Maheux n'est pas non plus convaincu de la nécessité de densifier le secteur. «C'est déjà l'arrondissement le plus dense de la ville. Avec 3 % de la superficie de la ville, il compte déjà pour 18 % de la population.» http://www.ledevoir.com/2009/05/14/250288.html (14/5/2009 8H12)
  6. Le Journal de Montréal 09/12/2007 Depuis sa construction dans les années 50, le chalet du parc La Fontaine n'a jamais vraiment trouvé de vocation. Une situation décriée par le conseiller du Plateau Mont- Royal et plusieurs groupes de citoyens, qui rêvent de voir le grand bâtiment prendre vie prochainement. «C'est une vraie bêtise bureaucratique», lance le conseiller du district de Jeanne-Mance, Michel Prescott. «C'est un grand bâtiment bien situé qui n'est ouvert que quelques semaines par année comme vestiaire pour les patineurs, dit-il. Ça n'a tout simplement pas de bon sens.» Le temps d'agir «Les administrations municipales ne cessent de repousser le problème, il est temps d'agir. On investit des sommes importantes pour le maintenir en état, on le paye avec nos taxes mais on ne peut pas l'utiliser.» Le chalet du parc La Fontaine, situé près du Théâtre de verdure, sur le bord du bassin d'eau, est ouvert certaines semaines l'hiver pour permettre aux gens d'enfiler leurs patins. Une petite cantine offre aussi hot-dogs et poutines. «C'est tout simplement ridicule, martèle le président des Amis du parc La Fontaine, Claude Gagnon. On pourrait faire quelque chose de tellement mieux avec ce bel endroit.» Café-bistrot «Il n'y a pas de belles terrasses sur le Plateau, imaginez comme ça serait bien s'il y en avait une ici, avec des expositions, des musiciens», rêve Claude Gagnon. Depuis quelques années, il caresse le projet de faire du chalet un café-bistrot à saveur culturelle, une idée que le conseiller Michel Prescott appuie. Ils diffèrent toutefois dans la façon de procéder. Alors que M. Gagnon voudrait confier la gestion des lieux à un organisme sans but lucratif, M. Prescott pense plutôt à une entreprise privée pour s'occuper du bistrot.
  7. Des trottoirs couverts de gomme à mâcher Publié le 06 août 2009 à 05h00 | Mis à jour à 08h02 Éric Clément La Presse La Ville de Montréal a beau nettoyer ses trottoirs aux abords des bars du centre-ville, ils sont jonchés de gommes à mâcher qui forment des taches noires bien peu agréables à voir. «C'est vrai que c'est assez flagrant, ce côté dalmatien des trottoirs, nous a dit un touriste suisse, Gilles Gurtner, croisé hier matin devant le bar Radio Lounge, au 3614, boulevard Saint-Laurent. On apprend à nos enfants à ne pas jeter leurs chewing-gums dans la rue. En plus, c'est dégoûtant de marcher dessus.» Des commerçants du boulevard Saint-Laurent sont désespérés de constater que les trottoirs, refaits l'an dernier, sont déjà maculés de ces taches entre la rue Sherbrooke et l'avenue des Pins. Et ailleurs au centre-ville, près des bars où les jeunes attendent en file avant d'entrer... et jettent leur gomme par terre. «C'est épouvantable, dit Gordon Bernstein, président de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent. On est en train de faire des démarches pour louer les services d'un dégommeur en septembre. Mais notre budget est mince. On devra prévoir de l'argent l'an prochain, car le Plateau n'en a pas.» Au centre-ville, l'organisme Destination Centre-ville fait déjà les trottoirs près de certains hôtels. Alexandre Fernandes, qui a ouvert le Papas, Tapas & Martini, un restaurant voisin du Radio Lounge, n'en revient pas. «C'est dégoûtant, dit-il. En plus, chaque jour, je dois nettoyer ma façade. Ce serait bien que la Ville nettoie plus souvent.» Nous avons appelé le Radio Lounge, propriété de Patrick D'Aquino. L'interlocuteur, qui n'a pas voulu dire son nom, nous a dit que les gommes sur le trottoir ne le dérangent pas. «Ça fait partie de la business, a-t-il dit. C'est la même chose à New York, en France ou en Italie.» Réaction différente de Chadi Elhajj, actionnaire du Café République, au coin de la rue Prince-Arthur. «Ça dérange, mais que voulez-vous, il faut éduquer les jeunes, dit-il. Ils sont plutôt négligents.» Hier, nous avons vu deux endroits sur le boulevard Saint-Laurent où des gommes ont été grattées, mais il restait quand même des traces de saletés. «À Singapour, il est interdit de mâcher de la gomme en marchant, dit M. Bernstein. Ici, on n'irait pas si loin, mais il faut que les gens respectent l'environnement.» Pascale Gurtner, conjointe du touriste suisse, dit que «c'est une pure question d'éducation». D'ailleurs, son jeune fils Noé a fait remarquer qu'il avait été choqué de