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  1. Montreal's Retired Metro Cars Are Staying Busy 1. MARK BYRNES OCT 20, 2017 Thresholds, an art installation made of old MR-63 doors, is the first of seven winning reuse proposals to be realized. https://vimeo.com/231762384 Thresholds by Michel de Broin, (KM3, Quartier des spectacles/Jules Beauchamps-Desbiens) Whenever a city updates the rolling stock of its subway, a familiar question emerges: What to do with all the old metro cars? You can hurl them in the ocean to make artificial reefs, or use them for emergency housing for the homeless, or sell them to North Korea, as Berlin did in the 1990s. Or, as in Montreal, you can turn them into public art installations. The Montreal Metro is currently rolling out its sleek new Azur rail cars, putting its half-century-old MR-63s to pasture. Under the supervision of STM, Montreal’s transit authority, some of the first and oldest cars are preparing themselves for new and radically different lives. Thresholds (Seuils), by artist Michel de Broin, is the first of seven winning MR-63 reuse proposals to STM. The installation debuted in the city’s Quartier de Spectacles during KM3, an outdoor urban art festival that ran from August 30 through October 15. The installation demonstrates a “treasure of know-how” buried in the bodywork of the retired rail cars. In it, 12 lined-up sets of MR-63 doors swing open when set off by newly installed motion sensors. (“It's like controlling a steam engine with a microprocessor,” de Broin says, because the door motors are so old.) As the visitor passes through the installation, the doors slide open and closed: It’s as if the reused objects “were molded around the visitor’s body,” the artist says. The 47-year-old Montreal artist, best known for his use of radically repurposed objects, has long shown a particular interest in transportation. In Shared Propulsion Car (2007), a stripped-down 1986 Buick Regal is used as a pedal car on the streets of Manhattan and Toronto until being pulled over by police and towed. In Trial (2015), the ensuing traffic court hearing is reenacted verbatim inside a moving subway car. He has also made a bicycle that turns the rider’s energy into smoke (Keep On Smoking, 2016) and a project that explored the use of the use of a driver’s body fat as an alternative to gasoline (Reciprocal Energy, 2008). “These objects are diverted from their [original] purposes to create something that is not productive as much as it provides a means to question the [capitalist] system that initially created them,” says de Broin. “These creations are chances for the objects to revolt against the function and the discipline that inflicts them.” Thresholds by Michel de Broin, (KM3, Quartier des spectacles/Cindy Boyce) Thresholds is an example of what de Broin refers to as “technological archaeology.” He tells CityLab that the installation demonstrates a“treasure of know-how” buried in the bodywork of the retired rail cars. It makes visible and reactivates, he explains, “the technical memory of a device rendered obsolete by the arrival of new cars, but which nevertheless testify the innovations that marked their era.” The artist doesn’t know yet where Thresholds will travel next. Pending approvals, Montrealers should expect to see the other six reuse projects in the near future. Those will include: two new large-scale structures, a fire-prevention training car, a coffee shop for a polytechnic institute, and installations inside a skate park and the Jardins de Métis. About the Author Mark Byrnes · @MARKBYRNES525 · FEED Mark Byrnes is a senior associate editor at CityLab who writes about design and architecture. https://www.citylab.com/transportation/2017/10/montreals-retired-metro-cars-are-staying-busy/543432/
