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  1. Le président américain a promulgué une loi sur l'allongement de la période d'indemnisation, alors que les demandes d'allocations chômage sont à leur plus haut niveau depuis 16 ans aux États-Unis. Pour en lire plus...
  2. Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy est arrivé en fin de matinée vendredi à Québec pour une visite éclair de 24 heures, avant d'aller s'entretenir avec le président Bush de la crise financière. Pour en lire plus...
  3. L'administration Bush a décidé d'aider à la recapitalisation des banques et à la garantie des prêts interbancaires, pour faciliter l'obtention de liquidités, renforcer le système financier et dégeler le marché du crédit, a déclaré lundi un représentant de l'industrie financière, sous couvert d'anonymat. Pour en lire plus...
  4. George W. Bush a félicité les parlementaires des camps républicain et démocrate pour l'adoption du plan de sauvetage des banques d'un montant de 700 milliards de dollars. Pour en lire plus...
  5. Les 25 G$ US prêtés par le gouvernement Bush aux grands constructeurs automobiles sont nécessaires pour développer des véhicules propres, dit la compagnie. Pour en lire plus...
  6. Joseph Stiglitz prédit une longue récession 30 septembre 2008 - 06h28 Agence France-Presse Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz s'attend à une longue période de récession aux États-Unis et prédit la victoire de Barack Obama lors de la présidentielle en raison du rejet par les électeurs de la politique du Parti républicain. Il a tenu ces propos dans une entrevue mardi avec le journal italien La Stampa. «Nous verrons sur les marchés l'indice Dow Jones», l'indice vedette de Wall Street, «tomber en chute libre plus que nous ne pouvons l'imaginer. Nous aurons d'autres faillites éclatantes d'institutions financières. L'économie américaine va vers une longue récession», a estimé le prix Nobel américain 2001 dans le quotidien. «Nous sommes en plein milieu de la pire des crises du siècle et tant que nous n'aurons pas touché le fond, nous ne pourrons pas remonter», a-t-il ajouté. Avec une situation économique pareille, «je pense qu'il y a peu de doutes sur l'issue des élections de novembre», a souligné M. Stiglitz, ancien conseiller économique du président Bill Clinton et ancien vice-président de la Banque Mondiale. «Le prochain président des États-Unis sera (le démocrate) Barack Obama. Dans une situation de ce genre il n'y a aucune possibilité pour que les Américains portent à la Maison-Blanche le parti du président sortant», a conclu M. Stiglitz. ______________________________________________________________________________________ Publié le 30 septembre 2008 à 08h56 | Mis à jour à 09h04 Les Américains craignent le pire Rob Woollard Agence France-Presse Los Angeles Les ondes de choc de la déroute du secteur financier se propageaient dans l'ensemble des Etats-Unis après la disparition lundi de la banque Wachovia et le rejet au Congrès du plan de sauvetage des banques, faisant craindre aux Américains que le pire reste à venir. Alors que l'indice Dow Jones a connu lundi sa plus forte chute historique, perdant près de 800 points, l'inquiétude montait dans tout le pays face à la crise née de l'éclatement de la bulle immobilière, la pire depuis la Grande dépression de 1929.Pour beaucoup, le décrochage de la bourse et le barrage du Congrès à l'adoption d'un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars demandé par l'administration Bush reflètent un manque de leadership, à la fois à Wall Street et à Washington. Certains disent avoir complètement perdu confiance dans le système financier et se demandent quelle institution peut être considérée comme sûre dans la tourmente actuelle. «On se demande jusqu'où tout cela va aller», s'interroge Robert Gluck, 36 ans, monteur dans le cinéma, en train de regarder un écran diffusant la chaîne d'information en continu CNN sur le célèbre Sunset Boulevard, à Los Angeles. «Il semblerait que cela aille de mal en pis, et ce qui est effrayant, c'est que personne ne semble savoir quoi faire, ni quand cela va s'arrêter». Lisa Raynor, une responsable des ressources humaines de 32 ans, raconte que son mari et elle ont été consternés en voyant leur portefeuille investi en bourse se réduire comme peau de chagrin. «Notre portefeuille a beaucoup souffert, mais nous ne savons pas où transférer notre argent», explique-t-elle à l'AFP. «C'est difficile de savoir à qui on peut faire confiance». Pour Marc der