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Bâtiment 7

batiment_7.PNG

Citation

Emplacement: angle des rues Le Ber et de la Congrégation
Hauteur en étages: 
Hauteur en mètres: 
Coût du projet: 
Promoteur: 
Architecte: 
Entrepreneur général: 
Début de construction: 
Fin de construction: Dernière phase en 2020
Site internet: http://www.batiment7.org/
Lien webcam: 
Autres images: 
Vidéo promotionnelle: 
Rumeurs: 
Autres informations: "La conversion du Bâtiment 7 sera réalisée par phases, dont chacune incarne un des axes de déploiement de la mission : Pratiques collaboratives et Services de proximité, Famille et Santé, Sécurité alimentaire et agriculture urbaine, Art contemporain"

 

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Pointe-Saint-Charles

Bâtiment 7, la fierté d’un quartier militant

L'édifice industriel désaffecté connaîtra une nouvelle vie, au profit des citoyens

Judith Cayer, chargée de projet, pose devant le Bâtiment 7.Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Judith Cayer, chargée de projet, pose devant le Bâtiment 7.

C’est un peu David contre Goliath : la victoire improbable d’un groupe de citoyens qui a réussi à s’approprier un vieux bâtiment industriel de Pointe-Saint-Charles — le quartier champion de la résistance citoyenne — pour le rendre à la communauté.

Ce projet hors de l’ordinaire est en train de prendre forme à l’angle des rues Le Ber et de la Congrégation, dans ce coin un peu désert situé à la limite est de Pointe-Saint-Charles. Le Bâtiment 7, construit par le CN entre les années 1924 et 1946, subit une importante cure de rajeunissement. Les travaux viennent de commencer. Le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et l’arrondissement du Sud-Ouest doivent annoncer au cours des prochains jours qu’ils investiront un total de 1,7 million de dollars dans le projet, a appris Le Devoir.

Cet édifice de briques brunes de 89 316 pieds carrés est voué à devenir un lieu rassembleur dans le quartier. Le Bâtiment 7 doit accueillir un café, une microbrasserie, une coopérative d’alimentation, des ateliers d’artistes, une quincaillerie, des jardins communautaires et un atelier de mécanique de vélo. Dans les phases suivantes, les responsables du projet se mobilisent pour accueillir une maison de naissance, un centre de la petite enfance, une entreprise de transformation alimentaire et des espaces pour travailleurs autonomes.
 

Pour les citoyens qui se battent depuis une douzaine d’années pour le développement harmonieux de ce secteur, c’est une victoire totale. Un soulagement. « Pendant des années, personne n’y croyait, mais on a gagné notre pari », dit en soupirant Judith Cayer, qui porte à bout de bras le projet du Bâtiment 7 depuis le début.

 « On a fait reculer Loto-Québec, qui voulait déménager le casino ici en 2005, puis on a réussi à obtenir le Bâtiment 7 pour le redonner aux gens du quartier », ajoute-t-elle.

Une histoire de solidarité
 

Le Groupe Mach, le promoteur immobilier qui possède l’édifice — et l’immense terrain qui appartenait au CN —, s’apprête à céder gratuitement le Bâtiment 7 au milieu communautaire, en plus de faire un don d’un million de dollars et de décontaminer le terrain à ses frais. Les citoyens ont dû livrer une longue bataille pour obtenir le bâtiment.

 Judith Cayer est émue en nous faisant visiter le chantier, en cette journée ensoleillée de printemps. Tout est à refaire, à l’intérieur comme à l’extérieur : portes, fenêtres, maçonnerie, électricité, plomberie, chauffage, ventilation, peinture, ascenseur…
 

« Il n’y a qu’à Pointe-Saint-Charles qu’un projet comme celui-là peut réussir. Le quartier a une histoire de solidarité, de militantisme. Aujourd’hui, c’est une histoire qui se réactualise », dit Judith Cayer. Les premières coopératives d’habitation et la première clinique de santé communautaire du Québec ont vu le jour à Pointe-Saint-Charles. Plus du quart des appartements du quartier sont des logements sociaux. Bref, Pointe-Saint-Charles milite, revendique, se mobilise.
 

