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Immobilier: une taxe pour les acheteurs étrangers à Montréal?

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Publié le 03 mai 2017 à 16h05 | Mis à jour le 03 mai 2017 à 16h05

 

Immobilier: une taxe pour les acheteurs étrangers à Montréal?

Montréal devrait-elle imiter Vancouver en imposant une taxe sur les achats... (Photo François Roy, archives La Presse)

Photo François Roy, archives La Presse

Montréal devrait-elle imiter Vancouver en imposant une taxe sur les achats immobiliers aux étrangers? Disant vouloir prévenir une surchauffe du marché immobilier, Projet Montréal réclame à Québec le pouvoir d'imposer une telle taxe.

L'opposition à l'hôtel de ville s'inquiète en effet d'assister à une flambée des prix à l'instar de celle observée dans l'ouest du pays. «Le marché immobilier de Montréal est encore sous contrôle, mais nous devons aller chercher les outils pour prévenir le problème», estime Valérie Plante, chef de l'opposition.

Vancouver a décidé d'imposer une taxe de 15% aux acheteurs étrangers pour calmer son marché. La mesure a été jugée efficace, mais a entraîné un déplacement du problème vers Toronto. Maintenant que l'Ontario a présenté un projet de loi pour aussi imposer une telle taxe, Projet Montréal croit que la métropole doit se préparer à l'arrivée massive de ces spéculateurs. «Ne répétons pas les erreurs de Vancouver et Toronto, qui ont trop attendu avant de réagir. Agissons dès maintenant», dit Valérie Plante.

Déjà, Montréal dit avoir observé une hausse de 62% du nombre d'acheteurs étrangers entre janvier et octobre 2016. La part des acheteurs étrangers s'élèverait déjà à 5% au centre-ville de Montréal, soit la même part que dans certaines parties de Vancouver.

 

Projet Montréal présentera lors du prochain conseil municipal une motion pour que la Ville demande officiellement à Québec de lui confier ce pouvoir.

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Je suis tout à fait pour ce genre de taxe gouvernementale afin de limiter les hausses artificielles du prix des logements, qui créent automatiquement des distorsions malsaines dans le marché. Il faut envoyer un message clair aux spéculateurs dès le départ, qu'on ne les laissera pas s'enrichir impunément aux dépends de la population résidente.

Il est assez clair que l'arrivée massive de riches étrangers qui n'ont aucune volonté de s'établir chez nous, mais seulement de créer de la surenchère, ne sont pas bienvenus. D'autant plus que le marché montréalais par comparaison à ceux de Toronto et Vancouver est nettement plus bas. Il offre par surcroit une capacité d'enrichissement beaucoup plus importante qui pourrait flamber très rapidement.

Il faut donc tout faire pour éviter que le marché immobilier montréalais se transforme en casino de hautes mises, car une fois que le mouvement inflationniste est amorcé, il est extrêmement difficile de le contrôler. D'ailleurs la spéculation n'enrichit que ceux qui la pratique et donne une fausse idée de prospérité. Puisqu'une fois que les joueurs se désintéressent d'un marché donné, ce dernier risque la déflation, une correction sévère ou des années de stagnation. 

Ces bulles immobilières agissent sur le même modèle que la bourse: les prix montent, montent invitant plus d'acheteurs à tenter leur chance jusqu'à la surchauffe. Puis ceux qui sont expérimentés et plus mobiles retirent leurs billes et vont jouer ailleurs, emportant leurs profits loin d'ici. Ils laissent derrière eux des propriétés que la moyenne des consommateurs ne peut plus acheter, avec des conséquences économiques désastreuses durables, notamment pour les gens ordinaires.

D'ailleurs un des vices de ces crises immobilières, c'est qu'elles font fuir la population locale hors des grands centres, en forçant encore davantage l'étalement urbain. Si on regarde le grand tableau, loin d'apporter un enrichissement collectif, ce phénomène appauvrit les plus vulnérables et nuit considérablement à l'accessibilité du logement pour la majorité des acheteurs locaux et cela pour de nombreuses années.

En résumé cela devient un transfert massif de la richesse, à partir des plus pauvres vers les plus riches, souvent à l'extérieur du pays et sans aucune compensation.

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Contre. Y a rien d'artificiel quand y a des acheteurs qui se conforment aux normes déjà très stricts de financement hypothécaire au Canada. 

Cest leur argent, c'est leur logement. 

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On n'est pas rendu là encore. Le marché Montréalais n'est pas en surchauffe, et même loin de l'être encore. Ne créons pas de barrière artificielle pour le moment. Bien entendu, n'attendons pas trop tard non plus, car les conséquences néfastes d'une surenchère finissent par nuire à l'économie. Mais il me semble qu'on a pas mal de marge encore. Et puis pourquoi une solution si simple? Taxe ou pas taxe contre les acheteurs étrangers. Des mesures contre la spéculation, oui. Mais si des acheteurs étrangers comptent habiter leurs maisons ici, ou y faire habiter leurs enfants qui viennent étudier, pourquoi les punir?

Nous avons l'avantage de voir venir le problème, de voir aussi venir les problèmes potentiels liés à la taxe en question. Nous devrions profiter du temps qui nous est imparti afin de cogiter des solutions plus créatives, qui sait?

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Voici une nouvelle qu'on appréhendait tous un peu de la part de l'administration Plante. J'espère qu'il ne tuerons pas le boom immobilier Montréalais:

 

OTTAWA — Davantage d’acheteurs chinois ont acquis un logement en copropriété à Montréal en 2017, selon des données dévoilées mardi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et par Statistique Canada.

