acpnc

Solargise - Une usine et 1000 emplois sur le golf d'Anjou?

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17 hours ago, acpnc said:

Les sceptiques ont été confondus. Les dés sont lancés et c'est Valleyfield qui récoltera le pactole. Montréal aura tout de même deux prix de consolation: un siège social et un centre de recherche. Donc pour ceux qui doutent encore du sérieux de Solargise, les dernières nouvelles devraient les convaincre que ce n'était pas de la frime. Je ne doute pas non plus des démarches sérieuses de Valérie Plante qui reconnaissait les grands avantages de cet investissement dans les nouvelles technologies et une usine toute propre sur le plan environnemental.

Finalement la cupidité des propriétaires du golf à fait basculer le projet dans la cour de Valleyfield avec ses mille emplois. Tout ce que je souhaite maintenant, c'est que Montréal utilise son pouvoir d'expropriation pour réaliser son projet d'agrandissement de parc dans l'est. Elle devrait au passage déclarer une réserve foncière sur la portion nécessaire du golf, en payant le prix de l'évaluation municipale et pas un sou de plus.

Quant à Luis Miranda il n'a qu'à ravaler ses critiques, puisque son attitude agressive en alarmant les médias, n'aura fait qu'encourager la spéculation des propriétaires en faisant déraper complètement le projet. C'est ce qu'on appelle de la petite politique dans laquelle il semble exceller depuis presque 3 décennies déjà. Quand on dit que le pouvoir corrompt avec le temps, en voilà un bon exemple.

Le pouvoir semble en effet avoir usé Luis Miranda depuis au moins quatre mandats, mais vous semblez lui accorder beaucoup trop d'influences dans ce dossier. Lionel Perez avait sorti publiquement quelques semaines avant Miranda, et les pourparlers entre Solargise et la ville de Valleyfield remontent à bien avant la sortie de Miranda(même chose pour la sortie de Christine Fréchette de la chambre de commerce de l'est, dont il ne faut pas oublier..). Si jamais le projet voit bel et bien le jour à Valleyfield, la question serait bien plus à savoir comment Montréal aurait pu être plus compétitive que Valleyfield aux yeux de Solargise? Peut-être qu'ils savaient depuis le début que les probabilités d'établir leur usine sur l'île étaient faibles et qu'ils ont orienté les négos en ce sens. Ou probablement que si la mairie avait accueillie ce projet avec autrement plus d'enthousiasmes et d'engagements, au tout début il y a quelques mois, Valleyfield n'aurait jamais eu l'occasion de présenter une offre évidemment plus avantageuse que les coûts associés aux présentes demandes des Di Lillo à Anjou..;)

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Il y a 19 heures, acpnc a dit :

Publié le 13 septembre 2018 à 17h16 | Mis à jour à 17h16

http://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201809/13/01-5196494-projet-solargise-les-proprietaires-du-golf-danjou-trop-gourmands.php

Projet Solargise: les propriétaires du Golf d'Anjou «trop gourmands»

Dans une lettre que Solargise a fait parvenir... (Photo Martin Tremblay, Archives La Presse)

Dans une lettre que Solargise a fait parvenir au Service du développement économique de la Ville de Montréal lundi dernier, et que La Presse a obtenue, il est indiqué que les discussions avec la famille Di Lillo n'ont pas permis de conclure un accord.

Photo Martin Tremblay, Archives La Presse

 
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Kathleen Lévesque
La Presse

Le «trop grand appétit» des propriétaires du Golf métropolitain d'Anjou, les frères Mario et Raffaele Di Lillo, a fait dérailler la possibilité pour l'entreprise britannique Solargise d'y installer son usine de panneaux solaires non polluants. Ce sont des investissements de 2,3 milliards et 1000 emplois qui échappent ainsi à l'est de Montréal.

Dans une lettre que Solargise a fait parvenir au Service du développement économique de la Ville de Montréal lundi dernier, et que La Presse a obtenue, il est indiqué que les discussions avec la famille Di Lillo n'ont pas permis de conclure un accord : l'écart entre le prix demandé et celui permettant la viabilité du projet industriel était trop grand, souligne le dirigeant de Solargise, Raj Basu.

TROP GOURMAND

Invitée à commenter la situation, la mairesse Valérie Plante ne cache pas son mécontentement. «C'est décevant de penser que le projet de cette entreprise qui est vraiment dans nos orientations - on mise vraiment sur les cleantechs -, ne voit pas le jour en raison du très grand appétit et je dirais même, du trop grand appétit du propriétaire. [...] Je trouve ça triste et je suis en colère», a-t-elle affirmé.

 

Les montants en jeu ne sont pas révélés; MM. Di Lillo n'ont pas rappelé La Presse. Selon les informations qu'elle dit détenir, la mairesse affirme que «l'offre qui a été faite était plus qu'intéressante». «Ce que veut ce promoteur, c'est spéculer, s'asseoir sur son terrain et attendre que la valeur augmente. Il faut que les gens comprennent que c'est à ça que l'on fait face quand on veut faire du développement économique, entre autres dans l'est», a commenté Valérie Plante qui qualifie l'attitude des propriétaires qui agissent ainsi de «déplorable».

Mme Plante s'attend d'ailleurs à ce les discussions soient difficiles avec la famille Di Lillo pour l'agrandissement du parc régional du Boisé-d'Anjou. En juin dernier, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté un plan d'expansion de ce parc, du côté du Golf métropolitain. Ainsi, de vastes parties du terrain de golf ne peuvent être vendues sans l'accord de la CMM.

