Normand Hamel

Buzz Around Montréal

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Il y a 19 heures, fmfranck a dit :

T'as pas répondu à ma question. 
Tu dis qu'il y a un problème et que ça prend du temps à le régler. Et que donc nous devons diminuer l'immigration. Mais la diminution du seuil d'immigration est-il la solution à ce problème? Si la réponse est non, est t-elle nécessaire à la recherche et mise en place de solutions? Si la réponse est toujours non, savons-nous si celle-ci réglera t-elle plus de problème qu'elle n'en causera? 

Ce que la CAQ dit est : 

- Il y a un problème.
- Il faut rechercher des solutions.
- Il faut diminuer ce problème pour permettre la recherche de solution. (Ce qui bien sûr ne fait pas de sens. C'est ce qu'ils disent officiellement, mais donnons leur le bénéfice du doute, et paraphrasons ainsi : "Pendant cette période d'évaluation, on va diminuer l'impact de ce problème en diminuant le seuil d'immigration".) 

Ce que la CAQ ne dit pas : 
- La diminution du seuil d'immigration va diminuer le renouvellement de la population active. Le Québec est gravement en retard dans la croissance démographique en comparaison aux autres grandes régions canadiennes. Cette diminution peut très certainement nuire à l'essor économique que le Québec connait présentement. 


Pourquoi on ouvre pas des centres de francisation SANS diminuer le seuil d'immigration? Cette solution ne constituerait t-elle pas une amélioration du statu quo suffisante, surtout dans un contexte de pénurie de main d'oeuvre et le Québec peut seulement diminuer le seuil d'immigration économique?

Tu n'as pas compris ma réponse, la solution c'est une meilleure intégration, pas la diminution de l'immigration?!!?! 

La diminution de l'immigration est un moyen, quand ton évier déborde, tu commence par diminuer le débit du robinet avant de trouver le problème dans ta tuyauterie...

Ouvrir des centres de francisation ça se fait pas comme dans sim city, ça prends des années, autant de milliers d'immigrants qui seront blasés par leur manque d'intégration. 

Je le répète, j'aimerais ça que le Québec prends 100k immigrants par année, mais pas n'importe comment.

Des fois il faut reculer pour mieux avancer.

Il y a 19 heures, fmfranck a dit :

Ce sont des inconvénients effectivement. Pourrais-tu maintenant me dire que c'est le cas pour TOUT le monde qui arrive ici ou, du moins, une majorité? Pourrais-tu aussi me lister les inconvénients de diminuer le nombre d'immigrants que l'on recevrait? 

Absolument pas, il y en a qui s'intègre beaucoup mieux que d'autres, qui ont un français meilleur en arrivant ici,... ça travaille plus vite. Ce n'est pas blanc ou noir.

Il y a 18 heures, paulwillyjean a dit :

Ça reste une question importante.

L'enjeu d'immigration ne repose pas uniquement sur la francisation. Le Québec reçoit une forte proportion d'immigrants de la francophonie, que ce soit les Antilles françaises ou l'Afrique francophone en passant par le Vietnam. Comme @Ousb le faisait remarquer plus tôt, la discrimination à l'emploi reste un point qu'il faut absolument régler et ça, aucune baisse de seuil d'immigration ne pourra y remédier. Entre les candidat.es des minorités visibles qui n'arrivent même pas à décrocher d'appel d'entrevue si leur nom n'est pas occidental et la quasi-absence de suivi pour aider les nouveaux et nouvelles arrivant.es à faire reconnaître leur équivalence au sein de nos ordres professionnels, plusieurs éléments conspirent à empêcher notre intégration au marché du travail. 

Ça aussi est un excellent point, mais aucune baisse ou augmentation d'immigration ne fera changer ça... c'est un tout autre débat.

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il y a 53 minutes, MtlMan a dit :

Pourquoi réponds-tu à ta propre question, qui me concerne? Tu ne sais rien de ma vie. Quelle arrogance. La réponse est oui en passant. Pas rapproché comme parents, mais comme gens que moi et ma conjointe côtoyons régulièrement. Évite de prétendre quoi que ce soit sur moi. Tu ne fais que parler à tort et à travers.

De un. Pour le reste, en quoi ce que tu dis remets en question ce que j'ai dis? Si on dois "mieux les recevoir" en faisant différemment, faisons-le pour 50 000 , ou plus. Pourquoi le chiffre de 40 000? Ça semble totalement arbitraire, sans aucun fondement. Un chiffre pigé comme ça par Legault et son amateurisme crasse sur cette question.

Je suis 100% d'accord sur au moins une chose : le modèle de francisation doit être sérieusement revu. Il faut que les nouveaux arrivants puissent l'apprendre tout en travaillant. Il ne faut absolument pas les obliger de choisir entre les deux. Je suis convaincu que ça peut se faire, avec un minimum d'organisation et de bons programmes, des structures et des ressources appropriées. Mais ça ne remet pas en cause ce que j'affirme : si c'est possible pour 40 000, ce le sera pour 50 000 ou plus.