Kinderen, responsable des investissements dans une entreprise new-yorkaise, «le pire dans ce qui se passe actuellement, c'est qu'il n'y a absolument aucune confiance, aucune foi dans le système pris dans son ensemble». «Cela rend très difficiles les affaires entre entreprises: les banques représentent l'infrastructure de la finance, comme les autoroutes (pour la circulation humaine, ndlr), et désormais toutes les rampes d'accès au système autoroutier ont été coupées», explique-t-il à l'AFP. Robert Lanese, un coiffeur à la retraite, estime que la tourmente est à mettre sur le compte de la politique des républicains et pense que d'autres entreprises vont aller dans le mur. «D'autres banques (vont faire faillite), plus de gens vont perdre leurs emplois, et ça va continuer pendant un moment, quoi qu'il arrive demain», affirme-t-il à l'AFP. «Les démocrates doivent faire le ménage et apporter des changements au système financier, à la manière de fonctionner de l'économie. Ce sont des jours tristes pour le monde et en particulier pour l'Amérique», dit-il. A Washington, Brad Goldsmith, un consultant de 30 ans, reste optimiste et estime que tout ira mieux une fois que le plan de sauvetage du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, sera adopté. «J'espère que (le Dow Jones) va rebondir dans les prochains jours», dit-il. Pourtant, il était contre le plan de sauvetage par principe car pour lui, «ce n'est pas la solution à long terme». Pour Michael Chin, restaurateur à New York, ce sont les membres du Congrès qui sont à blâmer pour s'être opposés à ce plan. «Ils auraient dû adopter cette loi pour mettre de l'huile dans les rouages du marché, sinon tout le monde va paniquer», dit-il. «Je ne sais pas à quoi ils pensent. A mon avis, c'est plus politique qu'autre chose», mais «à New York, cette pagaille nous affecte directement». ________________________________________________________________________________________________________________________ Publié le 30 septembre 2008 à 09h30 | Mis à jour à 09h34 Bush exhorte le Congrès à voter le plan de sauvetage Associated Press Washington Le président George W. Bush a averti mardi que les dommages pour l'économie américaine seraient «douloureux et durables» si le Congrès n'adoptent pas le plan de sauvetage du système financier présenté par son administration et rejeté la veille par la chambre des représentants. M. Bush a déclaré que le Congrès «doit agir» et que la santé de l'économie américaine dépend d'une «action décisive de la part de notre gouvernement». Il a également voulu «assurer nos citoyens et les citoyens dans le reste du monde que ce n'est pas la fin du processus législatif».Le candidat démocrate à l'élection présidentielle Barack Obama a de son côté mis en garde mardi contre le risque d'une catastrophe si le Congrès américain n'adopte pas rapidement le plan de sauvetage du système financier américain présenté par l'administration Bush. Malgré les appels pressants du président Bush et de responsables des partis démocrate et républicain, la Chambre des représentants a rejeté lundi plan de renflouement d'un montant de 700 milliards de dollars. Le vote a été suivi d'un plongeon sans précédent de Wall Street, le Dow Jones enregistrant la plus forte baisse en points de son histoire. Quelques heures après le rejet du texte, les dirigeants de la Chambre des représentants ont convoqué une nouvelle séance pour jeudi avec l'espoir d'un nouveau vote ou de la mise au point d'ici là d'un nouveau plan d'urgence. Le vote négatif de la chambre est venu alimenter l'affrontement entre Barack Obama et son rival républicain John McCain. «Ce texte a échoué parce que Barack Obama et les démocrates ont fait passer la politique avant le pays», a accusé Doug Holtz-Eakin, conseiller politique du candidat républicain. John McCain s''oppose à des mesures de régulation de bon sens depuis des décennies, il a demandé moins de régulation 20 fois pour cette seule année et il a dit dans une récente interview qu'il pensait que la dérégulation avait aidé la croissance de notre économie», a déclaré de son côté le sénateur de l'Illinois.
  7. Le président des États-Unis donne son accord au plan de sauvetage présenté comme le plus ambitieux en une génération, au beau milieu d'une crise qui secoue le secteur. Pour en lire plus...
  8. Conformément à cette législation, le gouvernement aiderait des propriétaires à obtenir de nouveaux prêts plus avantageux et serait autorisé à proposer un soutien à Fannie Mae et Freddie Mac. Pour en lire plus...
