Recommended Posts

Enfin, un article français qui ne leur dit pas de s'installer sur le Plateau ;)

 

Dans l'Express.fr

 

Les quartiers bon marché de Montréal

 

Par Philippe Renault, publié le 11/08/2014 à 08:00

 

Ils portent des noms poétiques ou évocateurs du climat et on n'y croise pas des Français à tous les coins de rue! Les secteurs pas chers de la métropole gagnent à être connus. Les éditions Héliopoles livrent leurs bons plans, à l'occasion de la sortie du guide "S'installer à Montréal".

 

Côte-des-Neiges

 

Situé à l'ouest du mont Royal, c'est un des arrondissements les plus populaires de la ville. Depuis longtemps déjà, il attire de nombreux nouveaux immigrants, ce qui en fait l'un des quartiers les plus cosmopolites de Montréal. Pas moins de 80 communautés ethniques y sont représentées et on y trouve une importante population étudiante du fait de la proximité de l'Université de Montréal, mais aussi de ses loyers abordables.

 

Bien desservi par les transports en commun, il compte notamment huit stations de métro, presque un record. Les logements à louer, constitués essentiellement d'appartements, de duplex et de maisons, sont nombreux, mais parfois difficiles à obtenir du fait d'une forte demande. La partie sud, proche du mont Royal et de l'université, est plutôt fréquentée par la classe moyenne ou moyenne supérieure qui aime se rapprocher du quartier huppé et calme d'Outremont sans en subir les prix prohibitifs.

 

Dans le secteur plus au nord et à l'ouest du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, les logements sont souvent plus anciens et surtout de moins bonne qualité. De belles demeures cossues côtoient des appartements pas toujours salubres. Cette réputation de quartier défavorisé lui colle à la peau. Côte-desNeiges bouillonne toutefois de vie.

 

Les commerces sont variés et certains restent ouverts 24 heures sur 24. Il en va de même pour les restaurants très "cuisine du monde": vietnamiens, libanais, indiens, italiens, portugais... pour la plupart abordables et authentiques. À Côte-des-Neiges, on peut faire le tour de la planète en un jour.

 

Hochelaga-Maisonneuve

 

Voici un des secteurs de Montréal qui a mauvaise réputation. Prostitution, trafic de stupéfiants en pleine rue, homicides et interventions policières à Hochelaga-Maisonneuve occupent souvent la une des journaux. La réalité est cependant plus contrastée. Certes, le quartier a subi la fermeture de nombreuses entreprises et a dû faire face à une hausse du chômage et de la pauvreté dans les années 1980, mais le renouveau est en marche depuis une dizaine d'années.

 

Les anciennes usines y sont transformées en lofts ou en coopératives d'habitation, les rues commerçantes rajeunissent, l'offre culturelle se développe... bref, Hochelaga-Maisonneuve change. Le quartier reste néanmoins l'un des plus accessibles de la métropole, avec un loyer moyen, tous types de logements confondus, de 652 $ CAN.

 

Pour combien de temps encore? Les chantiers de construction qui poussent dans ses rues augurent d'un prochain embourgeoisement, comme c'est déjà le cas avec la place Valois et ses commerces raffinés.

 

En dehors de quelques zones dites difficiles, Hochelaga-Maisonneuve, un des quartiers les plus étendus de la ville, comporte de nombreux îlots résidentiels très agréables. C'est le cas par exemple des abords du Stade olympique et du parc Maisonneuve ou des alentours de la station de métro Joliette. Les zones qui posent encore problème se situent au sud de la rue Ontario et à l'ouest du boulevard Pie-IX. On est loin toutefois de l'époque où les Québécois qualifiaient le coin de coupe-gorge.

 

Villeray Parc-Extension

Ce périmètre, qui s'étend de part et d'autre du grand parc Jarry, a conservé sa réputation de secteur ouvrier et populaire. Comme Côte-des-Neiges, c'est aujourd'hui l'un des plus multiculturels. Villeray compte environ 25% de nouveaux venus récents et Parc-Extension, près de 60%. Les immigrés grecs de Parc-Extension ont petit à petit été remplacés par des Indiens et des Pakistanais tandis qu'à Villeray, Italiens et Portugais ont cédé la place aux Vietnamiens et aux Maghrébins.

