nickchinappi

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  3. http://m.ledevoir.com/article-475821 19 juillet URBANISME La ville de demain sera-t-elle bonne pour votre santé? Des chercheurs modéliseront les transports du futur pour prédire leurs effets sur la santé collective Amélie Daoust-Boisvert Le Devoir Un système léger sur rail (SLR) sur le nouveau point Champlain, le prolongement des lignes de métro bleue, jaune et orange, un tramway jusqu’à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, un service rapide par bus sur les grandes artères de la ville, mais aussi des pistes cyclables, l’accroissement du parc de véhicules électriques et des prolongements d’autoroutes… Les nombreux projets de développement de transport qui sont sur les planches à dessin ont-ils le potentiel de rendre la ville meilleure pour la santé ? C’est la question à laquelle tenteront de répondre des experts qui mèneront un exercice de modélisation sur le Montréal du futur. « Ce que je me demande, c’est si on va vraiment changer les choses avec ce qu’on planifie. A-t-on vraiment réfléchi à la ville de demain ? Est-ce que les décideurs ont en tête les gains de santé ? » La chercheuse Audrey Smargiassi réfléchit tout haut aux impacts du projet de recherche d’envergure dont elle entretient Le Devoir depuis une heure. Elle et son collègue Patrick Morency, tous les deux professeurs à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, sont arrivés à vélo à notre point de rendez-vous dans le Quartier des spectacles. Les chantiers sont nombreux ici. Les tours poussent, et des milliers de personnes sont appelées à venir habituer le quartier ou à y travailler dans les années futures. « Il y a des projets de transport et d’aménagement de milliards de dollars qui nous lèguent une forme de ville. Ce qui importe, ce ne sont pas les petits chantiers, ce sont les gros projets qui structurent la ville, avec la place qu’on laisse ou non pour l’automobile », explique Patrick Morency. Les chercheurs vont modéliser différents scénarios à l’horizon de 2031 et de 2060 pour toute la grande région de Montréal. « Le statu quo est un scénario. La réalisation de tous les projets qui sont actuellement financés en est un autre. Celle de tous les projets sur les planches à dessin, un autre. Puis il y a des scénarios de rupture, par exemple, que se passe-t-il si le prix de l’essence double ? » explique Patrick Morency, qui est aussi médecin à la Direction de santé publique de Montréal. Trois autres chercheurs sont impliqués, soit Naveen Eluru et Marianne Hatzopoulou, des experts en ingénierie de l’Université McGill, ainsi que Catherine Morency, professeure à Polytechnique Montréal et experte de la modélisation en transport. Les données en renfort Comment les chercheurs arriveront-ils à modéliser la ville du futur, selon plusieurs scénarios ? Ils utiliseront d’abord des données démographiques pour savoir combien de personnes habiteront la région métropolitaine, et déterminer où elles risquent de s’installer. Ils doivent également recenser les projets immobiliers majeurs. « Si des milliers de personnes s’installent dans Griffintown plutôt qu’à Terrebonne, ça n’a pas la même incidence en matière de transport », explique Patrick Morency. « En deuxième lieu, on va se demander où ces gens vont aller travailler et faire leur magasinage », ajoute-t-il. Ce sera une deuxième couche de données. Ensuite, quelles seront les infrastructures de transport du futur ? Réseau routier, transport cyclable, infrastructures pour les piétons, voies de bus réservées… Les chercheurs feront un effort de recensement des projets, notamment avec des informateurs clés, d’autres données qui seront avalées dans les modèles. À partir des différentes couches de données, les chercheurs tenteront de prédire les comportements des populations futures. « Si les gens choisissent leur auto, nous allons distribuer des volumes de voitures sur les routes. Selon la distance à parcourir, l’âge, le sexe, on peut aussi prédire l’utilisation du transport en commun », explique Audrey Smargiassi. Ils pourront aussi tenir compte, dans les quelques scénarios qu’ils imagineront, de l’impact d’une hausse du prix de l’essence, par exemple. De nombreux effets En quoi un premier scénario, où des autoroutes nouvelles voient le jour vers des banlieues toujours plus lointaines, influencerait-il différemment la santé des Montréalais d’un autre scénario où on densifie la ville tout en transformant les artères principales pour faire de la place au transport en commun, aux vélos et aux piétons ? Le transport influence la santé de plusieurs manières, explique Audrey Smargiassi. Il nous rend sédentaire ou actif. Il nous expose à des collisions et des traumas, mais aussi au bruit et à la pollution. « On sait déjà que l’utilisation du transport collectif peut permettre d’atteindre les seuils d’activité physique recommandés, dit le Dr Morency. Mais combien ça prend de projets de transport collectif pour que la population atteigne les recommandations ? » demande-t-il. Sans compter les effets collatéraux. « On a 20 fois moins de risques de collision comme passager d’autobus que comme automobiliste, illustre le chercheur. Mais si on augmente significativement le nombre de piétons sur les rues, ils bougent plus, mais on augmente aussi les risques de trauma, car il y a plus d’occasions de collision. » « Nous allons aussi regarder les impacts sur la santé des émissions de polluants », ajoute Mme Smargiassi. Des « cartes du bruit » seront aussi générées, car ce dernier a des effets connus sur la santé, dont le système cardiovasculaire. Finalement, les chercheurs collaborent aussi avec le consortium Ouranos, qui a participé au financement du projet tout comme les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie, pour un total de 600 000 $. Les experts modéliseront les futures émissions de gaz à effets de serre associés aux différents scénarios. Une telle quantité de données sera générée que le projet devra compter sur la puissance des ordinateurs de Calcul Québec. « Notre objectif est de voir l’ampleur de la réduction des problèmes de santé publique et leur répartition en fonction des différents scénarios », résume Patrick Morency. « L’idée, c’est d’influencer les décisions politiques qui vont avoir un impact pour les années à venir », ajoute sa collègue.
  4. ^ Life according to andre md: Black or white Bias Generalization