Dans ta réponse antérieure tu cites des journaux, je crois que c'est une autre forme d'arrogance... que les médias soient au fait de tout et que si ce n'est pas dans les médias, alors ça existe pas.

Dans mon cas, nous avons parrainée des dizaines d'immigrants, tous des gens travaillant et dans la force de l'âge. On a passé par toute la gamme des dédales gouvernementaux pour les faire arriver ici, c'est complexe en tab. 

Après tout ça, ces mêmes gens se font dire ah y a pas de place pour le cours de français, attends la prochaine session dans 4 mois! Crime, les gens arrivent pas aux 4 mois au Québec, ils arrivent tous les jours... me semble que des cours devraient commencer à tous les semaines??

Ensuite le cercle non-vertueux de trouver un travail... pas de français pas de job, pas de job pas possible de s'intégrer et apprendre la langue au travail...

Devine ce qui se passe, certaines de ses personnes finissent par travailler dans un Adonis, ou une patisserie arabe, etc et l'intégration ne se produit pas. 

On parle de cours de français, pourquoi pas des cours d'intégration au marché du travail aussi? Comment faire un CV? Comment parler avec les gens, comment se présenter, les normes écrites et non écrites au travail, etc etc. Beaucoup d'employeurs ne veulent pas gérer des nouveaux arrivants parce qu'ils ne veulent pas gérer des situations délicates.

Pourquoi 40000 ? pourquoi pas? c'est juste un chiffre, 43792 c'est mieux? 37924? C'est un chiffre décidé de façon purement politique. 

Si 50% des gens ne parlent pas le français en arrivant ici, alors il faut une capacité de 20k en cours de francisation, disons des cours commencent à chaque mois. Environ 1600 places chaque mois pour 6+ mois.

Quand on sera capable d'atteindre ce chiffre, il faudra l'augmenter à 2000, 3000... pour augmenter nos seuils d'immigration.

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Le chiffre de 50,000 n'est pas "random". Il provient de deux analyses différentes : 

1- Les besoins d'immigration économique par le Québec. (+ ou - 30,000)
2 - La répartition de la proportion des immigrations par regroupement familial et par demande d'asile reçues par le Canada. (+ ou - 20,000). 

Pour ce qui est des deux cas, mais surtout du cas #1), il est déterminé par les besoins démographiques et économiques du Québec. 


http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/planification/BRO_Consultation_PlanificationImmigration.pdf

 

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Il y a 3 heures, fmfranck a dit :

Le chiffre de 50,000 n'est pas "random". Il provient de deux analyses différentes : 

1- Les besoins d'immigration économique par le Québec. (+ ou - 30,000)
2 - La répartition de la proportion des immigrations par regroupement familial et par demande d'asile reçues par le Canada. (+ ou - 20,000). 

Pour ce qui est des deux cas, mais surtout du cas #1), il est déterminé par les besoins démographiques et économiques du Québec. 


http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/planification/BRO_Consultation_PlanificationImmigration.pdf

 

Il est certainement pas random, mais inutile s'il n'y a pas de capacité de franciser et accueillir ces gens là... 

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Je fais un simple constat, et je me demande quelles en sont les implications sur la question de l'immigration internationale au Québec.

Constat: le Canada est un pays au sens plein du terme; ce n'est pas le cas du Québec; il n'y a pas d'obstacles légaux restreignant les mouvements migratoires inter-provinciaux; des différences s'appliquent toutefois en ce qui a trait à la langue d'enseignement au Québec, malgré la «clause Canada» .

Implications  (et considérations attenantes)

1) Un immigrant «international» débarqué au Québec est libre de migrer subséquemment dans le reste du Canada;  l'inverse est aussi vrai.

2) Essentiellement, ce qui «motive» la politique d'immigration québécoise est a) de pallier au déficit démographique appréhendé découlant de la baisse de la natalité et b) de s'assurer que la population immigrante s'exprime dans la langue française.

3) Le «taux de rétention» des immigrants venus d'abord au Québec a été et demeure un sujet majeur de préoccupation; diverses mesures ont été et sont proposées pour l'améliorer.

4) Une question que je me pose: y a-t-il des différences significatives entre  a) ce qui motive un immigrant initialement établi au Québec de se déplacer subséquemment ailleurs au Canada, b) un Québécois qui choisit de migrer ailleurs au Canada, c) un immigrant initialement établi ailleurs au Canada qui choisit de se déplacer subséquemment au Québec, et d) un Canadien d'une autre province qui choisit de migrer au Québec?   Sous-question: quels peuvent être les motifs?  Les opportunités d'emplois jouent-elles un rôle prépondérant?

5) Dans la mesure où les opportunités d'emplois, et plus généralement les conditions économiques, sont des facteurs prépondérants,  il en découlerait que la politique québécoise d'immigration a un effet limité sur la migration nette toutes catégories confondues  --ce qui est le plus important.