voir «quelqu'un cracher sa gomme dans le métro». Mais pour Rad, vendeur à la Tabagie Saint-Laurent, la police «a d'autres chats à fouetter» que de donner des constats d'infraction à des gens qui jettent leur gomme par terre. «À Ottawa, ce n'est pas comme ça, dit-il. Ici, les gens jettent même leurs restes de pizza par terre. Si ce n'est pas malheureux, quand on sait combien ça a coûté de refaire ces trottoirs. Et avec du granit, monsieur !» Dans Ville-Marie, des initiatives ont été prises. «Une vingtaine de constats ont été remis depuis un an, dit Patrick-Jean Poirier, relationniste de l'arrondissement. Le règlement sur le civisme, le respect et la propreté date de 2007. L'an passé, il y a eu une campagne de sensibilisation sur la cigarette et les gommes. On a un projet pilote en ce moment dans le Quartier des spectacles. On gèle les gommes et ensuite on les enlève.» Le touriste suisse Gilles Gurtner lance l'idée d'installer plus de poubelles sur les trottoirs et, pourquoi pas, de plus petites, conçues pour les gommes, à l'image de celles qui existent pour les cigarettes. http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/200908/05/01-890114-des-trottoirs-couverts-de-gomme-a-macher.php
  8. «L'action montait, on était de bonne humeur, on travaillait beaucoup. Je pense que, dans le cas de plusieurs personnes, on travaillait trop pour regarder ce qui arrivait vraiment.» Pour en lire plus...
  9. Images: Guide Habitation Site web: Projet Rive Gouin Danielle Bonneau La Presse Le 16 mars 2012 Magasiner avant d'acheter son condo Cette fin de semaine et la fin de semaine prochaine, les promoteurs de 80 projets résidentiels profiteront des Week-ends visites libres à Montréal pour mieux faire connaître leurs complexes. Certains ont mis les bouchées doubles, cette semaine, afin d'être prêts pour cette vaste campagne de promotion de l'habitation neuve. C'était le cas à Montréal-Nord, où le tout nouveau bureau des ventes du Rive Gouin III ouvre ses portes samedi. Le promoteur et constructeur, Rive Gouin 2, tenait à participer à l'événement afin d'attirer l'attention sur l'immeuble de 20 étages qu'il se propose de bâtir sur la berge de la rivière des Prairies, près de l'hôpital Marie-Clarac. La peinture est également toute fraîche dans le pavillon des ventes de MUV Condos, situé à l'intersection de la rue Molson et du boulevard Saint-Joseph Est, dans Rosemont. «Nous avons devancé l'ouverture officielle du pavillon pour coïncider avec le premier Week-end visites libres, précise Kayla Samuels, vice-présidente, marketing et ventes chez Développement MAP. Le projet suscite tellement d'intérêt, il fallait en profiter.» Non loin, le bureau des ventes du Angus Avenue du Mont-Royal est également inauguré samedi, rue Anne-Hébert, au sud de la rue Sherbrooke Est. «C'est la meilleure vitrine qu'on peut avoir», estime Patrick Côté, un des administrateurs du Groupe Axxco. Le Groupe Cholette, quant à lui, présente pour la première fois les appartements du Angus Nord, ainsi que les 163 unités du Zéro 1, récemment remises en vente, dans le complexe Zéro 1, à l'intersection des boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque. Parmi les autres projets lancés en fin de semaine, notons Sfère Condos (dans Ahuntsic), Phoenix Homa (dans Hochelaga-Maisonneuve) et Marconi Condos Urbains (dans Villeray). «C'est la folie furieuse! , s'exclame l'organisateur de la campagne, Jacques Beaulieu. Les 80 projets participants représentent environ le tiers des projets actuellement offerts dans l'île de Montréal et près de la moitié des promoteurs. On est loin des six projets inscrits la première année, en 1996!» Le grand avantage? Pendant ces deux week-ends, les visiteurs peuvent se rendre d'un bureau des ventes à un autre sans prendre de rendez-vous et comparer ce qui est proposé. «Cela facilite le magasinage, précise M. Beaulieu. L'an dernier, la campagne de promotion s'est soldée par 12 000 visites dans les divers bureaux des ventes.» Dans Le Triangle, un quartier en transformation situé à proximité des stations de métro Namur et De la Savane, dans Côte-des-Neiges, quatre projets à distance de marche les uns des autres sont inscrits: Condos Rêve, Condos Vue, Luz Condos et Rouge Condominiums. Les 120 appartements de la phase 4 de Condos Vue sont d'ailleurs mis en vente officiellement aujourd'hui, dans un condo-témoin fraîchement aménagé. «C'est fait exprès, pour profiter de la visibilité», explique Richard Varadi, chargé de projets au sein du Groupe Canvar. [...] Article: http://montoit.cyberpresse.ca/habitation/immobilier/201203/16/01-4506233-magasiner-avant-dacheter-son-condo.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO23_maison_3732_accueil_POS1