  9. Un dépôt de bilan des constructeurs automobiles américains est l'une des options envisagées et l'administration du président George W. Bush est très proche d'une décision sur ce qu'elle fera. Pour en lire plus...
  10. Dec. 11 (Bloomberg) -- The Senate rejected a $14 billion bailout plan for U.S. automakers, in effect ending congressional efforts to aid General Motors Corp. and Chrysler LLC, which may run out of cash early next year. “I dread looking at Wall Street tomorrow,” Majority Leader Harry Reid said before the vote in Washington. “It’s not going to be a pleasant sight.” The Bush administration will “evaluate our options in light of the breakdown in Congress,” spokesman Tony Fratto said. The Senate thwarted the bailout plan when a bid to cut off debate on the bill the House passed yesterday fell short of the required 60 votes. The vote on ending the debate was 52 in favor, 35 against. Earlier, negotiations on an alternate bailout plan failed. GM said in a statement, “We are deeply disappointed that agreement could not be reached tonight in the Senate despite the best bipartisan efforts. We will assess all of our options to continue our restructuring and to obtain the means to weather the current economic crisis.” Reid said millions of Americans, “not only the autoworkers, but people who sell cars, car dealerships, people who work on cars,” will be affected. “It’s going to be a very, very bad Christmas for a lot of people as a result of what takes place here tonight.” Asian stocks and U.S. index futures immediately began falling after Reid’s comments. The MSCI Asia Pacific Index slumped 2.2 percent to 86.13 as of 12:33 p.m. Tokyo time, while March futures on the Standard & Poor’s 500 Index slipped 3.4 percent. ‘Deja Vu’ “Remember when the first financial bailout bill failed” in Congress in late September, said Martin Marnick, head of equity trading at Helmsman Global Trading Ltd. in Hong Kong. “The markets in Asia started the slide. Deja vu, this looks like it’s happening again.” Congress approved a financial-rescue plan weeks later. Senator George Voinovich, an Ohio Republican, urged the Bush administration to save the automakers by tapping the $700 billion bailout fund approved earlier this year for the financial industry. “If this is the end, then I think they have to step in and do it -- it’s needed even though they don’t want to do it,” Voinovich said. Connecticut Democrat Christopher Dodd, who helped lead the negotiations, said the final unresolved issue was a Republican demand that unionized autoworkers accept a reduction in wages next year, rather than later, to match those of U.S. autoworkers who work for foreign-owned companies, such as Toyota Motor Corp. ‘Saddened’ “More than saddened, I’m worried this evening about what we’re doing with an iconic industry,” Dodd said. “In the midst of deeply troubling economic times we are going to add to that substantially.” Republican Bob Corker of Tennessee, who negotiated with Dodd, said, “I think there’s still a way to make this happen.” Earlier today, White House spokeswoman Dana Perino warned that an agreement was necessary for the U.S. economy. “We believe the economy is in such a weakened state right now that adding another possible loss of 1 million jobs is just something” it cannot “sustain at the moment,” Perino said. Also earlier, South Dakota Republican John Thune suggested that if talks collapsed, the Bush administration might aid automakers with funds from the financial-rescue plan approved by Congress in October. “I think that is where they go next,” Thune said. “I wouldn’t be surprised if they explore all options.” The Bush administration thus far has opposed that option, which was favored by Democrats. To contact the reporters on this story: Nicholas Johnston in Washington at [email protected] Hughes in Washington at [email protected] Last Updated: December 11, 2008 23:34 EST http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aDkK4lEZsSsA&refer=home
  11. Le Sénat américain approuve finalement le plan de 838 milliards de dollars de l'administration Obama, tandis que le secrétaire au Trésor présente la seconde tranche du plan de sauvetage du système financier de 700milliards adopté l'automne dernier par l'administration Bush. Pour en lire plus...
  12. L'ancien magnat de la presse Conrad Black espère que le président des États-Unis, George W. Bush, le graciera avant son départ de la Maison-Blanche. Pour en lire plus...
  13. New York ouvre en légère hausse jeudi, tandis que Toronto baisse, au lendemain du discours du président américain sur la crise. Pour en lire plus...
  14. Le président Bush tente de convaincre la population du bien-fondé du plan de sauvetage de l'économie américaine, en danger, selon lui. Pour en lire plus...