« Quand on met nos forces ensemble, on peut réussir. Il faut s’approprier notre territoire. On a une vision de développement économique. Les gens se prennent en main, créent leurs emplois, deviennent autonomes », dit Judith Cayer.

 « On a besoin d’un projet comme le Bâtiment 7 : ce secteur est un désert alimentaire et culturel. »

Une voisine, Christine Blais, passe par là par hasard. Elle vient jaser. Cette enseignante retraitée a participé à la mobilisation en faveur du Bâtiment 7. « C’est une maudite bonne idée. Ça va mettre de la vie dans le quartier », dit-elle.
 

854 logements à venir

 Le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais, est d’accord. « C’est vraiment une victoire de la mobilisation citoyenne, mais aussi de la mobilisation politique,dit-il. À Pointe-Saint-Charles, les gens sont revendicateurs, mais ils sont aussi structurés, ils proposent des solutions. »

Tout le secteur, témoin du passé industriel de Montréal, subit une vaste transformation. Le terrain de 34 hectares (l’équivalent de 62 terrains de football américain) appartenait au CN au siècle dernier. Le Groupe Mach a acquis ces terres pour 1 $ en 2005 avec l’intention de développer des entreprises et de construire des logements. Les élus et les citoyens se sont mobilisés pour forcer l’aménagement de parcs et de logements sociaux, notamment.
 

Aujourd’hui, 95 % du complexe industriel Les Cours Pointe-Saint-Charles est occupé par des industries légères et des locaux pour bureaux. Le projet a permis de créer près de 300 emplois dans le quartier, indique Cédric Constantin, chargé de projet chez Groupe Mach.

 « Pour la portion résidentielle, située dans le prolongement des rues Sainte-Madeleine, Bourgeoys et Charron, nous prolongerons les rues, livrerons des terrains à la Ville pour aménager des parcs, et nous allons construire un mur acoustique entre le projet et les terrains de Via Rail », précise M. Constantin. Le plan de développement du quartier prévoit la construction de 854 unités résidentielles, dont 210 logements sociaux. Le Groupe Mach cherche à obtenir les permis pour construire les premiers logements au printemps 2018.
 
 

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    • Par steve_36
      D'après mes sources, un projet de 8 étages verrait le jour prochainement sur le site situé au nord-est de l'intersection de Ottawa et Eleanor.
      Je ne suis pas sur du nom mais ca pourrait être la phase 7 du groupe qui construit Le Murray et le W phase 3 , 4 et 5.
      Mais ou donc serait la phase 6 ?  .......Peut-être à l'Ile des sœurs, selon mes sources....
      ...À suivre !
    • Par faze555
      UN PROJET AUDACIEUX, SIGNÉ DEVIMCO IMMOBILIER
      Ancré dans une vision moderne où se juxtaposent éléments naturels, matériaux bruts et design novateur, Éléments condominiums offre des espaces de vie exceptionnels d’une à deux chambres au cœur du réputé quartier Griffintown, à l’intersection des rues du Séminaire, Basin et de la Montagne.
       
      http://elementscondos.com/

       
      (Probablement la prochaine phase de District Griffin ZEN (sur le Parc)
    • Par ScarletCoral
      via le Journal Métro :
       
      Hydro-Québec veut construire un poste dans le Sud-Ouest
       
      Par André Desroches
      TC Media
      Hydro-Québec doit construire un poste de transformation dans l’arrondissement du Sud-Ouest afin de répondre aux besoins liés à la croissance de la demande et à la pérennité de ses installations. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a amorcé, le 3 février, une période d’information sur le projet.
       
      Mis en service en 1929, le poste Atwater situé dans l’arrondissement de Verdun a atteint sa capacité maximale. D’où la nécessité d’un nouveau poste. Plusieurs appareils qui s’y trouvent doivent être remplacés. Il dessert principalement le quadrilatère formé par la rue Notre-Dame, le fleuve, la rue de l’Église et la rue Bridge ainsi que l’Île-des-Soeurs, ce qui représente environ 36 000 clients.
       
