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Le Musée McCord-Stewart souhaite déménager dans un nouvel édifice

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Dans un document ayant circulé en interne au Musée McCord, on évoquait la création possible d’un nouveau musée, qui aurait été construit dans l’espace de stationnement compris entre l’avenue du Président-Kenney et le boulevard De Maisonneuve, et entre les rues De Bleury et Jeanne-Mance.

Les musées McCord et Stewart, qui ont fusionné en 2013, cherchent un site, idéalement dans le Quartier des spectacles, pour construire un tout nouveau musée qui pourrait abriter les collections réunies des deux institutions.

 

C’est ce que Monique Jérôme-Forget, la présidente du conseil d’administration du Musée McCord-Stewart, a révélé mardi, en marge d’une table ronde organisée par le CORIM (Conseil des relations internationales de Montréal) sur les musées montréalais, à laquelle elle participait.

 

L’idée, c’est de « construire un nouveau musée », dit-elle. « On a une collection [celle du Musée Stewart] qui est à l’île Sainte-Hélène et une collection au Musée McCord. Ça fait deux ans qu’on a fusionné. Il faudrait qu’on mette nos deux collections ensemble, et on ne peut pas là où on est, sur Sherbrooke. »

 

Persévérer

 

L’ancienne présidente du Conseil du trésor du gouvernement du Québec évalue à « plus de 100 millions » les coûts qu’entraînerait un tel projet. Elle entend poursuivre des demandes auprès des deux ordres de gouvernement pour mener à bien le projet, ainsi qu’auprès du secteur privé. « Cela demande des investissements dans les infrastructures. Avec l’arrivée du Parti libéral fédéral qui dépense dans les infrastructures, ça va peut-être aider », a-t-elle dit. Au sujet de son propre Parti libéral provincial, elle a reconnu qu’il était « plutôt chiche » par les temps qui courent. « C’est pour ça qu’il faut persévérer », a-t-elle dit.

 

« On pourrait toujours garder les deux édifices, mais c’est très coûteux. En matière d’administration, c’est plus coûteux d’avoir deux édifices », poursuit-elle.

 

« Je n’ai pas d’échéancier » pour la réalisation de ce projet, dit Mme Jérôme-Forget, « je suis à la merci des gouvernements. » S’il est vrai que le site du Musée Stewart, sur l’île Sainte-Hélène, est magnifique, l’endroit n’attire pas beaucoup de visiteurs, pas plus de 15 000 par année. Le Musée McCord, rue Sherbrooke, reçoit pour sa part des centaines de milliers de visiteurs par année.

 

Le Musée Stewart a été fondé en 1955 par David Macdonald Stewart et est présentement logé dans un ancien dépôt militaire britannique fortifié de l’île Sainte-Hélène. Le musée McCord, fondé en 1921 par David Ross McCord, est pour sa part installé dans un immeuble de la rue Sherbrooke qui appartient à l’Université McGill.

 

Il y a plusieurs mois, un document avait circulé en interne au Musée McCord évoquant la création possible d’un nouveau musée, qui aurait été construit dans l’espace de stationnement compris entre l’avenue du Président-Kennedy et le boulevard De Maisonneuve, et entre les rues De Bleury et Jeanne-Mance. Ce nouveau musée aurait repris la mission historique du Musée McCord, mais aurait été désigné davantage comme un musée montréalais.

 

 

 

Même mission

 

La mission du nouveau musée demeurerait fondamentalement la même, expliquait mardi Mme Jérôme-Forget, qui rappelle que les collections amérindienne, française et anglaise ainsi que la collection Notman du Musée McCord en font sa particularité.

 

Lors de la table ronde, qui réunissait aussi les présidents des conseils d’administration des musées Pointe-à-Callière, du Musée d’art contemporain et du Musée des beaux-arts de Montréal, Mme Jérôme-Forget a dit ne pas avoir reçu tant de demandes des différentes institutions muséales, alors qu’elle dirigeait le Conseil du trésor du Québec. Elle a par ailleurs relevé la nécessité pour Montréal d’avoir un musée phare, qui attire des visiteurs à Montréal par sa seule présence. Le président du conseil d’administration du Musée des beaux-arts, Brian Levitt, disait par ailleurs que le tiers des visiteurs de ce musée venait de l’étranger, et que le tiers de ce tiers était venu à Montréal spécifiquement pour aller au MBAM.