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À propos de la francisation des nouveaux arrivants....

Je suis présentement des cours d'espagnol en format audio et je suis très motivé puisque je veux aller étudier en Espagne pendant 8 mois, l'année prochaine.

J'utilise principalement la méthode Pimsleur et je la trouve très efficace. Ça ne fait qu'un mois et demi que j'étudie l'espagnol, mais je peux déjà avoir des discussions plutôt variées avec plusieurs temps de verbes et exprimer beaucoup de ce que je veux exprimer.

Il me manque évidemment pas mal de vocabulaire d'usage, mais je commence à bien comprendre le squelette de la langue et la pratique va me permettre de bâtir là-dessus.

Pour les nouveaux immigrants, pourquoi est-ce que on ne commencerait pas en leur offrant la méthode complète, au moment de l'approbation de leur dossier, avant même qu'ils n'arrivent.

C'est très progressif comme méthode et elle peut être suivie à temps perdu. Pour ma part, j'en fais entre 45 min et 3h par jour et je vois de nets résultats. Je pratique avec ma copine, de la même manière qu'un immigrant qui arriverait ici  pourrait pratiquer avec sa famille.

Je sais que si présentement je débarquais en Amérique du Sud ou en Espagne en tant qu'immigrant, j'aimerais avoir cette méthode sous la main. Je pourrais pratiquer 4 heures par jour si je voulais et ainsi apprendre rapidement l'essentiel pour pouvoir m'intégrer vite au marché du travail. 

D'ailleurs, c'est dans cette optique de mini-immigration que ma copine et moi mettons autant de temps à nous familiariser avec la langue.

Bref, tout ça pour dire qu'un méthode comme Pimsleur est, pour moi et pour bien d'autres, une manière très pratique (quoique plutôt dispendieuse !) D'apprendre vite et de manière durable plusieurs des aspects essentiels d'une langue.

Bien mieux que le cours d'espagnol que j'ai suivi au cégep ! Si inintéressant et si peu pédagogue...

Il y a des phrases plus importantes à apprendre lorsqu'on débute avec une langue étrangère que "Ma cousine est veuve", "Mon arrière grand mère a les cheveux blancs" ou encore "il y a un stylo sur la table. Il y a aussi une lampe de chevet".
:P

My two cents on language learning, anyway.

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Il y a 3 heures, RLCBBR a dit :

À propos de la francisation des nouveaux arrivants....

Je suis présentement des cours d'espagnol en format audio et je suis très motivé puisque je veux aller étudier en Espagne pendant 8 mois, l'année prochaine.

J'utilise principalement la méthode Pimsleur et je la trouve très efficace. Ça ne fait qu'un mois et demi que j'étudie l'espagnol, mais je peux déjà avoir des discussions plutôt variées avec plusieurs temps de verbes et exprimer beaucoup de ce que je veux exprimer.

Il me manque évidemment pas mal de vocabulaire d'usage, mais je commence à bien comprendre le squelette de la langue et la pratique va me permettre de bâtir là-dessus.

Pour les nouveaux immigrants, pourquoi est-ce que on ne commencerait pas en leur offrant la méthode complète, au moment de l'approbation de leur dossier, avant même qu'ils n'arrivent.

C'est très progressif comme méthode et elle peut être suivie à temps perdu. Pour ma part, j'en fais entre 45 min et 3h par jour et je vois de nets résultats. Je pratique avec ma copine, de la même manière qu'un immigrant qui arriverait ici  pourrait pratiquer avec sa famille.

Je sais que si présentement je débarquais en Amérique du Sud ou en Espagne en tant qu'immigrant, j'aimerais avoir cette méthode sous la main. Je pourrais pratiquer 4 heures par jour si je voulais et ainsi apprendre rapidement l'essentiel pour pouvoir m'intégrer vite au marché du travail. 

D'ailleurs, c'est dans cette optique de mini-immigration que ma copine et moi mettons autant de temps à nous familiariser avec la langue.

Bref, tout ça pour dire qu'un méthode comme Pimsleur est, pour moi et pour bien d'autres, une manière très pratique (quoique plutôt dispendieuse !) D'apprendre vite et de manière durable plusieurs des aspects essentiels d'une langue.

Bien mieux que le cours d'espagnol que j'ai suivi au cégep ! Si inintéressant et si peu pédagogue...

Il y a des phrases plus importantes à apprendre lorsqu'on débute avec une langue étrangère que "Ma cousine est veuve", "Mon arrière grand mère a les cheveux blancs" ou encore "il y a un stylo sur la table. Il y a aussi une lampe de chevet".
:P

My two cents on language learning, anyway.

Ce que tu dis est très valide. Mais pendant que le processus d'immigration est commencé, il ne garantie pas un succès.

Alors je peux comprendre les immigrants hésitants à s'embarquer à apprendre une langue s'ils ne sont finalement pas acceptés.

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