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Rue Sainte-Catherine

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Rénovation en profondeur de la rue Sainte-Catherine Ouest. Trottoirs élargis, bandes multifonctionnelles à la vocation changeante selon les saisons, nouveau mobilier urbain. Début des travaux en 2018.

http://www.realisonsmtl.ca/saintecath

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Rue Sainte-Catherine : quel prix pour la revitalisation?

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1084340/sainte-catherine-revitalisation-commercants-inquietudes-travaux-montreal

Publié le vendredi 16 février 2018 à 16 h 22 Mis à jour à 6 h 07

Au moment où d'importants travaux de réfection des infrastructures souterraines d'une durée de quatre ans viennent de démarrer sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal, de nombreux commerçants s'interrogent sur leur avenir : pourront-ils survivre à l'épreuve des chantiers?

Un reportage de Frank Desoer

Mathieu Malouin est propriétaire du bar Piranha et du Frite Alors McGill, deux établissements situés dans l’un des secteurs les plus achalandés de la rue Sainte-Catherine à Montréal. Juste en face, un important chantier est en cours depuis un mois, ce qui a engendré une baisse de 30 % de son chiffre d’affaires par rapport à la même période l’an dernier.

« Est-ce qu’on va pouvoir être dédommagé? Est-ce qu’ils vont arrêter de nous taxer? Les taxes municipales, dit-il, représentent un tiers du loyer, c’est énorme! »

Mathieu Malouin, portant une chemise et un veston, derrière le bar de son établissement sur la rue Sainte-Catherine et souriant devant la caméra
Mathieu Malouin, commerçant sur la rue Sainte-Catherine Ouest Photo : Radio-Canada/Frank Desoer

 

D’autres chantiers majeurs, ces dernières années, ont eu des effets désastreux pour les commerçants. À l’évidence, beaucoup d’établissements de la rue Saint-Laurent et de la rue Saint-Denis ne se sont toujours pas remis des travaux qui y ont été effectués. C’est le cas aussi de la rue Bishop, au centre-ville de Montréal. Depuis plus d’un an, un immense chantier y a été établi par la Société de transport de Montréal pour construire un poste de ventilation souterrain pour le métro.

Les travaux doivent durer trois ans et demi, ce qui est considérable comparativement à la construction de l’ensemble du réseau initial du métro, au début des années 1960, qui a pris cinq ans. En raison de l’impact du chantier, cinq restaurants ont déjà dû fermer leurs portes dont le Mesa 14, un restaurant mexicain qui y avait pignon sur rue depuis 13 ans.

« On nous a annoncé le début des travaux avec seulement deux mois de préavis. Au bout de 14 mois, après une baisse de 30 % du chiffre d’affaires, j’ai dû me résoudre à déclarer faillite », se désole Mike Cloghezy, ancien propriétaire du restaurant.

Mike Cloghezy à l'extérieur et portant un manteau noir devant son restaurant fermé et enneigé
Mike Cloghezy, ancien propriétaire du restaurant Mesa 14 Photo : Radio-Canada/Frank Desoer

Des promesses d’indemnisation

Pour minimiser l’effet délétère des chantiers, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’était engagée formellement en campagne électorale à indemniser substantiellement les commerçants touchés sous forme de congés de taxes ou de subventions.

Elle se référait à cet égard au modèle mis en place à Bruxelles, en Belgique, où les indemnités sont calculées selon le degré d’impact causé par les travaux et peuvent se chiffrer à plusieurs milliers de dollars. S’il fallait appliquer cette formule-là au cas des centaines de commerçants de la rue Sainte-Catherine, la facture pourrait s’avérer très salée pour la Ville, déjà en proie aux difficultés budgétaires.

D’ailleurs, le responsable du développement économique au comité exécutif de la Ville de Montréal, Robert Beaudry, est aujourd'hui très prudent à ce sujet. D’ici le début de l’été, il présentera un « Plan commerce » et dit ne pas avoir encore décidé quelle forme prendront les compensations qui seront éventuellement versées aux commerçants.

« Le remède n’a pas encore été défini, explique-t-il. Est-ce que ce sera une subvention, un allégement fiscal? Nous retiendrons, après consultation des partenaires, la formule qui aura le plus d’effets directs pour les commerçants. »

Vers une revitalisation à long terme

Depuis plus de 20 ans, la rue Sainte-Catherine connaît, comme plusieurs autres grandes artères commerciales, un déclin relatif. Menacée à la fois par la concurrence des centres commerciaux en banlieue et l’essor des achats sur Internet, elle vit des moments difficiles.

Au cours des deux dernières décennies, la part des achats effectués au centre-ville dans l’ensemble de la région montréalaise est passée de 17 à 10 %. Pour survivre à long terme, la rue Sainte-Catherine devra présenter une offre commerciale distinctive et répondre aux besoins changeants des consommateurs toujours avides de nouveautés.

