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Elbphilharmonie Hamburg : la nouvelle et époustouflante salle symphonique de Hambourg

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Hambourg devrait inaugurer sa Philharmonie le 11 janvier 2017, avec un concert de l’Orchestre symphonique de la NDR sous la direction de Thomas Hengelbrock. L’annonce faite lundi 12 janvier par la mairie laisse entrevoir la fin d’un long tunnel.

 

L’édifice aurait dû ouvrir ses portes en… 2010. Le coût du projet s’élèvera pour le contribuable à 789 millions d’euros, contre 77 millions prévus initialement.

 

Des vagues « de glace » à 110 mètres de hauteur

 

Érigé directement sur l’Elbe, l’édifice est une prouesse architecturale dessinée par le cabinet suisse *Her*zog & de Meuron. La structure de verre posée sur un ancien entrepôt en brique évoque des vagues de glace qui culminent à 110 mètres.

 

La principale salle de concerts, nichée à près de 43 mètres au-dessus du sol, a l’ambition d’être l’une des meilleures au monde : son acoustique signée du Japonais Yasuhisa Toyota devrait enchanter jusqu’à 2 150 spectateurs. Le bâtiment abritera deux autres salles, un hôtel de 250 chambres, 45 appartements de luxe et une terrasse offrant une vue panoramique sur la ville de 1,7 million d’habitants.

 

> Lire aussi : Philharmonie de Paris, une gestation tourmentée

 

Dès le début du chantier, en avril 2007, les contentieux entre la Ville (qui gère le chantier via l’entreprise ReGe), le constructeur Hochtief et le cabinet d’architectes se multiplient. La construction prend du retard, les différentes parties se rejettent la faute, la facture s’alourdit, la justice est saisie.

 

Les travaux sont même interrompus à l’automne 2011, à la demande du constructeur, qui assure que le toit de 2 000 tonnes risque de s’écrouler s’il est construit selon les plans. La mairie, passée à gauche début 2011, engage alors des pourparlers. Au printemps 2013, un nouvel accord garantit la livraison du bâtiment pour le 31 octobre 2016 et une ouverture en 2017. Les coûts sont réévalués à 865 millions d’euros, dont 789 millions d’argent public. Depuis, le chantier avance sans incident.

 

Des travaux démarrés avant la finition des plans

 

Qui porte la responsabilité de ce fiasco ? Un rapport de la commission d’enquête du Parlement de Hambourg (la ville a le statut d’État régional) fait apparaître un manque de planification – les travaux ont débuté avant que les plans du bâtiment ne soient achevés, ce qui a conduit au chaos sur le chantier –, des chefs de projet dépassés, des coûts sous-estimés, un maire qui ne s’intéresse pas aux détails… Architectes, industriels, politiques, tous sont mis en cause.

 

> Lire aussi : Philharmonie : « le temps dira s’il s’agit d’un bâtiment du Grand Paris »

 

Dans un pays où d’autres grands chantiers sont en souffrance – aucune date d’inauguration du nouvel aéroport de Berlin n’est encore déterminée –, beaucoup d’observateurs mettent en cause les partenariats public-privé.

 

Critiquant notamment le fait qu’un responsable politique (souvent le maire) soit généralement à la tête du conseil de surveillance de la société chargée de la gestion d’un projet d’infrastructure, sans compétence dans le domaine du bâtiment.

 

Camille Le Tallec, à Hambourg

 

A Hambourg, la Philharmonie de l’Elbe, projet grandiose et malmene - La Croix

 

architecture-la-philharmonie-de-hambourg-nouveau-joyau-culturel_3.jpg

 

elbe-hambourg-salle-nouvelle-classiquenews-582-390-philharmonie.jpg

 

 

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J'ai particulièrement apprécié la partie de l'article (reportage) faisant état des nombreuses difficultés et controverses ayant entouré la construction de ce complexe, ainsi que la mention du cas (encore bien pire) du futur? aéroport Berlin/Brandenburg International (BBI). Ce sont des dossiers que j'ai suivis de près depuis le début, de sorte que j'ai eu amplement le temps de m'interroger sur les causes du phénomène. Mes recherches m'ont amené à «découvrir» d'innombrables «histoires» de projets publics, notamment routiers et même de petite envergure, qui n'ont eu de cesse d'être modifiés, ou de voir leur cote de priorité amendée plus d'une fois, s'étendant sur des périodes dépassant souvent 20 ans. L'extrême complexité des processus de planification, de consultation et de révision est vraisemblablement en cause. L'ironie, c'est que concurremment, des décisions aux conséquences infiniment plus importantes, comme la fermeture programmée des centrales nucléaires, ont été prises avec une célérité renversante! Alors, quand on se compare...