      Le poste Saint-Patrick sera construit dans le quartier Pointe-Saint-Charles sur un terrain d’une superficie de 30 000 m2 situé sur la rue Saint-Patrick, à l’angle de la voie ferrée du CN et des autoroutes 15 et 20.
       
      Le projet comprend également la construction de deux lignes de raccordement. Au terme d’une consultation tenue il y a un an, Hydro-Québec a annoncé qu’elle retenait comme solution une ligne aérienne d’une longueur de 350 m et une ligne souterraine d’environ 500 m.
       
      Le coût du projet est estimé à 125 M$. La construction devrait débuter à l’automne 2016 pour une mise en service au printemps 2019.
       
      Impacts
       
      Selon l’étude d’impact réalisée par la société d’État, on anticipe une augmentation du niveau sonore et du nombre de véhicules lourds en circulation pendant les travaux de construction.
       
      Hydro-Québec estime que «les champs électromagnétiques occasionnés par la présence du poste électrique n’auront aucun impact sur la santé des habitants vivant à proximité».
       
      Audiences publiques
      La période d’information et de consultation se poursuit jusqu’au 20 mars.
       
      C’est durant cette période qu’une demande pour la tenue d’audiences publiques sur le projet peut être adressée au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
       
      «Il faut une seule demande pour qu’il y ait des audiences», signale Julie Olivier, porte-parole du BAPE.
       
      À l’arrondissement du Sud-Ouest, on indique qu’il est trop tôt pour dire si l’on fera une demande d’audiences publiques.
       
      Même chose du côté de la table de concertation Action-Gardien de Pointe-Saint-Charles. «C’est prématuré», fait savoir Marie-Josée Béliveau, organisatrice communautaire. «On est attentif au dossier.» Action-Gardien a pris part aux consultations d’Hydro-Québec il y a un an. L’organisme a notamment suggéré des mesures de verdissement visant à prévenir les effets d’îlot de chaleur, rappelle Mme Béliveau. On a également demandé le déplacement du pylône qui se trouve présentement dans le parc d’Argenson.
       
      Documentation
      Le BAPE tiendra une séance d’information sur le projet le 25 février, à compter de 19h30, au CRCS St-Zotique situé au 75, rue du Square-Sir-Georges-Étienne-Cartier.
       
      Les documents sur le projet peuvent être consultés jusqu’au 20 mars à la bibliothèque Georges-Vanier, 2450, rue Workman. L’ensemble du dossier est également disponible sur le site du BAPE.
    • Par ScarletCoral
      Le parc B au coin d'Ottawa et Peel devrait être le premier des trois parcs à être complété. Contrairement aux deux autres, celui-ci n'a pas de bassin de rétention.
       
      Dans le PPU Griffintown :
      Mettre en valeur la caserne No. 3 dans le cadre de l’aménagement du domaine public de l’intersection des rues Peel et Ottawa.

      Dans la présentation lors de la soirée de consultation publique du 31 janvier 2018