Pour Jacques Nantel, professeur à HEC Montréal, la clé réside dans la mixité et la flexibilité. On devrait assister au centre-ville au déclin des grandes surfaces et à l’émergence de plus petits établissements avec un inventaire restreint, les « magasins-vitrines » ou « pop-up stores  », où l’on pourra essayer des produits et se les faire ensuite livrer à son domicile.

Une rue Sainte-Catherine revitalisée devra aussi offrir une trame urbaine plus attrayante. Certaines grandes villes comme Bruxelles ont entrepris la piétonnisation de leurs principales artères commerciales.

Dessin d'une intersection de Bruxelles après les travaux
Maquette du centre-ville de Bruxelles   Photo : Gouvernement régional de Bruxelles

Le ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics, Pascal Smet, admet que cela s’est fait en dépit, au début, de la grogne des commerçants.

« La seule manière pour une rue comme Sainte-Catherine de survivre, c’est de rendre l’espace public beaucoup agréable, estime le ministre Smet. Les gens n’aiment pas se promener entre les voitures. Mais je vous donne un conseil : ne faites pas de tests ou d’essais. Faites la piétonnisation immédiatement et après ça va passer. »

Très prochainement, le responsable des grands projets au comité exécutif de la Ville de Montréal, Luc Ferrandez, pourrait bien s’inspirer de cet exemple. Il doit présenter son plan de revitalisation pour la rue Sainte-Catherine, lequel pourrait prévoir l’élimination de la circulation automobile et du stationnement sur la rue, l’élargissement des trottoirs [non chauffants] à 7 mètres de part et d’autre, l’aménagement de nouvelles places publiques et la piétonnisation de l’avenue McGill entre le mont Royal et la Place-Ville-Marie.

« Ça prend des gestes ambitieux et ce qu’on prévoit faire le sera. Notre projet sera d’une ampleur et d’une finesse qui permettront d’attirer tous les Montréalais, les Québécois et les touristes au centre-ville de Montréal », avance M. Ferrandez.

 

 

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44 minutes ago, ERJ-Boy said:

Je suis pour une piétonnisation complète d'Atwater à Papineau.

Regardez juste l'exemple du Village en été, ou de la rue Shamrock!

I agree with this vision of La Rambla on steroids! 

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Le 17/02/2018 à 10:53, ERJ-Boy a dit :

Je suis pour une piétonnisation complète d'Atwater à Papineau.

Regardez juste l'exemple du Village en été, ou de la rue Shamrock!

 

Le 17/02/2018 à 11:38, _mtler_ a dit :

I agree with this vision of La Rambla on steroids! 

On verra bien ce que PM nous pondra. Je ne déteste pas l'idée de reproduire l'atmosphère des Ramblas de Barcelone, à mon avis une des plus grandes réussites en matière de piétonisation urbaine.

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La nouvelle rue Sainte-Catherine ne sera pas piétonne, confirme Valérie Plante

Les voitures ne seront pas bannies de la «Sainte-Cath» (contrairement à Camillien-Houde).

  •  

La mairesse Valérie Plante met fin à une partie des spéculations concernant l'avenir de la rue Sainte-Catherine. Mme Plante a en effet confirmé au HuffPost Québec que la rue ne deviendra pas entièrement piétonne.

Le responsable du développement économique, Robert Beaudry, avait laissé planer le doute sur cette possibilité plus tôt ce mois-ci. Mme Plante ferme toutefois la porte dans le cadre d'une entrevue sur les 100 premiers jours de son mandat qui sera diffusée samedi sur HuffPost Québec.

 

«Ce qui est sûr, c'est qu'on veut avoir une rue signature. Il y a des gens qui se demandent si on va avoir une rue entièrement piétonne sur 3 km. La réponse est non», dit-elle.

 

Quatre ans de travaux

La rue Sainte-Catherine a entamé une importante cure de jeunesse en janvier. Les services publics remplacent ou solidifient les égouts, les aqueducs et les infrastructures électriques. Lorsque le tout sera terminé, la Ville s'affairera à remodeler l'allure de la rue, principale artère commerciale du Canada.

 

Les travaux s'échelonneront sur plusieurs phases entre la rue de Bleury et l'avenue Atwater. La première phase, qui concerne le tronçon entre de Bleury et Mansfield ainsi que le Square Phillips, prendra fin en 2021. Aucun échéancier n'est prévu pour les travaux entre Mansfield et Atwater.

L'ancienne administration de Denis Coderre avait adopté un concept de trottoirs élargis et de voies qui changeraient de fonction selon les saisons (stationnements ou piétons). L'administration Plante a déjà annoncé son intention de revoir ce concept. Les trottoirs ne seront plus chauffants, entre autres.

Le concept final sera dévoilé au mois de mars.

 

dims?crop=4032%2C2547%2C0%2C0&quality=85OLIVIER ROBICHAUD La rue Sainte-Catherine, actuellement.

 

Des indemnisations prévues

La rue Sainte-Catherine ne se porte pas très bien depuis quelques années. Depuis cinq ans, une soixantaine de boutiques ont mis la clé à la porte. Les travaux ne font qu'empirer les craintes.

Mme Plante affirme toutefois ne ressentir aucune grogne de la part des commerçants.