 

Ayant en tête la misérable histoire de la construction de l'Elbphilharmonie, j'avoue qu'il m'est difficile d'en apprécier les qualités esthétiques et acoustiques, quelles qu'elles soient.

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La ville de Hambourg (populations de ville et de connurbation similaires à Montréal, mais PIB/hab plus élevé) soutient la construction de ce qui serait la 3ème plus haute tour d'Allemagne en 2025 même en prenant en compte les futurs projets de Francfort/Main

Hambourg est une ville nordique dynamique, économiquement diversifiée, culturellement riche, à l'architecture et au paysage raffinés et délicates.

Néanmoins, cela ne les empêche pas de contempler l'avenir avec optimisme et à surpasser l'échelle humaine

Elbtower, une icône architecturale de 235 m, singera donc l'entrée dans la HafenCity aux côtés de l'Elbphilharmonie

Le lauréat a été sélectionné à l'unanimité par le jury

Projekt: Elbtower
Straße: Zweibrückenstraße
Bauherr: SIGNA Prime Selection AG
Architekt: David Chipperfield Architects Ltd
Eckdaten:
- Investitionsvolumen: ca. 700 Millionen Euro
- Kaufpreis Grundstück: über 100 Millionen Euro
- Baubeginn (voraussichtlich): 2021
- Fertigstellung (voraussichtlich): 2025/2026
- Grundstück: 21.055 m²
- Gebäudehöhe: 235 Meter
- Bruttogeschossfläche: ca. 101.000 m²
- Büroflächen: ca. 70.000 m²
- Boardinghouse/Hotel: ca. 16.000 m²
- Publikumsflächen: ca. 11.000 m² bis ca. 13.000 m²
- sonstige Publikumsflächen: ca. 3.000 m²
- Arbeitsplätze: ca. 2.700 (bei intensiver Nutzung über 3.000)
- Stellplätze: ca. 560

Vidéo

HafenCity Seite

 

 

zweibrckenstrae_iiiphsv6.jpg

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zweibrckenstrae_vp2sdx.jpg

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    • Par IluvMTL
      http://patrimoine.ville.montreal.qc.ca/inventaire/fiche_bat.php?batiment=oui&lignes=25&protection=&id_bat=0142-12-4467-01&debut=525
       
      AIDE   NOUVELLE RECHERCHE       RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE     FICHE DU BÂTIMENT  Identification   Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.   Station de pompage Craig, façade ouest
      ©Ville de Montréal, 2006   Station de pompage Craig, façade nord
      ©Ville de Montréal, 2006   Station de pompage, façade sud
      ©Ville de Montréal, 2006 Les termes précédés d'un  sont définis au glossaire. Nom du bâtiment : Station de pompage Craig
      Adresse civique : 2000, avenue Viger Est Arrondissement ou ville : Ville-Marie (Montréal)
      Localisation :                               Use ctrl + scroll to zoom the map
                    Imagery ©2017 , DigitalGlobe     Terms of Use   Satellite     50 m              Construction    Date de construction initiale : 1887
       Nom du concepteur de la
      construction initiale : Perrault et Mesnard
      (architectes)
      Maurice Perreault (1857-1909) et Albert Mesnard (1847-1909) forment la firme d’architecture qui porte leur nom de 1880 à 1895. Cette dernière compte à l’époque parmi l’une des plus importantes de la profession et son carnet de commandes est bien rempli, surtout pour des édifices religieux et institutionnels. On leur doit entre autres l’agrandissement du Vieux-Palais de justice de Montréal, 155 Notre-Dame Est (1890), les églises Saint-Charles et Saint-Gabriel, 2115 et 2157 du Centre (1889 et 1891), et le bureau d’enregistrement de Longueuil (1890). Plus tard associés à Joseph Venne, ils concevront notamment le Monument National, 1182 Saint-Laurent (1891-1894). Perreault et Mesnard sont également les concepteurs de la station de pompage Riverside, érigée à la même époque que la station Craig.  Nom du propriétaire constructeur : Ville de Montréal
      (propriétaire de 1887 à aujourd'hui)
      À la suite des recommandations de la Commission des inondations, la Ville de Montréal fait construire cette station de pompage en 1887. Pendant près d’un siècle, la station Craig demeure fonctionnelle. Depuis que la station est devenue une installation excédentaire dans les années 1980, on dénote, de la part du milieu culturel montréalais, une volonté d’animer ce lieu. Ainsi, plusieurs événements culturels ont été organisés dans l’ancienne station de pompage. Sa localisation particulière entre deux voies rapides ainsi que son état physique représentent un défi à son éventuelle mise en valeur.         Station de pompage, façade sud (détail)
      ©Ville de Montréal, 2002         Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment   Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivantes : Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale) Bibliographie sur l'immeuble   Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
      veuillez consulter les sources suivantes :
      Blouin & associés, Bâtiments municipaux, fiche 171. CUM, Dossiers du répertoire CUM, Édifices publics, pp. 288-289. Ethnotech, Macro-inventaire Ste-Marie, p. 83. Lafontaine, Usine de pompage Craig (2006) Noppen, Du chemin du Roy (2001), p. 105. Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 3, pp. 359-368. Thiffault, Usine de pompage Craig (2005) Ville de Montréal, Dossiers administratifs Ville de Montréal, évaluation Ville-Marie, p. 96.  Numéros de référence   Bâtiment : 0142-12-4467-01
      Propriété : 0142-12-4467
        Avertissement :   Droits réservés, 2002-2017 
      Données mises à jour le 14 avril 2011       RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE         AIDE   NOUVELLE RECHERCHE    
       