      Dans le rapport de la consultation publique : 
      L’analyse de cette soirée de consultation révèle que la vision partagée par une majorité de citoyens pourrait se résumer ainsi :
      Parc A : Parc de quartier, parc pour les familles, nature abondante Parc B : Parc dynamique, place publique, aménagement en lien avec l’artère commerciale, animation culturelle Parc C : Parc fractionné en plusieurs ambiances : lieu de rassemblement, lieu de détente et parc sportif PARC B
      Si des participants de quelques tables ont indiqué souhaiter que le parc B en soit un de quartier, la vaste majorité des participants est d’avis que le plus petit des trois parcs risque d’attirer des gens provenant de partout à Montréal et des touristes. Ainsi, il a été mentionné que le projet du complexe culturel MR-63 et les commerces situés autour allaient attirer des passants dans ce parc. Le parc B est perçu comme une halte ou un lieu de rassemblement.
      Plusieurs tables ont mentionné que les heures d’animation et de fréquentation du parc seraient fortement influencées par les points d’attraction, comme la programmation du complexe culturel MR-63 ou les commerces situés autour. La semaine, il est également probable que de nombreux travailleurs des environs mangent dans le parc. Quelques participants ont indiqué qu’ils ne souhaitent pas que le projet MR-63 s’installe dans le parc B, mais la majorité semble être favorable au projet.
      En ce qui concerne l’ambiance recherchée, la majorité des participants souhaitent que le parc B soit une place publique dynamique. Le lieu serait animé par des activités culturelles, de la restauration, des petits événements ponctuels. Certains souhaitent que le parc ait un design recherché et excentrique. À l’opposé, les participants de quelques tables souhaitent que le parc B soit un parc calme, un lieu de détente et un lieu avec de la végétation abondante.
      Plusieurs équipements proposés par les citoyens sont en lien avec des activités culturelles.
      Lorsqu’il a été demandé aux participants de définir le parc B en un mot ou une expression, la majorité d’entre eux ont résumé leur vision du parc comme une place publique et un lieu culturel animé. Ainsi, les participants de certaines tables ont écrit : « WOW, design et art urbain, touristique », « un concentré de Griffintown/Landmark », « programmation culturelle forte (marché public, camion de cuisine de rue, MR-63, exposition d’art local, etc.) » ou encore « culture, diversité et bonne bouffe ».
      Les participants d’environ cinq tables ont toutefois une vision opposée et souhaitent notamment un parc « de détente », une « oasis » ou un « îlot de fraîcheur ».
       
      Rappel du projet MR-63

       
       
       
       
       
       
       
    • Par ScarletCoral
      La bibliothèque Saint-Charles sera agrandie, mais sans l'ajout d'une maison de la culture. Cette décision a été prise suite à un consultation publique

      Source : http://ville.montreal.qc.ca/culture/bibliotheque-de-saint-charles
      Bibliothèque de Saint-Charles
      Cette bibliothèque occupe elle aussi une ancienne caserne de pompiers, celle-là datant de 1891. En 1973, c'est sous la pression des citoyens que l'édifice est sauvé de la démolition et réaménagé. Dès son ouverture en 1976, la bibliothèque devient un véritable lieu de rencontre pour les résidants des environs. Dans ce quartier ouvrier aux multiples problématiques sociales, la bibliothèque devient le coeur vivant d'une participation citoyenne active.
      On y trouve une oeuvre d'art unique, intitulée "Monsieur Philippe". Il s'agit d'une table dessinée par Philippe Béha, un illustrateur montréalais d'origine marocaine au talent aussi intarissable que son imagination. La table a été réalisée par l'architecte Philippe Lupien. C'est sur le plateau de cette table insolite que les enfants viennent tous les jours faire leurs devoirs. Inspirant!
       
      http://journalmetro.com/local/sud-ouest/actualites/1355932/pas-de-maison-de-la-culture-dans-pointe-saint-charles/