Outre ce projet vert, la mairesse de Montréal n'écarte pas la possibilité que le golf puisse accueillir éventuellement des entreprises. «C'est de la même façon que dans le dossier Solargise, on a fait preuve d'énormément de flexibilité en n'opposant pas développement économique et développement d'espaces verts», souligne-t-elle.

SIÈGE SOCIAL MONTRÉALAIS

Solargise et la Ville ont tenté de trouver un autre site dans l'est de Montréal, mais les terrains y sont fragmentés et ne correspondaient pas aux besoins particuliers de l'entreprise (une superficie de 9 millions de pieds carrés et la proximité de voies ferrées, par exemple). L'entreprise a plutôt décidé d'installer son usine à Valleyfield.

Une entente est intervenue avec cette municipalité pour l'acquisition d'un terrain permettant de développer la première phase du projet. Des discussions sont également en cours pour l'achat d'un terrain pour la phase 2.

Solargise a toutefois décidé d'installer son siège social à Montréal et y développer ses activités en recherche et développement. Dans sa lettre, M. Basu indique que cela devrait créer une centaine d'emplois. Il indique également son intention de signer des ententes de partenariat avec des universités montréalaises.

«C'est un petit baume. Je le reçois comme un signe qu'il y avait une volonté claire de travailler ensemble», souligne Mme Plante.

 

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il y a 4 minutes, Denis Therriault a dit :

Nous ne savons rien des négociations, Solargise a offert combien ?    À savoir qui veux spéculer, pas facile à déterminer.  Les propriétaires actuels ou Solargise ?

A partir de la valeur foncière on part déjà avec une base minimum de négociation. Comme les vendeurs n'ont pas voulu répondre aux journalistes, seule Solargise pourrait en dire plus long sur le prix demandé. Maintenant reste à voir si l'un ou l'autre des partis à intérêt à rendre publiques ces informations, du moins à ce stade-ci des échanges. Ce que je déplore cependant, c'est qu'on n'ait pas pu s'entendre pour que les emplois soient créés sur l'ile de Montréal, au coeur de l'agglomération métropolitaine.

Peut-être en saurons-nous davantage une fois la transaction complétée avec Valleyfield. Dans le processus certains auront sûrement des comptes à rendre pour expliquer ce flop monumental. Je me console en me disant qu'au moins c'est une ville de la région montréalaise qui recevra le pactole. Tandis que Montréal gagnera un siège social et un bureau de recherche.

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Citation

 

Je m'explique mal, cependant, la défaite de Montréal dans ce dossier la mairesse plante aurait-elle pu en étant plus diligeante assurer ces emplois pour l'est de Montréal.

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Il y a 9 heures, walker a dit :

Je m'explique mal, cependant, la défaite de Montréal dans ce dossier la mairesse plante aurait-elle pu en étant plus diligeante assurer ces emplois pour l'est de Montréal.

Le choix de terrain était assez limité et aucun autre n'avait la surface suffisante ou les qualités requises pour accommoder Solargise. La mairesse n'a pas non plus le pouvoir de forcer un propriétaire gourmand à baisser son prix. Elle peut exproprier pour un parc ou pour des infrastructures publiques, mais ne peut le faire pour une transaction privée. Comme le site était l'élément déterminant pour l'investisseur, il est allé là où il a trouvé les meilleures conditions pour son établissement.

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Il y a 16 heures, walker a dit :

Je m'explique mal, cependant, la défaite de Montréal dans ce dossier la mairesse plante aurait-elle pu en étant plus diligeante assurer ces emplois pour l'est de Montréal.

 

Il y a 7 heures, acpnc a dit :

Le choix de terrain était assez limité et aucun autre n'avait la surface suffisante ou les qualités requises pour accommoder Solargise. La mairesse n'a pas non plus le pouvoir de forcer un propriétaire gourmand à baisser son prix. Elle peut exproprier pour un parc ou pour des infrastructures publiques, mais ne peut le faire pour une transaction privée. Comme le site était l'élément déterminant pour l'investisseur, il est allé là où il a trouvé les meilleures conditions pour son établissement.

D'accord avec acpnc.  A walker: la seule «autre chose» que la Ville de Montréal aurait pu faire, c'est d'offrir des conditions plus «alléchantes», essentiellement sous la forme de rabais de taxes.  J'imagine qu'il y a eu un peu de cela, mais il y a des limites  à aller trop loin dans cette direction, parce que: 1) ça pose un problème d'équité vis-à-vis les autres propriétaires fonciers de la ville; 2) ça créerait un précédent, vite exploité par d'autres promoteurs;  3) ce coût d'opportunité pour la Ville risquerait de dépasser les avantages que la ville retirerait en contrepartie (i.e. si le projet était localisé à Montréal).  La Ville n'était tout de même pas pour se mettre à plat ventre!  Et 4) Il est possible/concevable que même avec les meilleurs bonbons fiscaux du monde, l'écart entre le prix exigé par le propriétaire montréalais et celui du terrain disponible à Valleyfield  était tellement grand qu'il ne pouvait être comblé par ce moyen.  J'en conclus que la «défaite» était préférable à une victoire ruineuse.

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Merci messieurs, vos réponses jettent un éclairage très logique sur mon questionnement. La ou je suspectais une maladresse il y avait des réponses très plausibles.

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Moi ce qui me surprend c'est la gourmandise du propriétaire du golf. Il doit être au courant qu'il va ce faire exproprié bientôt pour le parc... alors pourquoi n'a t'il pas accepter n'importe quelle offre supérieur au montant de cette plausible expropriation. 

à moins qu'il n'y avais aucune expropriation en vue? 

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