  15. Le président de la Commission bancaire du Sénat américain a jugé «inacceptable» mardi le plan de sauvetage du secteur financier mis au point par l'administration Bush. Pour en lire plus...
  16. L'administration Bush soumet au Congrès un plan de soutien aux institutions financières. Le coeur de ce plan, soit le rachat d'actifs invendables depuis l'éclatement de la bulle immobilière, coûterait aux contribuables 500 milliards $US. Pour en lire plus...
  17. Le président américain George W. Bush a levé certaines restrictions pour «faciliter les importations» d'essence afin qu'elle «puisse arriver sur le marché». Pour en lire plus...
  18. L'économiste qui a contribué à faire élire George W. Bush en 2000 cache mal son amertume huit ans plus tard. Pour en lire plus...
  19. Le président américain George W. Bush va proposer ce samedi après-midi d'accueillir aux Etats-Unis une conférence internationale sur la crise financière, a indiqué un haut responsable de l'administration sous le couvert de l'anonymat. Pour en lire plus...
  20. Le président français Nicolas Sarkozy s'arrêtait ce samedi chez son homologue américain George W. Bush à Camp David pour le presser, au nom des Européens, d'accepter une refondation de la structure financière mondiale en crise et la tenue rapide d'un sommet international. Pour en lire plus...
  21. Publié le 15 octobre 2008 à 20h52 | Mis à jour le 15 octobre 2008 à 20h57 Bush aurait dû être destitué, estime Donald Trump Agence France-Presse Washington Le président américain George W. Bush aurait dû être destitué pour avoir menti au pays à propos de l'Irak, a estimé mercredi le milliardaire Donald Trump, pourtant ardent défenseur du parti républicain. Lors d'un entretien avec la chaîne de télévision CNN, M. Trump s'est dit surpris que les démocrates n'aient pas engagé de procédure de destitution à l'encontre du président après avoir obtenu la majorité au Congrès en 2006. «C'aurait été une chose merveilleuse», a déclaré le magnat de l'immobilier, qui ne pardonne pas au président les raisons qu'il a avancées pour justifier l'invasion de l'Irak en 2003. «Il a menti. Il nous a mis en guerre sur des mensonges», a martelé Donald Trump, 62 ans. L'homme d'affaires a fait le rapprochement avec le scandale Monica Lewinsky, la jeune femme avec qui le prédécesseur de M. Bush, Bill Clinton, a eu une liaison qui a failli lui coûter la Maison Blanche en 1999. «Regardez tous les problèmes que Bill Clinton a eus pour une chose sans aucune importance. Ils ont tenté de le destituer, ce qui était ridicule», a asséné M. Trump. «Et Bush nous a engagés dans cette horrible guerre avec des mensonges, en racontant qu'il y avait des armes de destruction massive et des tas d'autres choses qui se sont avérées fausses», a-t-il lancé. A propos de la campagne en cours pour la Maison Blanche, M. Trump n'en a pas moins fait part de son soutien au candidat républicain John McCain «C'est un type très malin, c'est un dur. Je pense qu'il ferait un grand président (...) et qu'il peut gagner», a-t-il ajouté, alors que M. McCain est distancé dans les sondages par son rival démocrate Barack Obama. Donald Trump, qui a hérité d'un empire immobilier, a donné son nom à une compagnie aérienne, des casinos, des hôtels, des stations balnéaires et à son gratte-ciel new-yorkais.
  22. Les États-Unis mettent leur plan de sauvetage 700 G$ US en marche et la mesure la plus attendue est l'achat d'actions bancaires par Washington. Pour en lire plus...
  23. Le président américain a exhorté lundi les parlementaires à approuver rapidement le plan de sauvetage du secteur bancaire de 700 milliards de dollars. Pour en lire plus...