 

Le secteur est réputé pour son grand nombre de locations et ses prix abordables. On y trouve aussi de grands appartements. Les logements sont majoritairement composés de duplex et d'immeubles anciens. Cependant, l'apparition de nouveaux immeubles ou de bâtiments industriels transformés en condominiums vient modifier petit à petit la physionomie de Villeray-Parc-Extension.

 

Le Sud-Ouest

 

Cet arrondissement, longtemps parmi les plus défavorisés de Montréal, est constitué de plusieurs quartiers au caractère distinct, mais tous de nature essentiellement populaire. Griffintown, Petite-Bourgogne, Pointe-SaintCharles, Saint-Henri... autant de faubourgs qui ont longtemps pâti d'une mauvaise réputation. Qu'on se rassure, pauvreté, criminalité et logements délabrés appartiendront bientôt au passé, car le Sud-Ouest est en pleine mutation. C'est le secteur qui monte. La revitalisation de Griffintown, transformé en un vaste ensemble immobilier assez luxueux, est un bon exemple de l'embourgeoisement en cours.

 

Le Sud-Ouest, c'est avant tout une proximité avec le centre-ville à pied ou à bicyclette, via les pistes cyclables. Ces dernières longent le canal Lachine, dont les rives autrefois encombrées d'immeubles industriels ont été transformées en trouées vertes invitant à la promenade. On y compte aussi plusieurs stations de métro. On trouve dans ce quartier de belles résidences victoriennes, d'anciennes usines ou entrepôts reconvertis en lofts ainsi que de simples logements ouvriers. Certains îlots tels que celui de la rue Sébastopol, près du parc des Cheminots, à Pointe-Saint-Charles, comportent de charmantes demeures avec jardin... on se croirait presque en banlieue.

 

Pour le moment, les loyers y sont abordables, et on peut y dénicher de belles maisons individuelles ou des duplex avec jardin pour moins de 450 000 $. Bien sûr, quelques zones encore en chantier peuvent rebuter et le manque de commerces se fait aussi parfois sentir. Quant au passé de violence, il s'est considérablement estompé, mais n'a pas totalement disparu. Il est donc prudent de bien se renseigner avant de s'installer.

 

Incontestablement, un vent de renouveau souffle sur le Sud-Ouest, qui devient une des aires les plus courues de la métropole. De plus en plus d'artistes s'y installent, comme la chanteuse Isabelle Boulay. On peut parier que d'ici à une dizaine d'années, le quartier aura totalement changé.

 

Les autres quartiers pas chers

Saint-Michel, Montréal-Nord, Anjou, Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Verdun

Modifié par ScarletCoral

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Fort intéressant. Mais pas seulement pour les Français, mais pour les Québécois aussi. En effet, les étiquettes (lesquelles ont un lien de parenté avec les préjugés) devraient toujours être considérées suspectes. Typiquement, elles sont le reflet d'un état ou d'une caractéristique qui fut peut-être largement véridique à un certain moment dans le passé; mais les choses changent, et les étiquettes tardent à suivre. C'est vrai des quartiers, comme des pays: pensez au "made in Japan", puis au " made in Taiwan", "made in Korea", etc.

 

Par ailleurs, de retour sur Montréal: ses arrondissements sont de vastes amalgames de quartiers et de voisinages souvent contrastés. Cöte-des-Neiges /NDG par exemple comprend des voisinages qui valent bien (et mieux) que l'Outremont ou le Westmount moyens. Hochelaga-Maisonneuve, c'est quant même pour une moitié Maisonneuve la ville nouvelle et modèle du début du XXe siècle. Et il y a le Cartierville du boulevard Gouin (dans ce cas, je serais aussi curieux de savoir s'il y a des résidents du coin qui auraient tendance à dire qu'ils habitent juste à côté de Saraguay (à l'ouest) ou le Nouveau-Bordeaux (à l'est), de la même façon qu'on dit "adjacent Outremont" et "adjacent Westmount".

