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UN PEU DE MONTRÉAL À ÉDIMBOURG

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ÉDIMBOURG — Elle s’assoit sans même chercher à savoir pour quel média on travaille. On lui a dit qu’on venait de Montréal, ça semble lui suffire. Après tout, les Québécois ne courent pas les rues à Édimbourg. Et encore moins ceux qui fabriquent des bagels.

 

Avant même qu’on ait eu le temps de poser une seule question, Larah Bross nous a pratiquement raconté sa vie. Quarante ans, deux enfants, un mari photographe, un parcours sinueux, entamé dans une famille juive de Côte-Saint-Luc, des études de théâtre à Dawson, un job de G.O. sur des croisières Disney, un détour par New York… et puis Édimbourg, en Écosse, où elle semble avoir fait son nid. Avec un certain succès, il faut bien le dire.

Larah a ouvert Bross Bagels en août 2017, dans le quartier chic de Portobello, à deux pas de la mer. Ce n’était au départ qu’un « projet secondaire », dit-elle. Et puis l’affaire a décollé : critiques dans les journaux, participation à des émissions et à des festivals culinaires, elle a même reçu la visite d’un rabbin, qui a validé son initiative !

« Franchement, je ne me serais jamais attendue à un tel succès », lance Larah, qui se décrit comme une femme « sonore et énergique ».

Pas qu’elle soit la première à offrir des bagels à Édimbourg, non. On connaissait notamment Elephant & Bagels, petite sœur du célèbre Elephant House, où J.K. Rowling a écrit le premier Harry Potter. Mais aucun autre établissement ne propose des bagels bios « à la montréalaise », par opposition à ceux de New York, qui sont « plus gros, plutôt comme du pain », dit-elle.

« Ma mère m’a envoyé des bagels de la rue Saint-Viateur par Fedex. Avec mes boulangers, on s’est assis et on les a analysés pour arriver au plus proche de la recette », dit-elle, en évoquant, notamment, la présence de sirop d’érable dans sa pâte à bagels.

UN SECOND ÉTABLISSEMENT

Il faut croire que les Écossais ont apprécié, car la clientèle a « explosé », dit Larah. Les affaires vont si bien, d’ailleurs, qu’elle ouvrira à la mi-avril un second Bross Bagels, plus grand, dans un autre quartier d’Édimbourg, qui cohabitera cette fois avec la boulangerie. Comme les comptoirs à bagels du Mile End, à Montréal, les lieux seront ouverts 24 heures. Elle a même fait fabriquer, sur mesure, une « glissade » à bagels en aluminium, pour être totalement fidèle au modèle d’origine. « C’est pour le facteur wow ! », lance Larah, en rêvant déjà d’une troisième succursale, à Glasgow. Son seul regret ? Que les règlements municipaux interdisent l’utilisation d’un four à bois.

Il est bientôt midi et le petit commerce se remplit. Les clients font la file pour un bagel au fromage. Comme Chris et Kirsty, qui ont découvert l’endroit « par hasard » et aiment y revenir « parce que c’est différent ». Aux murs, des autocollants de Montréal et une plaque d’immatriculation blanche et bleue « Je me souviens » ne laissent pas de doute sur l’origine du produit.

Les Écossais savent maintenant que le meilleur bagel vient bel et bien de Montréal, et non de New York. Il était grand temps que quelqu’un rétablisse les faits.

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