«Je ne sens pas de grogne. Il y a des craintes, c'est sûr», affirme-t-elle.

La mairesse rappelle que son administration a promis d'indemniser les commerçants affectés par les chantiers de construction par le biais de réductions de taxes. La Ville de Montréal détient ce pouvoir depuis l'adoption de la loi sur la métropole.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/2018/02/21/la-nouvelle-rue-sainte-catherine-ne-sera-pas-pietonne-confirme-valerie-plante_a_23367948/?utm_hp_ref=qc-homepage

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    • Par XplorateUrbain
      Localisation: Quadrilatère formé des rues Sainte-Catherine, Parthenais, René Lévesque et De Lorimier)
      Étage: non déterminé
      Nombre d'appartement: 900
       
      Projet datant de 2004 à suivre
       
      Visitez le site de Panzini pour des images du projet.
       
      http://www.panzini.com/
    • Par IluvMTL
      [ATTACH=CONFIG]22366[/ATTACH]
       
      Adopter une résolution autorisant la réunification de 4 immeubles, situés aux 1172-1196, rue Sherbrooke Ouest, 2055 et 2085, rue Drummond, 2050 et 2200, rue Stanley, dont 2 seraient démolis, aux fins notamment d’y construire une tour de 120 m au sein d’un complexe immobilier mixte, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble Une demande de projet particulier (3000987139) a été déposée, afin d’autoriser la réunification de 4 immeubles, dont 2 seraient démolis, aux fins notamment d’y construire une tour commerciale ou mixte de 120 m de hauteur, projetée dans le cadre du redéveloppement de l’actuelle Maison Alcan. Ce projet déroge à certaines dispositions du Règlement d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie (01-282). Ces dérogations peuvent être autorisées par le conseil d'arrondissement en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (CA-24011), sous réserve d’une modification préalable du Plan d’urbanisme de Montréal (04-047) pour y retirer l’édifice « La Citadelle/Emmanuel Congregationnal » de la catégorie « Les lieux de culte » de la liste des bâtiments d’intérêt patrimonial et arcitectural de l’arrondissement de Ville-Marie (sommaire décisionnel).
    • Par acpnc
      28/06/2017 Mise à jour : 28 juin 2017 | 20:41   La SODEC et Télé-Québec achètent l’édifice Au Pied-du-Courant
      Par La Presse canadienne http://journalmetro.com/actualites/national/1162229/la-sodec-et-tele-quebec-achetent-un-edifice/
      Archives Métro MONTRÉAL — La SODEC (Société de développement des entreprises culturelles) et Télé-Québec ont décidé d’acquérir l’édifice patrimonial Au Pied-du-Courant, à Montréal.
      Le bâtiment abrite actuellement le siège social de la Société des Alcools du Québec (SAQ), près du fleuve Saint-Laurent et à l’ombre du pont Jacques-Cartier.
      Les deux sociétés d’État, dont les baux respectifs viendront à échéance en 2019, ont décidé de s’unir pour devenir propriétaires de l’édifice historique, occupé par la SAQ depuis 1921.
        La transaction a été entérinée par le conseil des ministres lors de sa séance de mercredi.
      Le communiqué commun diffusé mercredi précise que la transaction est avantageuse sur plan financier et opérationnel en leur permettant de réduire leurs coûts, puisque les deux sociétés deviennent propriétaires de leurs locaux et peuvent partager des espaces et des services.
      Télé-Québec occupera son nouvel espace en 2019. Les locaux seront plus modernes sur le plan technologique, mais sans studios conventionnels. La SODEC emménagera aussi en 2019.
      Cet édifice a servi de prison de 1835 à 1912. Elle fut le lieu de l’incarcération et de l’exécution par pendaison d’un certain nombre de patriotes de la rébellion de 1837-1838.
    • Par vanatox
      Nouveau projet de la FTQ près de la Place Jean-Paul Riopelle.
       
      [ATTACH=CONFIG]29320[/ATTACH]
    • Par ScarletCoral
      La marquise de l'édifice Gérald-Godin, situé au 360 rue McGill, sera enfin restaurée par le Gouvernement.
      Il y a actuellement des travaux à l'intérieur pour solidifier les planchers qui sont faits de tuiles en terre cuite. Au fil des années, ils ont été affaiblis par le perçage de trous pour le passage de fils électriques et de télécommunication.
       
      Source : intranet du Ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion
      Le 13 février prochain, à 13 h, le Centre de conservation du Québec procédera à une expertise en vue de la restauration de la marquise de l’entrée principale de l’édifice Gérald-Godin situé au 360 McGill.
      Pendant toute la durée de cette expertise, soit quelques heures seulement, une porte demeurera opérationnelle et il sera possible de circuler en toute sécurité.
      Le retour à la normale est prévu dès le lendemain.

      Le 13 février 2018, en après-midi, les experts retireront la toile de la marquise afin d’en faire l’inspection. Les travaux se termineront en fin de journée.
       
      Pour plus d'information sur cet édifice : http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_bat.php?sec=l&num=29