Modifié par Né entre les rapides
ortho...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

  • Contenu similaire

    • Par acpnc
      13/11/2018 Mise à jour : 13 novembre 2018 | 15:54 http://journalmetro.com/local/sud-ouest/actualites/1922571/village-de-noel-du-sud-ouest-doubler-le-plaisir/ Village de Noël du Sud-Ouest: doubler le plaisir
      Par Justine Gravel  
      (Photo: Gracieuseté - Annie-Ève Dumontier) La 2e édition du Village de Noël dans le Sud-Ouest se déroulera du 30 novembre au 23 décembre. Tous les quartiers de l’arrondissement goûteront à la frénésie du temps des Fêtes à l’occasion de la 2e édition du Village de Noël dans le Sud-Ouest. Alors que les traditionnels chalets en bois ronds occupés par les marchands et les artisans seront établis à la Place du Marché, une pléiade d’activités se tiendra également dans les parcs Garneau, Carré d’Hibernia, Faubourg-Sainte-Anne et à la place du Bonheur-d’Occasion.
      À la place publique située à l’angle des rues Saint-Ambroise et Atwater, les festivités commenceront dès le 30 novembre avec la projection du film culte français Le père Noël est une ordure et se poursuivront pendant quatre week-ends, soit le double de l’an dernier.¸
      «Nous sommes également passés d’une vingtaine de chalets à une quarantaine, ce qui représente environ 75 commerçants et artisans locaux», explique Line Basbous, la fondatrice du Village de Noël de Montréal, l’organisme à but non lucratif (OBNL) derrière la programmation.
      Photo: Annie-Ève Dumontier
      En parcourant les différents kiosques, les visiteurs pourront se réchauffer avec du vin chaud, du jus de pomme à la cannelle ou une assiette bien garnie du fameux Montréal Raclette Party, l’événement signature de la programmation qui aura lieu le soir du lancement.
      «Ça a tellement bien fonctionné l’an dernier que nous avons décidé de quadrupler l’expérience en offrant des soirées gourmandes chaque vendredi, notamment un repas de Noël typiquement québécois et une soirée alsacienne avec choucroute géante», renchérit Mme Basbous.
      Le chef Frédéric Chamand, fondateur du restaurant Marmite Su’l Feu dans Saint-Henri, concoctera également un menu spécial, le 14 décembre, qui fera voyager les visiteurs jusqu’à l’île de la Réunion. D’autres bonnes adresses du Sud-Ouest seront de la partie, dont le Zibo! Griffintown et Mignon Churros & Nougat Mtl du marché Atwater.
      Comme nouveauté cette année, le Chaudron Gourmand, un restaurant avec places assises aménagé dans une yourte au décor enchanteur, accueillera les visiteurs désirant prendre une bouchée et siroter des cocktails bien au chaud.
      Inclusion
      L’idée de tenir un événement d’une aussi grande ampleur en plein cœur d’un arrondissement occupé par plus de 40% de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté est de permettre à tous de vivre la magie du temps des Fêtes.
      «Noël rime souvent avec consumérisme, mais c’est aussi synonyme de rassemblement, partage et découvertes. Et c’est en plein l’esprit du Village de Noël de Montréal. Tout le monde peut participer et se sentir inclus», souligne le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais.
      Plusieurs activités gratuites figurent au programme, notamment les ateliers créatifs, les projections cinématographiques extérieures et les spectacles musicaux, sans oublier la présence du père Noël et ses lutins. Les visiteurs pourront également aller à la rencontre de nombreux artisans du coin et se procurer à moindre coût des objets faits main créés à partir de matériaux recyclés.
      Photo: Annie-Ève Dumontier
      Les organisateurs envisagent que près de 100 000 personnes se déplaceront afin d’assister aux festivités de Noël dans le Sud-Ouest, soit près de cinq fois plus que l’an dernier en raison des nouvelles installations et des villages éphémères.
      Vous pouvez consulter la programmation complète ici
      121 000$ L’arrondissement du Sud-Ouest a investi 121 000 $ pour le Village de Noël. L’événement, au coût approximatif de 250 000 $, bénéficie également de l’appui de plusieurs autres partenaires, dont la caisse Desjardins du Sud-Ouest et Parcs Canada.
         