  24. Publié le 26 septembre 2008 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Faillite d'une culture économique La Presse La crise financière qui secoue les États-Unis est, en soi, aussi grave que celle de 1929. Il y a un risque réel d'effet domino où les institutions en difficultés entraîneraient dans leur débâcle l'ensemble du système financier, et l'économie. Quand le président Bush, solennel, dans son adresse à la nation de mercredi soir, a affirmé que «notre économie est en danger», il n'exagérait pas. Et pourtant, je me range dans le camp des optimistes. Comme le président de la Banque Nationale, Louis Vachon, qui rencontrait La Presse plus tôt cette semaine. Je crois que les États-Unis sont capables d'enrayer cette crise. Et je crois aussi que le Canada sera relativement peu affecté par ce qui se passe au sud de nos frontières. On évitera très probablement la catastrophe. Mais j'espère qu'on n'évitera pas les bilans. Parce que ces événements symbolisent la faillite d'une culture économique et d'une façon de gouverner. L'optimisme est possible parce qu'il y a une grande différence avec 1929... Et c'est que nous sommes en 2008. Nous avons des connaissances, et surtout, des outils, notamment l'État, infiniment plus puissants qu'il y a trois quarts de siècle. Le plan de sauvetage de 700 milliards, concocté par la Maison-Blanche, est colossal. Il pourra fonctionner quand les membres du congrès se résoudront à lui donner le feu vert. L'idée, c'est d'injecter des capitaux pour assainir les finances d'institutions fragiles qui se sont trop étirées, avec des prêts et des investissements disproportionnés par rapport aux actifs dont elles disposaient, une situation devenue intenable quand la valeur de ces placements s'est mise à fondre. L'injection de capitaux permet de stabiliser le système financier et de restaurer le fonctionnement normal du crédit. Et d'empêcher les institutions de tomber les unes après les autres. Cette débâcle et son coûteux sauvetage resteront dans les mémoires comme l'héritage domestique de George W. Bush. Un laisser-faire qui a mené au laxisme des organismes de surveillance et qui a encouragé la surutilisation du crédit. Une fuite en avant, dont l'exemple venait d'en haut, où l'on créait une richesse illusoire avec de l'argent emprunté. La réalité rattrape maintenant les Américains. Et dans un délicieux exemple de justice immanente, l'apôtre de la non-intervention qu'est le président Bush est forcé, dans un revirement humiliant, de proposer le projet le plus étatiste que son pays ait connu depuis 50 ans. C'est aussi la faillite d'une culture, celle de la dictature des marchés financiers. C'est à travers la logique du monde financier qu'on a regardé l'économie depuis des années, avec sa recherche de succès rapides et l'attente de rendements déraisonnables. On voit maintenant que les marchés se comportent parfois comme une poule sans tête. Et que les gourous de Wall Street, aux rémunérations indécentes, qu'on admirait et qu'on écoutait, nous ont menés au bord du gouffre. J'espère qu'on s'en souviendra. C'est pour cette raison que bien des Américains ont du mal avec ce sauvetage de 700 milliards. La droite républicaine n'accepte pas son interventionnisme. Et les plus populistes ne veulent pas qu'un dollar de cette aide, payée par M. et Mme Tout-le-monde, puisse permettre à un financier mal pris de se payer une Mercedes ou un voilier. On peut donc comprendre les pressions pour encadrer les rémunérations excessives dans le secteur financier. L'enquête du FBI sur des allégations de fraude s'inscrit dans cette même logique, essentiellement politique. Les gens voudront que quelqu'un, quelque part, soit puni. Ici, les choses sont heureusement très différentes. D'abord, parce que notre système financier est différent : nous n'avons pas de banques d'affaires, pas d'effet levier déraisonnable, pas de bulle immobilière. Notre système financier, concentré et stable, n'est pas menacé de crise. Les impacts seront indirects. La mauvaise tenue des marchés affecte les épargnes et les pensions. Et la dégradation de l'économie de notre principal client ralentira nos exportations. Cela nous touchera, mais pas assez, selon à peu près tous les spécialistes, pour transformer le ralentissement économique en récession. Sur le plan politique, les répercussions seront aussi très différentes. Aux États-Unis, la faillite du système éclabousse les républicains et favorise Barack Obama. La gravité de la crise impose également des gestes précipités. Au Canada, les choses ne vont pas assez mal pour que Stephen Harper en subisse le contrecoup. Il n'y a pas non plus de situation d'urgence qui exige des réponses rapides. Nos problèmes économiques sont d'un autre ordre, moins visibles et moins immédiats, comme la baisse de notre productivité. Un terrain où les conservateurs ne se sont certainement pas distingués, mais sur lequel leurs adversaires ne les ont pas encore affrontés dans cette campagne électorale.
  25. Le président américain a reconnu vendredi pour la première fois publiquement que l'économie américaine était en récession et que les mauvais chiffres du chômage en étaient le reflet. Pour en lire plus...