 

La discussion, animée par Marie-France Bazzo, a aussi porté sur le financement mixte des musées, dont les budgets proviennent à la fois de collectes privées et des fonds publics. Alexandre Taillefer, président du conseil d’administration du Musée d’art contemporain, a fait valoir que l’État ne devrait pas se retirer dès qu’une institution muséale devient plus autonome. Monique Jérôme-Forget a noté que les musées européens s’appuient presque entièrement sur du financement public, tandis que les musées américains sont plutôt financés par le privé.

 

 

http://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/453065/le-musee-mccord-stewart-souhaite-demenager-dans-un-nouvel-edifice

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Le déménagement du Musée McCord-Steward dans le QdS est une excellente idée, on augmenterait ainsi la masse critique de visiteurs, autant pour la nouvelle institution que pour toutes les autres qui seront voisines, dont le fameux MAC. Plus que jamais le Quartier des Spectacles deviendra le coeur culturel vibrant de Montréal et du Québec, en devenant un incontournable pour tout le monde.

 

Avec le nombre et le degré de qualité des institutions dans le périmètre de la Place des Festivals et autour, le Quartier des Spectacles gagnera assurément une plus grande réputation internationale et sera le meilleur ambassadeur de la métropole québécoise. On y viendra de partout pour profiter de l'extraordinaire concentration en arts et spectacles en plein centre urbain, d'une des villes déjà parmi les plus excitantes d'Amérique.

 

Finalement la proximité de tous ces lieux de culture ne pourra que favoriser une plus grande synergie, en créant des ponts entre les disciplines. Encore une fois ce sont toutes les activités présentes qui y gagneront en unissant leurs forces, tout en favorisant un incroyable potentiel de créativité.

 

L'attrait du QdS en sera démultiplié, en devenant un pôle majeur culturel et touristique de Montréal, à l'instar du couple Vieux-Port et Vieux-Montréal; et le Parc Olympique-Jardin Botanique dédié aux sciences de la nature. En regardant tout cela avec une vision plus globale, on constate que notre société distincte se donne les outils nécessaires à son épanouissement et à son rayonnement sur la planète. Et nous le faisons par la promotion d'institutions nationales fortes et dynamiques, pleinement représentatives de ce que nous sommes vraiment, en tant que nation à part entière dans le monde.

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Musée McCord: un déménagement se dessine

L'élection de Justin Trudeau est un baume pour le musée McCord. La Presse a appris que l'institution muséale projette de déménager dans un nouvel édifice construit près de la place des Festivals, au centre-ville de Montréal. Ce projet de 150 millions pourrait bien voir le jour d'ici 2020, en partie grâce au programme d'infrastructures de 65 à 125 milliards promis par le chef libéral.

 

Présidente du conseil d'administration du musée McCord depuis quatre ans, l'ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget était tout sourire, hier midi, lors d'une conférence organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

 

Après avoir clamé que les «gouvernements ne font pas assez» pour financer les musées, elle a fait part à La Presse de son optimisme quant au projet de déménagement du musée McCord. Le fait que Justin Trudeau devienne bientôt locataire du 24, promenade Sussex, à Ottawa, donne de l'oxygène à ce projet grâce au programme d'infrastructures que le chef libéral veut mettre en branle au cours des 10 prochaines années.

 

«Justin Trudeau a même parlé des infrastructures culturelles, alors c'est clair qu'il est probablement plus ouvert que l'ancien gouvernement qui n'était pas très chaud pour créer un nouveau musée à Montréal, a dit Mme Jérôme-Forget à La Presse. De plus, Montréal va avoir une présence politique [libérale] qui va permettre de défendre la ville alors qu'on n'avait personne à Ottawa pour le faire.»

 

Un site convoité

L'emplacement du futur musée McCord n'est pas officiellement décidé. «On lorgne des terrains au centre-ville de Montréal et on essaie d'avoir un bon prix», dit Monique Jérôme-Forget. Mais La Presse a eu connaissance du site «idéal» convoité par le musée. Le terrain appartenant à la Ville de Montréal se trouve dans le quadrilatère compris entre les artères Jeanne-Mance, De Bleury, De Maisonneuve et Président-Kennedy, soit au nord de la place des Festivals. Cet espace est actuellement occupé par un terrain de stationnement.

 

 

La construction du nouveau musée McCord à cet endroit ajouterait à la nature artistique du quartier, qui comprend déjà la Place des Arts, le Musée d'art contemporain, la Maison du jazz et qui accueillera bientôt l'Office national du film.