       
    • Par DonPictures
      "Better to have a short life that is full of what you like doing than a long life spent in a miserable way." - ALAN WATTS
      Salut, j'a fais une petite vidéo et je vous la partage. 
      Suivez moi sur instagram- @donpicturehd
      https://www.instagram.com/donpicturehd/
      Equipement utilisé: Principalement le Nikon D3400 LENSE: AF-P DX NIKKOR 18–55 mm f/3.5–5.6.
      Ça serait apprécier si vous vous abonnez à ma chaîne youtube. N'hésitez pas à commenter, merci!
       
    • Par mtlurb
      Nom: Tour Deloitte
      Hauteur en étages: 26
      Hauteur en mètres: 135
      Coût du projet: 100 000 000,00$
       
      Promoteur: Cadillac Fairview
      Architecte: KPF et Groupe IBI DAA
      Entrepreneur général: PCL Constructors / Construction C.A.L.
      Emplacement: http://www.mtlurb.com/forums/attachment.php?attachmentid=4423&d=1340458961
       
      Début de construction: Octobre 2012
      Fin de construction: Juin 2015
       
      Site internet: http://latourdeloitte.ca/
       
      Lien webcam:
       
      Autres informations:
       
      * Louée à 70.3% (septembre 2013)
      * 48 000m2 (514 000p2) de superficie de bureaux
      * Édifice LEED platine
      * Le locataire principal sera la firme Deloitte pour 160 000p2
      * Rio Tinto Alcan sera locataire des étages 18 à 26
      * Signature, 32-foot-high lobby facing the historic Windsor Court
      * Outdoor courtyard with a skating rink, public seating and park area qui sera nommé "Cour Rio Tinto Alcan"
      * Bush shed (a heritage-designated remnant of Windsor Station's original rail platforms) will be incorporated into the window line of the courtyard-level lobby
      * 135 mètres
       
      Rumeurs:
       
      Aperçu du projet:
       

       
      9 autres images: http://mtlurb.com/forums/showthread.php?p=146231#post146231
       
      Vidéo promotionnelle:
    • Par IluvMTL
      ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 17 JUIN 2015 À 19 H 00 À TOUTES LES PERSONNES SUSCEPTIBLES D’ÊTRE INTÉRESSÉES PAR LE PREMIER PROJET DE RÉSOLUTION ADOPTÉ EN VERTU DU RÈGLEMENT SUR LES PROJETS PARTICULIERS DE CONSTRUCTION, DE MODIFICATION OU D'OCCUPATION D'UN IMMEUBLE AFIN : D’AUTORISER LA CONSTRUCTION D’UN ÉDIFICE À BUREAUX SUR LE SITE DÉLIMITÉ PAR LES RUES YOUNG, WILLIAM ET MURRAY - 1130-1134, RUE WILLIAM PRENEZ AVIS
       