  2. Communiqué de presse L'éléphant spatial de Salvador Dali fait escale dans le Sud-Ouest!
  3. Oeuvre publique à partir des voitures du métro http://journalmetro.com/actualites/montreal/1190483/transformer-des-portes-de-metro-en-tube-digestif/ Patrimoine La Société de transport de Montréal (STM), qui procède depuis l’an dernier au remplacement des voitures MR-63 par des voitures Azur, a accepté de livrer les portes et leurs mécanismes d’ouverture et de fermeture à Michel de Broin pour la réalisation de son oeuvre. Afin d’être éligibles à recevoir les pièces des vielles voitures de métro, construites au début des années 1960, les artistes intéressés doivent démontrer que leur projet aura un caractère public et collaboratif et qu’il mettra en valeur ce matériel ayant un caractère patrimonial. «Ce qui est intéressant dans cette aventure-là, c’est de montrer qu’on vit dans un monde extrêmement complexe. C’est bien de reprendre des éléments techniques qui ont été fabriqués [il y a plus 50 ans] et de leur donner une nouvelle vie», a déclaré l’artiste, qui considère que sa création artistique «isole des éléments historiques qui ont été en oeuvre pendant près de 60 ans. Ça permet à cette histoire de continuer, car les voitures MR-63 seront détruites». Par ailleurs, afin d’assurer la pérennité de ces pièces matérielles, qui représentent une partie du patrimoine montréalais, l’oeuvre «a été conçue pour pouvoir se démonter et être réinstallée dans des musées» à Montréal et ailleurs dans le monde. Défis techniques «La STM m’a remis les portes en pièces détachées et sans mode d’emploi. J’ai dû refaire fonctionner les moteurs. Quand on prend des pièces d’une autre époque, il faut s’adapter et faire de la recherche», a détaillé M. de Broin. Au cours des six derniers mois, l’artiste affirme avoir travaillé 70 heures par semaine pour réaliser ce projet inédit avec l’aide d’autres artistes et de techniciens. «C’était complexe. Juste pour faire l’entretien des portes, la STM donne un entraînement de 3 ans [à ses employés]. On n’a pas eu trois ans [pour apprendre à] faire fonctionner ce dispositif-là», qui comporte de nombreuses pièces électroniques, a-t-il précisé. En plus de réalisé l’oeuvre Seuils, l’artiste a également créé Dendrites, une immense sculpture en escalier construite en acier et ayant la couleur et la forme d’un arbre. Cette création, qui est un «éloge à la marche» et à la nature, a été commandée par la Ville de Montréal dans le cadre du 375e anniversaire de la métropole et se situe dans le seuil nord du projet Bonaventure, de part et d’autre de la rue Notre-Dame Ouest.
  4. Publié le 10 avril 2017 à 18h40 | Mis à jour à 18h40 Oeuvre d'art parisienne dans un nouveau parc du Vieux-Montréal Une oeuvre d'art offerte par la Ville de Paris à celle de Montréal pour son 375e anniversaire sera installée tout juste à côté de l'édifice de La Presse, sur un terrain donné à la ville par Power Corporation du Canada. Situé tout près du métro Place-d'Armes, le parc deviendra par le fait même un nouvel espace public au Vieux-Montréal. Le projet sera présenté mardi soir au conseil d'arrondissement pour une approbation rapide, l'objectif étant de commencer rapidement les travaux d'aménagement pour que l'oeuvre d'art puisse y être installée avant la visite de la mairesse de Paris prévue le 21 juin prochain. Ainsi, Square Victoria Immobilier inc. -une division de Power Corporation du Canada- cédera à la Ville le parc adjacent aux bureaux de La Presse situé au coin des rues Saint-Antoine Ouest et Saint-Sulpice. La Ville s'engage à y aménager une place publique qui, selon l'entente, devra être accessible aux citoyens pour une durée d'au moins 100 ans. Si le terrain est un don, les travaux de réhabilitation des sols pour le réaménagement du parc sont estimés à 120 000 $. De la machinerie est déjà sur place et l'immense murale qui était érigée sur le mur a déjà été retirée. Le nom de la future place publique où sera installée l'oeuvre d'art n'a pas été choisi, mais il devra «mettre en évidence la contribution de Power Corporation du Canada ou de l'une de ses filiales», selon les paramètres de l'entente. http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201704/10/01-5087273-oeuvre-dart-parisienne-dans-un-nouveau-parc-du-vieux-montreal.php
  5. http://www.ledevoir.com/politique/montreal/466043/de-vieilles-voitures-de-metro-dans-le-ciel-de-montreal De vieilles voitures de métro dans le ciel de Montréal? Une équipe montréalaise propose de construire une passerelle inusitée au-dessus des voies du CP 21 mars 2016 |Jeanne Corriveau | Montréal La «Passerelle des possibles» mettrait à profit des voitures de métro MR-63. La nouvelle structure aurait l’avantage de relier directement le pôle d’emploi du Mile-End au métro Rosemont. La Société de transport de Montréal (STM) cherche des idées novatrices pour réutiliser les voitures de métro MR-63 qui prendront leur retraite au cours des prochaines années. Un Montréalais travaillant dans le Mile-End, épaulé par une firme d’architectes, propose d’intégrer une dizaine de vieilles voitures dans un projet de passerelle qui enjamberait les voies du Canadien Pacifique (CP) entre Rosemont–La