    • Par avilner10
      Saint Charles Condos

       
    • Par ScarletCoral
      Le parc B au coin d'Ottawa et Peel devrait être le premier des trois parcs à être complété. Contrairement aux deux autres, celui-ci n'a pas de bassin de rétention.

      Projet MR-63 :

       
    • Par UrbMtl
      Nom: Nua
      Hauteur en étages: 7
      Hauteur en mètres: 
      Coût du projet: 
      Promoteur: Knightsbridge
      Architecte: ADHOC Architectes
      Entrepreneur général: 
      Emplacement: Saint-Patrick/de Laprairie
      Début de construction: 
      Fin de construction: automne 2019
      Site internet: http://nua.devkb.ca
      Lien webcam: 
      Autres informations: 
      Rumeurs: 
      Aperçu artistique du projet:

       
    • Par ScarletCoral
      http://journalmetro.com/actualites/montreal/1868454/montreal-se-dote-dun-droit-de-preemption-dans-neuf-secteurs/
      18/10/2018 Mise à jour : 18 octobre 2018 | 13:28   Montréal se dote d’un droit de préemption dans neuf secteurs
      Par Dominique Cambron-Goulet
      MétroLa Ville de Montréal a décidé de se doter d’un droit de préemption sur les terrains en vente dans neuf secteurs où du développement est anticipé. Nouveau pouvoir permis par la Loi sur le statut de métropole, Montréal identifiera des lots pour lesquels elle pourra égaler une offre d’achat et mettre la main en priorité sur des terrains. Les neuf secteurs où se situent ces lots sont Anjou-Langelier, Lachine-Est, Louvain Est, la partie nord de l’Île-des-Soeurs, Namur-De la Savane, Assomption Nord, Bellechasse, Havre-Bridge-Wellington et aux abords de la voie ferrée entre le Plateau et Rosemont.
      «C’est un outil de plus. Il existe déjà la négociation de gré à gré, l’avis de réserve foncière et l’avis d’expropriation. Mais le droit de préemption, contrairement à un avis de réserve ou d’expropriation, n’a aucun impact sur le propriétaire et ne le force à rien», a expliqué jeudi le responsable de l’urbanisme au sein du comité exécutif, Éric Alan Caldwell.
      La Ville avisera les propriétaires de son droit de préemption pour dix ans. Si le propriétaire du lot met son terrain en vente et qu’il accepte une offre d’achat, la Ville aura 60 jours pour égaler cette offre et ainsi acheter le terrain.
      La Ville souhaite acquérir des terrains dans ces secteurs pour y construire des bibliothèques, des parcs et des infrastructures sportives. «Quand on développe des quartiers, on est capable de savoir les besoins pour le secteur en équipements collectifs. Le droit de préemption permet une meilleure planification», a ajouté M. Caldwell.
      En gros, la Ville souhaite éviter un second Griffintown, quartier développé par les promoteurs immobiliers et dans lequel il manque plusieurs infrastructures publiques, notamment des écoles.
      Réagissant au fait que Griffintown, le centre-ville ou l’Est de Ville-Marie (où se situent notamment la brasserie Molson et Radio-Canada) ne sont pas dans la liste de lots identifiés, l’élu d’Hochelaga a indiqué que la Ville a «la capacité d’ajuster la liste des secteurs ou des lots à tout moment». «Cette liste sera en évolution à mesure qu’on fait notre planification», a-t-il dit.
      Les parcs-nature
      Alors que le règlement sur les neuf secteurs de développement devrait être voté au conseil municipal de novembre, un autre règlement sur des droits de préemption entrera en vigueur dès la semaine prochaine, cette fois pour les parcs-nature. Les lots privés de la douzaine des parcs-nature de l’île seront visés par cette mesure, dont ceux de l’Anse-à-l’Orme et du Bois-d’Anjou. Tandis que des promoteurs immobiliers souhaitent développer certains de ces terrains, l’administration municipale veut agrandir les parcs et en faire des aires protégées.