  10. Personne ne parle de ça?? Des chantiers ont été fermés hier et aujourd'hui je pense. Quelques articles : Construction: menace de grève générale le 30 août [La Presse] http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201008/17/01-4307285-construction-menace-de-greve-generale-le-30-aout.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4308316_article_POS5 Construction: les négociations reprendront lundi [La Presse] http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201008/19/01-4308010-construction-les-negociations-reprendront-lundi.php Encore des chantiers fermés, malgré les négociations [Argent] http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/08/20100820-060727.html Construction: le climat se détend [Argent] http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/08/20100820-061900.html GRÈVE DANS LA CONSTRUCTION [LCN] «C'est cheap» http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/08/20100820-144510.html
  11. Pour les investisseurs boursiers, un répit au terme d'une semaine infernale durant laquelle les principaux indices ont encore été recalés de 20 % en moyenne. Pour en lire plus...
  12. «C'est bien d'aller chercher des sociétés qui ont de l'encaisse, mais il faudra que ça rapporte à un moment donné.» Pour en lire plus...
  13. L'entrevue - Réapprendre à rêver la ville Le Devoir Fabien Deglise Édition du lundi 10 août 2009 Mots clés : Ville, Lucie K. Morisset, Urbanisme, Municipalité, Édifice, Québec (province) L'urbaniste Lucie K. Morisset déplore la montée en flèche d'un pragmatisme urbain paralysant L'urbaniste Lucie K. Morisset Photo: Jacques Grenier C'est le drame d'une époque. À trop avoir le nez collé sur la collecte des ordures, le ramassage de la neige, l'installation de compteurs d'eau, le remplissage des nids-de-poule ou la recherche impossible d'un consensus autour de la construction d'un banal immeuble de dix étages, Montréal semble avoir perdu sa capacité à rêver son avenir. Et cette «pathologie collective» pourrait même devenir une tare transmise de génération en génération. À moins d'un changement de cap radical, estime Lucie K. Morisset, de la Chaire de recherche en patrimoine urbain à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). «C'est à travers la ville que les humains, depuis toujours et au contact de l'architecture urbaine, façonnent leur identité. C'est aussi par cet espace qu'ils se sont projetés dans l'avenir en développant un environnement physique, bâti, qui correspond à leur vision d'un meilleur vivre ensemble», résume l'universitaire, spécialiste de l'imaginaire urbain et des paysages construits. «Les grandes utopies sociales passent par les villes», mais Montréal semble depuis plusieurs années y être totalement indifférent. Normal. C'est que, loin d'être seulement la capitale du design, la métropole culturelle ou la ville des festivals qu'elle prétend être, «la plus grande métropole francophone d'Amérique», comme le disent les manuels de géographie, se poserait surtout aujourd'hui comme un problème de gestion plutôt que comme une question de civilisation. Un phénomène qui touche d'ailleurs les villes en général, un peu partout sur la planète. Et Montréal en particulier. «C'est naturel, dit Mme Morisset, rencontrée la semaine dernière sur une terrasse ensoleillée du centre vibrant de la ville. Les eaux usées, le transport, les poubelles, la neige, ce n'est pas le gouvernement fédéral qui va s'en occuper. C'est le municipal.» La réalité de la proximité est imparable. Mais elle s'accompagne aussi d'une montée en flèche du pragmatisme urbain. Pragmatisme qui «s'est développé partout dans les villes sous la pression des gestionnaires, mais également d'un courant sociologique influent [dans les administrations publiques] qui appréhende la ville de manière descriptive et surtout dans toute sa technicité», poursuit celle qui, en septembre prochain, participera à un colloque international sur le thème La Ville, objet de représentation, à l'UQAM. «Or, d'un point de vue épistéÄmologique, nous avons peut-être développé trop d'outils de mesure qui bloquent aujourd'hui notre capacité à rêver.» Dans un village de la Beauce, de la Montérégie ou de la Gaspésie, l'approche est certainement valable, tout en étant d'ailleurs soutenue par les habitants du coin, selon elle. Mais, dans de grands espaces, comme celui représenté par une île et sa couronne, ce serait une autre histoire. «On s'attend là à ce qu'il y ait une vision d'ensemble, un