      que, à la suite de l’adoption d’un premier projet de résolution lors de sa séance du 2 juin 2015, le conseil de l’arrondissement tiendra une assemblée publique de consultation le 17 juin 2015 à 19 h 00 à la mairie d’arrondissement du Sud-Ouest située au 815, rue Bel-Air, à la salle du conseil (2ième étage). L’étude de ce premier projet de résolution découle du Règlement sur les projets de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (RCA04 22003) et a pour objet d’autoriser la construction d'un bâtiment sur le site délimité par les rues Young, William et Murray. Le projet prévoit la construction d’un bâtiment d’une hauteur de 6 étages hors-sol d’une superficie de plancher d’environ 11 500 m2, qui sera destinée à accueillir des espaces à bureau. Le projet déroge aux normes se rapportant à la hauteur et à la densité. Lors de cette assemblée publique de consultation, le maire de l’arrondissement ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera le premier projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s’exprimer à ce sujet. Ce premier projet de résolution contient des dispositions susceptibles d’approbation référendaire. Le territoire concerné par ce projet particulier comprend la zone visée ainsi que les zones contiguës à celleci : Le premier projet de résolution est disponible pour consultation au Bureau Accès Montréal situé au 815, rue Bel-Air, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30. Montréal le 4 juin 2015 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d’arrondissement
       
      sent via Tapatalk
    • Par Malek
      Jean-Christophe Laurence
      La Presse
       
      Dans quelques semaines, on connaîtra le nom des architectes qui réaliseront le nouveau Planétarium, dont l'ouverture est prévue pour mars 2012. Le moment semble bien choisi pour s'interroger sur le sort qu'on réservera à l'ancien Planétarium, qui s'élève depuis 1966 au 1000, rue Saint-Jacques.
       
      Si tout se passe comme prévu, le bâtiment devrait poursuivre ses activités jusqu'en septembre 2011. Après? On n'en sait trop rien. Et c'est justement ce qui inquiète Dinu Bumbaru, de l'organisme Héritage Montréal, qui considère le bâtiment comme un emblème patrimonial montréalais en raison de sa forme peu banale et de sa résonance historique. «Le maire a déjà laissé entendre que ce serait un bel endroit pour un projet immobilier, lance M. Bumbaru. Alors oui, c'est une question qui nous préoccupe.»
       
       
       
      Démolira? Démolira pas? À la Ville, on affirme que la réflexion est entamée, mais pas encore terminée. «Dire qu'on veut le détruire voudrait dire qu'on a déjà fait un choix, souligne Bernard Larin, attaché de presse au comité exécutif de la Ville. Pour l'instant, toutes les possibilités sont sur la table et on est en train d'étudier ça.»
       
      Que faire avec le Planétarium Dow, comme il s'appelait à l'époque? Comment recycler cet étrange objet architectural, moitié iglou, moitié spoutnik? Du plus farfelu au plus sérieux, architectes, designers, journalistes, urbanistes et spécialistes du patrimoine lancent quelques idées...
       
      Dinu Bumbaru
       
      Directeur des politiques, Héritage Montréal
       
      «Il faut faire preuve d'imagination. Personnellement, je le confierais à la Société des arts technologiques (SAT). Qu'on en fasse un salon de l'image. Un lieu consacré aux étoiles montantes des arts visuels, de l'art électronique - musique, infographie, création numérique. C'est un espace tellement exceptionnel qu'il ne faudrait absolument pas le banaliser. Les gens ne réalisent pas à quel point des endroits comme ça sont rares. Et celui-ci a son caractère propre. Il a été construit à l'époque d'Expo 67 et du métro. Pour nous, c'est un témoin de la volonté montréalaise de se situer dans la modernité.»
       
      Luc Noppen
       
      Historien d'architecture, professeur au département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM
       
      «Spontanément, j'en ferais volontiers un grand amphithéâtre pour l'École de technologie supérieure (ETS), qui est juste à côté. L'autre option serait de démolir. Il y a de la construction immobilière qui va continuer à se faire dans le secteur. Mais ce serait dommage. C'est un édifice public avec une forme particulière. Si on a des quartiers qui ne sont faits que de parallélépipèdes destinés à abriter des appartements, ça devient un peu monotone.»
       