 

Déménagement nécessaire

La présidente et chef de la direction du musée McCord, Suzanne Sauvage, explique que le déménagement n'est pas une «fantaisie». «On est à l'étroit dans le musée actuel, dit-elle. On n'a pas suffisamment de galeries. Nos réserves débordent. On a de la difficulté à continuer de collectionner, car on n'a plus d'endroits où mettre nos objets. C'est un besoin réel.»

 

Le projet de 150 millions devra être financé en trois parts égales par le secteur privé, Québec et Ottawa. «J'ai reçu du gouvernement du Québec l'argent pour le plan fonctionnel et technique de ce nouveau musée. J'ai donc déjà mis le pied dans la porte, dit Mme Jérôme-Forget. Cela va permettre de déterminer nos besoins afin de créer un nouveau musée moderne. Après, il faudra s'assurer qu'on obtienne notre argent.»

 

Selon Monique Jérôme-Forget, le musée pourrait être prêt pour 2018. Mais Suzanne Sauvage penche plutôt pour 2020: «Ce projet m'enthousiasme, dit Mme Sauvage, mais il faut faire des plans préliminaires, choisir des architectes, etc. C'est un projet de trois ans, et ça, c'est quand on aura l'argent. J'espère que le projet sera appuyé en 2017, ce qui permettra de lancer les premières phases de développement en même temps que le 375e anniversaire de Montréal et que le 150e anniversaire du Canada. Ce serait un beau cadeau à laisser aux Montréalais.»

 

http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201510/21/01-4912222-musee-mccord-un-demenagement-se-dessine.php

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Pourquoi pas dans la bibliothèque St.Sulpice?

 

Ils déménagent pour avoir assez d'espace pour accueillir les collections des deux musées regroupés. Je ne pense pas que la biblio St-Sulpice soit beaucoup plus grande que le Musée McCord actuel.

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Ils déménagent pour avoir assez d'espace pour accueillir les collections des deux musées regroupés. Je ne pense pas que la biblio St-Sulpice soit beaucoup plus grande que le Musée McCord actuel.

 

En effet tu as raison, ça semble être sensiblement le même volume. Toutefois il y a beaucoup d'espaces vides autour et en arrière de la bibliothèque, il aurait quand même une possibilité de construire une tour dans l'av.Joly (a l’arrière de la bibliothèque).

 

Et en ce qui concerne l'espace aérien au-dessus de l'actuel musée McCord? Ça serrait pas moins cher de rester là, et ajouter une tour au-dessus? Il me semble que pour un musée d'histoire, ça prend quand même un bâtiment historique, non? Tout de moins en partie. Je ne pense pas que le MBAM aurait le même "appeal" s'il était dans un bâtiment ultra-moderne? L'enveloppe compte tout autant que le contenu à mon avis...

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    • Par DonPictures
       
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    • Par fmfranck
      Les effets des taxes à Toronto et Vancouver se font sentir. 
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    • Par joaobruno

       
       
       
      (Radio-Canada)
       
      Le Musée d'art contemporain (MAC) propose un ambitieux plan d'agrandissement de 88 millions de dollars, qui passerait par la reconstruction de l'édifice qu'il occupe actuellement, au coeur du Quartier des spectacles, à Montréal.
       
      La direction du MAC demande la participation des gouvernements de Québec et d'Ottawa, et s'engage à contribuer à raison de 10 millions de dollars au projet avec des dons privés, a appris Radio-Canada.
       
      « C'est une transformation complète de l'édifice que nous voulons [...] Si on veut un nouveau musée, c'est que notre collection a énormément grandi », explique Paulette Gagnon, directrice générale du MAC.
       
      Depuis que le musée s'est installé à la Place des arts en 1992, sa collection s'est enrichie de 4000 oeuvres et la fréquentation a atteint 200 000 visiteurs par année.
       
      « Notre collection n'est pas assez montrée, et on veut aussi donner au public et aux artistes la possibilité d'avoir des espaces adéquats dans un environnement propice à la création », poursuit Mme Gagnon.
       
      L'espace d'exposition serait ainsi doublé après l'agrandissement du musée, qui pourrait présenter de 8 à 10 % de sa collection, respectant les normes de l'UNESCO, indique la directrice du MAC.
       
      Actuellement, seulement 1,5 % de ces oeuvres sont accessibles au public.
       