      Pas de maison de la culture dans Pointe-Saint-Charles
      Par Justine Gravel
      Si l’idée d’une maison de la culture dans Pointe-Saint-Charles intéressait la quarantaine de participants à la consultation publique qui s’est déroulée mercredi soir au Centre Saint-Charles, l’empiètement sur l’espace vert du carré d’Hibernia et l’achalandage que cela causerait dans le quartier les a rebutés.
      L’arrondissement a profité du projet d’expansion de la bibliothèque Saint-Charles, possible grâce au Programme de rénovation, d’agrandissement et de construction (RAC) de la Ville de Montréal, pour offrir la possibilité aux résidents d’y ajouter une maison de la culture moderne.
      Le fait d’intégrer ce lieu culturel à la bibliothèque permettrait que l’entièreté des coûts liés à cette nouvelle construction soit assumée par la ville-centre. Toutefois, cette alternative s’accompagne de son lot d’enjeux, notamment un prolongement du délai des rénovations de la bibliothèque, en piteux état, une augmentation de la circulation dans un quadrilatère déjà achalandé et une réduction importante d’un parc fortement utilisé par les résidents.
      La construction de 2600 m2 prendrait en effet place dans l’espace vert de la rue Mullins.
      «C’est certain que je suis pour une maison de la culture, mais pas à cet endroit-là malheureusement. C’est dommage parce qu’on ne sait pas quand l’offre reviendra sur la table», déplore Denis Charron, un résident du quartier depuis 11 ans.
      Même son de cloche chez tous les résidents présents à la consultation, un consensus plutôt rare dans ce genre d’exercice.
      «Les gens sont super intéressés à avoir une offre culturelle intéressante dans le quartier. Qui serait contre? Par contre, avec les paramètres imposés par la Ville, c’est très difficile d’envisager cette offre-là», souligne Cédric Glorioso-Deraiche, chargé de projet à la Table de concertation communautaire de Pointe-Saint-Charles, Action-Gardien.
      Autres possibilités
      La conclusion de la consultation publique n’a pas surpris le conseiller ville du Sud-Ouest, Craig Sauvé. «Ce sont des gens impliqués que l’on voit souvent, je m’attendais à ce genre de commentaires», dit-il, précisant que le vote et le rapport de la consultation publique de mercredi soir seront les deux seuls éléments pris en compte dans la décision de l’arrondissement.
      L’idée d’une maison de la culture n’est toutefois pas écartée de la table. «La conclusion de ce soir ne veut pas dire qu’il n’y en aura jamais. Il y a d’autres opportunités à saisir», indique M. Sauvé.
      L’utilisation de l’auditorium de l’école primaire Charles-Lemoyne à des fins de spectacles ou des salles du Centre-Saint-Charles pour y tenir des expositions a d’ailleurs été évoquée par un résident.
      «On nous parle d’occuper un espace vert alors qu’il y a plein d’espaces sous-utilisés près de la bibliothèque», mentionne Denis Charron. Une idée jugée intéressante par le conseiller de ville, qui compte explorer cette alternative avec son équipe.
      La culture figure parmi une longue liste de priorités pour le nord de Pointe-Saint-Charles, notamment l’offre commerciale de la rue Centre, les espaces verts et l’habitation.
       
      Communiqué de l'arrondissement :
      Agrandissement de la bibliothèque Saint-Charles sans maison de la culture
      24 janvier 2018
      Montréal, le 24 janvier 2018 -Le projet d'agrandissement de la bibliothèque Saint-Charles dans le carré d'Hibernia ira de l'avant sans l'ajout d'une maison de la culture. La question a fait consensus auprès de la quarantaine de personnes ayant participé à la soirée de consultation organisée par les élus du Sud-Ouest, le 17 janvier au Centre Saint-Charles, sur la possibilité d'ajouter un lieu de diffusion culturel au projet.
      Ainsi, environ les deux tiers des participants se sont prononcés contre. « Il était important pour nous de sonder l'opinion des citoyens de Pointe-Saint-Charles sur la possibilité d'ajouter un tel volet. Les participants auraient tous bien aimé pouvoir profiter des services d'une maison de la culture dans leur quartier, mais la localisation est loin d'être idéale et les délais qui en auraient découlé pour l'agrandissement et la rénovation de la bibliothèque Saint-Charles inquiétaient aussi », a tenu à préciser le maire de l'arrondissement du Sud-Ouest et président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoit Dorais. 
      Parmi les enjeux soulevés, notons le prolongement des délais de réalisation de la future bibliothèque, l'empiétement supplémentaire dans le parc d'un bâtiment plus imposant de quatre étages et l'augmentation significative de la circulation automobile dans le secteur. 
      La réalisation de ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme de rénovation, d'agrandissement et de construction (RAC) des bibliothèques de Montréal.  « Ce projet implique une démarche globale de réaménagement du carré d'Hibernia. La construction de la nouvelle bibliothèque constitue bien sûr une priorité. Le bâtiment d'intérêt patrimonial actuel doit faire l'objet d'une rénovation urgente pour en assurer sa sécurité. De plus, l'actualisation des services de la bibliothèque est essentielle pour répondre aux nouvelles normes en vigueur. »
      « La soirée de consultation constituait une étape importante dans le processus. Je remercie tous les participants qui, par leurs commentaires et suggestions, nous ont permis de prendre une décision éclairée. Nous pouvons maintenant aller de l'avant avec l'élaboration du programme fonctionnel et technique de la future bibliothèque.», a conclu le maire Dorais.