Il pourrait s’agir d’un transfert de la demande causé par la taxe sur les ventes de propriétés aux étrangers imposée à Toronto et à Vancouver pour ralentir le marché, selon les analystes de la SCHL.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, veut obtenir du gouvernement du Québec le pouvoir d’imposer une telle taxe au besoin. «J’en ai discuté avec le ministre (des Affaires municipales, Martin) Coiteux pour que nous puissions en tant que Ville imposer une taxe similaire à celle de Vancouver et de Toronto si nécessaire», a-t-elle dit mardi.

La proportion de propriétaires non résidants est passée de 1,1 pour cent en 2016 à 1,7 pour cent en 2017, ce qui hisse Montréal au troisième rang après Toronto et Vancouver. C’est la plus forte hausse des 17 régions métropolitaines recensées.

Il s’agit d’une hausse remarquée puisque le nombre d’acheteurs étrangers demeurait sensiblement le même depuis 2014, années où ces données ont commencé à être compilées.

Cette augmentation en 2017 touche particulièrement les constructions récentes d’immeubles en copropriété du centre-ville de Montréal et de l’île des Soeurs.

Parmi les acheteurs étrangers, la proportion de Chinois qui ont acquis des appartements dans la métropole québécoise est passée de 10 pour cent en 2016 à 21 pour cent en 2017. Reste que ce sont les Américains qui sont les plus présents sur le marché immobilier local avec 28 pour cent. Les Français comptent pour 17 pour cent.

Deux autres facteurs pourraient également expliquer cet engouement pour Montréal. Les prix des appartements sont plus bas qu’à Toronto et Vancouver et l’économie demeure vigoureuse.

La SCHL note que l’intérêt des acheteurs étrangers pour le marché montréalais ne semble pas avoir causé de flambée des prix puisque l’écart entre le prix payé et le prix demandé demeure le même pour les acheteurs non résidants et les acheteurs locaux.

 

http://journalmetro.com/actualites/montreal/1300333/hausse-des-proprietaires-etrangers-a-montreal/

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Il y a 2 heures, Nameless_1 a dit :

Voici une nouvelle qu'on appréhendait tous un peu de la part de l'administration Plante. J'espère qu'il ne tuerons pas le boom immobilier Montréalais:

 

OTTAWA — Davantage d’acheteurs chinois ont acquis un logement en copropriété à Montréal en 2017, selon des données dévoilées mardi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et par Statistique Canada.

Il pourrait s’agir d’un transfert de la demande causé par la taxe sur les ventes de propriétés aux étrangers imposée à Toronto et à Vancouver pour ralentir le marché, selon les analystes de la SCHL.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, veut obtenir du gouvernement du Québec le pouvoir d’imposer une telle taxe au besoin. «J’en ai discuté avec le ministre (des Affaires municipales, Martin) Coiteux pour que nous puissions en tant que Ville imposer une taxe similaire à celle de Vancouver et de Toronto si nécessaire», a-t-elle dit mardi.

La proportion de propriétaires non résidants est passée de 1,1 pour cent en 2016 à 1,7 pour cent en 2017, ce qui hisse Montréal au troisième rang après Toronto et Vancouver. C’est la plus forte hausse des 17 régions métropolitaines recensées.

Il s’agit d’une hausse remarquée puisque le nombre d’acheteurs étrangers demeurait sensiblement le même depuis 2014, années où ces données ont commencé à être compilées.

Cette augmentation en 2017 touche particulièrement les constructions récentes d’immeubles en copropriété du centre-ville de Montréal et de l’île des Soeurs.

Parmi les acheteurs étrangers, la proportion de Chinois qui ont acquis des appartements dans la métropole québécoise est passée de 10 pour cent en 2016 à 21 pour cent en 2017. Reste que ce sont les Américains qui sont les plus présents sur le marché immobilier local avec 28 pour cent. Les Français comptent pour 17 pour cent.

Deux autres facteurs pourraient également expliquer cet engouement pour Montréal. Les prix des appartements sont plus bas qu’à Toronto et Vancouver et l’économie demeure vigoureuse.

La SCHL note que l’intérêt des acheteurs étrangers pour le marché montréalais ne semble pas avoir causé de flambée des prix puisque l’écart entre le prix payé et le prix demandé demeure le même pour les acheteurs non résidants et les acheteurs locaux.

 

http://journalmetro.com/actualites/montreal/1300333/hausse-des-proprietaires-etrangers-a-montreal/

Et merde.

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Perso, je crois qu'il vaut mieux mettre la taxe avant qu'après. A part quand vient le temps d'hériter ou de déménager, il n'y a pas vraiment de bénéfices à l,augmentation du prix des maisons. Oui ma maison va valoir 10-20% de plus, mais je vais devoir acheter quelque chose 10-20% plus cher. 

Oui je pourrais toujours en profité en passant à un loyer minable! mais si je veux me louer quelque chose de décent, j'aurai a payer le prix du marché aussi. 

De plus, le coût abordable des maisons aide économiquement. Si on t'offre 80 000$ dans une ville ou tu devra dépenser 15 000K/ans pour te loger et un autre job ou tu est payé 100 000 mais tu devra dépenser 40K/ans pour te loger, le choix se fait rapidement si on regarde un peu plus loin que le salaire brut. Je sais que Vancouver par exemple a des problème à recruter parce que les gens se disent: "Hey c'est bien beau, mais ça va me coûter 3 fois plus cher me loger, mais vous ne payez pas 3 fois le salaire!"

Ça ne m'inquiète pas trop tant que la taxe est raisonnable. 

 

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