      Le MAC compte également « prendre sa place » dans le nouveau Quartier des spectacles, et s'ouvrir à la place des Festivals, inaugurée en septembre 2009.
       
      « C'est dommage, car le musée est complètement fermé sur la place. Ce sont des portes de garage que nous voyons, car il n'y avait pas de place publique quand le musée a été construit », affirme Paulette Gagnon.
       
      La directrice générale du musée confirme que l'établissement a bel et bien abandonné l'idée de s'installer dans le Silo numéro 5 du port de Montréal, un projet ambitieux que caressait l'ancien directeur du musée, Marc Mayer.
       
      La direction du musée a choisi l'option la plus économique, comme l'explique Paulette Gagnon. « C'était un projet beaucoup trop coûteux, qui demandait des fonds de réparation tellement énormes », dit-elle.
       
      La direction du musée saura au cours de l'année 2012 si le plan d'agrandissement ira de l'avant.
       
      Paulette Gagnon espère que le projet sera lancé en 2014, quand le Musée d'art contemporain célébrera son 50e anniversaire.
       
      http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBFT/2011-12-08_18_00_00_tj18h_1897_07_500.asx&pos=0
    • Par fmfranck
      http://www.lesaffaires.com/techno/technologie-de-l-information/facebook-s-installe-a-montreal/597198?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=expansion-quebec-laboratoire-recherche&utm_content=14-09-2017
    • Par fmfranck
      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40709569&_dad=portal&_schema=PORTAL

      Publié le 13 septembre 2017 à 08h39 | Mis à jour à 09h58
       
      Montréal ajoute un symbole autochtone à ses emblèmes
      RE-ANDRÉ NORMANDIN
      La Presse   C'est maintenant officiel, la Ville de Montréal a ajouté un symbole autochtone à ses emblèmes pour marquer la contribution des Premières nations dans la fondation de la métropole québécoise.
      Le drapeau à la croix héraldique sera ainsi modifié pour ajouter un pin blanc dans un cercle rouge au centre. Il s'ajoutera ainsi aux quatre symboles floraux qui illustrent les communautés françaises, anglaises, écossaises et irlandaises.
      Le pin blanc est un symbole de paix chez les peuples autochtones. Il a été inscrit en doré pour marquer son importance. Il a été placé au centre d'un cercle rouge pour symboliser le grand feu autour duquel le conseil autochtone se réunissait autrefois, comme l'a décrit Jacques Cartier.
      Cette modification est faite dans un processus de réconciliation avec les premières nations en cette année de célébrations du 375e anniversaire de fondation de Montréal.
       
      Geste symbolique, ce sont trois employés autochtones de Montréal de hisser pour la première fois le nouveau drapeau de la métropole, qui flotte devant l'hôtel de ville.
      «Pour des gens qui ont été si longtemps oubliés, vous ne pouvez pas savoir comment ça fait du bien de se sentir soutenu comme cela», a dit la chef mohawk de Kahnawake, Christine Zachary-Deom, qui a participé à la sélection du symbole du pin blanc.
        La chef mohawk s'est dite fort émue de voir une ville de l'importance de Montréal modifier ainsi ses emblèmes pour faire une place à ses premières nations, espérant que d'autres lui emboîtent le pas. «Il n'y a pas tant de symboles de réconciliation au Canada. Ç'en est un qui se rend jusqu'aux racines», s'est-elle réjouie.
      Les membres du comité ayant choisi le pin blanc ne dévoileront pas les autres symboles ayant été envisagés. «Chaque proposition a bien été étudiée et nous nous sommes entendus sur celui-ci. Ça ne nous tente pas de refaire le débat. Mais je peux vous dire qu'on n'a pas envisagé de mettre une tête d'indien, ça, je peux vous le confirmer», a dit la chef Zachary-Deom. Elle faisait ainsi référence à plusieurs controverses, notamment autour de logos d'équipes sportives jugés offensants par plusieurs nations autochtones.
      La chef Zachary-Deom estime aussi que l'ajout du pin blanc parlera à tous les Montréalais. «Montréal est un conglomérat de plusieurs nations venues trouver la paix et c'est le symbole idéal pour ça.»
      Plus tard aujourd'hui, Montréal doit confirmer son intention de retirer le nom du général britannique Amherst de ses rues en raison de ses actes controversés auprès des premières nations, retrait envisagé depuis plusieurs mois.