projet collectif qu'on a de la difficulté à cerner pour le moment, dit Mme Morisset. Mais peut-être est-ce parce que nous sommes trop bien? Et qu'on ne peut pas, du coup, s'imaginer meilleurs?» La dictature du ici-maintenant Une île, plein de villes, et pas de vision. La critique est connue. Elle s'expliquerait aussi par le «présentisme» de notre temps. En rupture avec le futurisme des décennies passées -- où la série britannique Cosmos 1999 racontait l'avenir --, cette autre façon d'appréhender le réel, définie par l'historien français François Hartog, illustre l'incapacité collective à se projeter et à anticiper l'avenir. Le phénomène serait d'ailleurs palpable au contact des nombreuses contestations et levées de boucliers qui, depuis plusieurs années, accompagnent chaque projet de construction d'immeubles, de prolongement d'autoroutes ou d'installation d'oeuvres d'art dans un parc, que la proposition ait de l'envergure ou non. «C'est un problème, lance Mme Morisset. Montréal ne développe pas des projets, mais des oppositions. Oppositions, d'ailleurs, face auxquelles tout le monde finit par s'écraser... certainement parce qu'il n'y a pas de vision au départ.» L'équation est terrible. Elle laisse aussi plusieurs terrains en jachère à Montréal, en plus de trouver sa source dans un paradoxe très contemporain, selon elle, alimenté par l'engouement tout aussi moderne pour... la démocratie participative. «Aujourd'hui, quand on dit parler de patrimoine, en fait, on parle de démocratie participative, résume l'universitaire. Le hic, en tenant compte de plein de points de vue, c'est qu'on s'oppose forcément à une vision unitaire des choses. La culture du consensus entraîne un éclatement de l'espace public.» Pis, sous l'effet d'une minorité d'opposants, c'est finalement toute la collectivité qui, selon elle, finit par pâtir d'un «horizon urbain bouché». «Et là, on est à des années-lumière de la démocratie participative», estime l'historienne de l'urbanité, qui déplore au passage cette peur chronique de la contestation. «Au moment de sa construction, le Château Frontenac, à Québec, a été qualifié de "verrue du Vieux-Québec", dit-elle. Aujourd'hui, il est devenu une représentation de la nation.» Le marketing urbain Fait étonnant: c'est dans ce vide que le marketing urbain trouve désormais un terreau fertile pour s'imposer comme substitution au manque de vision, avec ses concepts de «Quartier des spectacles» ou de «Montréal, ville de design», érigés en objectif commun. «C'est du branding, de la stratégie de marque. Mais ça nous amène aussi à confondre marketing et urbanisme, et ça ne règle rien.» Or, l'inertie, pour plusieurs observateurs de la scène urbaine qui voient suinter des murs de la ville, commence doucement à éveiller l'impatience, mais aussi à alimenter les appels au passé, à l'époque où Montréal était un laboratoire de modernité, ou les regards ailleurs (Barcelone ou Berlin) pour démontrer que l'herbe est plus verte chez les voisins. «Dans un cas, c'est la recherche d'une recette, dans l'autre, c'est l'espoir d'un retour en arrière», dit Mme Morisset, qui pense plutôt que la planche de salut est avant tout dans un «changement dans la gouvernance municipale», par exemple. «Il faut détacher la représentation politique du travail des fonctionnaires», et ce, pour sortir enfin le maire de la neige et des ordures ménagères afin de lui permettre de mieux représenter la ville, de parler développement et surtout... d'avoir une vision. «Un peu comme Jean-Paul L'Allier l'a fait à Québec», poursuit-elle. Dans cette optique, Montréal devrait aussi, selon elle, apprendre à être à l'avenir une «ville de représentation» plutôt que de gestion, mais aussi à redonner le goût de rêver à ses habitants «en cessant de ne pas terminer tout ce qu'elle commence», dit la spécialiste du patrimoine. «Ce serait un bon début. Si on arrivait à compléter un projet de développement, cela pourrait nous rassurer sur notre capacité à accomplir des choses.» Et d'ajouter: «Nous avons peut-être besoin d'une psychanalyse sociale qui va nous éviter de transmettre notre incapacité à penser l'avenir aux générations suivantes.» Des générations qui, dans une logique urbaine historique, s'attendent à voir, demain, dans la brique des bâtiments, le béton des trottoirs ou le vert des parcs, ce à quoi leurs prédécesseurs ont rêvé aujourd'hui. «La ville, c'est là où l'on construit tout ce qu'on pense qui va arriver demain», dit Mme Morisset. Et à Montréal, ce demain serait encore aujourd'hui un grand terrain vague. http://www.ledevoir.com/2009/08/10/262269.html