      Frédéric Metz
       
      Professeur de design, UQAM
       
      «Le bâtiment a une forme saugrenue, mais en même temps discrète. Il témoigne d'une époque où on faisait des choses un peu différentes. En ce sens, je trouve important de le sauvegarder. Maintenant, qu'en faire? J'ai trois options. Je mettrais l'institut Braille, vu qu'il fait tout noir. Ou alors un musée de la bière, parce qu'il avait été financé par la brasserie Dow. Sinon, je dirais un cirque de puces. Ou de chiens. Ou de nains. Ou de poneys. Un petit cirque pour être à l'opposé du Cirque du Soleil. Vous me trouvez farfelu? Le principe, c'est qu'il manque de fantaisie à Montréal...»
       
      Richard Lafontaine
       
      Architecte et membre de DOCOMOMO-Québec (Documentation and Conversation of Modern Movement)
       
      «Si on pense développement durable, il serait absurde de le démolir pour entasser encore plus de déchets de construction pour rien, alors qu'on pourrait se forcer pour lui trouver un autre usage. Il faut de l'imagination, mais je crois que le bâtiment est capable d'en prendre en matière de transformation. C'est la qualité des édifices modernes. Alors moi je dis qu'on conserve le bâtiment et son système de projection. Pour qui fait de la projection expérimentale, c'est une salle idéale.»
       
      Yves Beauchamp
       
      Directeur de l'École de technologie supérieure
       
      «L'option de récupérer le Planétarium, on la considère depuis longtemps. Tout le monde le sait. La seule chose, c'est qu'on ne paiera pas pour ça. Par contre, si on voulait bien nous le donner, on s'en occuperait. Ce serait un espace vert très intéressant pour notre communauté. Le bâtiment comme tel pourrait être utilisé comme incubateur pour les entreprises issues du travail de nos étudiants, de nos chercheurs. Ce serait une très belle vitrine pour l'école. Le grand avantage, si la Ville nous le donnait, c'est que, en notre qualité d'institution universitaire, nos en-lieux de taxes seraient payés par le provincial.»
       
      Philippe Lamarre
       
      Coéditeur du magazine Urbania
       
      «Aller au Planétarium, c'est comme être dans le coco de Jean Drapeau. Alors moi, j'en ferais un musée de tous les grands projets avortés de Montréal. On verrait le téléphérique reliant le mont Royal à l'île Sainte-Hélène, le restaurant sur le sommet de la croix du mont Royal, le métro jusqu'à Dorval, toutes ces choses-là... Imaginez un genre de Cyclorama, comme à Sainte-Anne-de-Beaupré. Sauf qu'au lieu de voir Jérusalem, ce serait les visions du maire Drapeau!»
       
      Daniel Gill
       
      Professeur, Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal
       
      «Le Planétarium est situé dans une espèce de no man's land. Ça rend difficile d'y faire une activité qui pourrait être rentable. S'il était au centre-ville, on pourrait dire qu'il y a un potentiel, parce qu'il y aurait un achalandage.
       
      «On pourrait investir dans un équipement culturel qui changerait tout le quartier et qui entraînerait du développement. Mais il faudrait mettre des gros sous. Il faut penser les investissements publics en fonction de la mondialisation. Voir comment ils peuvent devenir attractifs pour les nomades de la planète. En investissant 200 ou 250 millions, on pourrait générer quelque chose.»
       
      * * *
       
       
       
      De la bière aux étoiles
       
      La petite histoire du Planétarium «dow»
       
      Construit en 1966, le Planétarium «Dow» a été entièrement financé par la brasserie Dow (d'où son nom) avant d'être offert à la Ville de Montréal. Il a été conçu par la firme d'architectes David, Barott&Boulva, qui a également collaboré au projet d'Habitat 67. Outre son design moderne et assez unique, l'endroit s'est longtemps distingué par son système de projection dernier cri, le «planétaire», de fabrication allemande, une «bibitte» à 2 têtes, 7 moteurs et 150 projecteurs qui aurait coûté un demi-million de dollars en 1965. Au moment de sa construction, il n'existait pas plus de 30 planétariums dans le monde. Une douzaine ont été construits depuis au Canada. Fait à noter: trois autres projets de planétariums avaient précédé celui de la brasserie Dow. Dès 1939, le directeur de l'Université McGill avait proposé la construction d'un planétarium dans le parc Maisonneuve... à quelques mètres de celui qui doit être construit en 2012.
       
      > Source: Conseil du patrimoine de Montréal