Petite-Patrie et le Plateau-Mont-Royal. Cela fait des mois que Beat Richert travaille sur le projet. Oeuvrant pour l’agence Ressac Media, une entreprise de communication et de créativité numérique dont les bureaux sont situés dans le Mile-End, M. Richert voit dans son projet une solution à l’éternel problème de traversée des voies ferrées du CP. De plus, la passerelle aurait l’avantage de mettre en valeur les voitures de métro, objet du patrimoine montréalais. Selon les plans élaborés en collaboration avec la firme l’OeUF (l’Office de l’éclectisme urbain et fonctionnel), la passerelle relierait le Mile-End, dans le secteur du Champ des possibles, au métro Rosemont, en passant au-dessus de la rue Saint-Denis. Des voitures de métro, sans leurs roues et vidées de leurs éléments intérieurs, seraient déposées sur la partie aérienne de la passerelle, permettant ainsi aux piétons de marcher à l’abri des intempéries. Ce tunnel aérien pourrait devenir un lieu d’exposition pour des artistes, fait valoir Beat Richert. « Le projet s’appelle la “Passerelle des possibles” parce que ça se veut une solution concrète, durable, design et en même temps responsable parce qu’on récupère des voitures de la STM », explique M. Richert. Selon lui, le projet n’a rien de farfelu. Il s’agit d’une « structure d’art fonctionnelle », dit-il : « C’est sûr que c’est un projet d’envergure. Mais on a bon espoir de pouvoir le réaliser, tant au niveau de l’ingénierie et du design, qu’au niveau des coûts. » Conscient que les voitures MR-63 d’acier oxydable n’ont pas été conçues pour résister aux intempéries, M. Richert soutient que le problème peut être résolu en les traitant à la peinture époxy ou en couvrant la structure d’une enveloppe de plastique transparent. Selon les plans imaginés par l’architecte Sudhir Suri, de l’OeUF, et Beat Richert, la structure pourrait s’étendre sur environ 300 mètres, dont 150 mètres dans sa partie aérienne. « Il y a une grande coupure dans la ville causée par une voie ferrée. Il y a une certaine élégance poétique d’enjamber une voie ferrée avec une rame de métro », soutient Sudhir Suri. L’architecte assure que le projet est techniquement réalisable, mais selon lui, une des principales difficultés réside dans le tracé de la passerelle. « Ça va bien du côté du Champ des possibles, mais c’est difficile de l’intégrer dans le secteur du métro Rosemont parce qu’il y a beaucoup de parties prenantes », explique M. Suri. Lorsqu’elle a lancé, la semaine dernière, l’appel de projets pour donner une seconde vie aux MR-63, la STM a insisté sur la nécessité pour les soumissionnaires qui feront des propositions de démontrer leur capacité de réaliser leur projet, techniquement et financièrement, et de prendre en charge tous les frais liés au transport des voitures et à leur transformation. « On demande aux gens de rêver, mais de rêver éveillés avec leur calculatrice », avait dit Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la STM. Avec l’arrivée du métro Azur, la STM doit se départir des 336 voitures MR-63 qui roulent dans le métro depuis 50 ans. Elle offre ses voitures pour 750 $ ou 1000 $, sans les bogies. Des institutions muséales pourraient en conserver quelques spécimens — le Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant compte conserver une voiture —, mais les autres seront démantelées et leurs pièces recyclées, à moins que certaines voitures ne soient réutilisées pour des projets novateurs. Les soumissionnaires ont jusqu’au 1er juin pour présenter leurs projets qui seront étudiés par un comité de sélection. Partenariat avec la Ville ? Construire la Passerelle des possibles coûterait au moins 3 millions, indique Beat Richert, qui mise une campagne de sociofinancement pour réaliser une étude de faisabilité. Quant au projet de passerelle, M. Richert indique avoir engagé des discussions avec des entreprises, dont Ubisoft, pour solliciter leur participation financière. Un partenariat avec la Ville sera nécessaire, croit M. Richert, qui dit avoir déjà discuté du projet avec le responsable des transports au sein de l’administration Coderre, Aref Salem. M. Salem confirme avoir rencontré M. Richert l’an dernier au sujet d’une collaboration pour divers projets, mais il demeure prudent. « Dans le cadre de son appel de projets pour la reconversion des MR-63, la STM analysera ce projet dans son ensemble. […] Nous laisserons le processus d’évaluation suivre son cours », a-t-il indiqué dans un courriel. La Ville est depuis des années à couteaux tirés avec le CP, qui refuse d’autoriser l’aménagement de passages à niveau qui permettraient aux piétons de traverser ses rails. Les citoyens qui se faufilent dans les brèches de la clôture s’exposent à des contraventions pouvant atteindre 146 $. En février 2015, le maire Denis Coderre avait discuté du dossier avec le président du CP, Hunter Harrisson, mais l’impasse demeure. « Il ne se passe pas une semaine sans que les citoyens m’en parlent », commente le conseiller de Projet Montréal Richard Ryan, qui reproche à l’administration Coderre de manquer de leadership dans ce dossier. Beat Richert insiste pour dire que la Passerelle des possibles, si elle se réalise, ne remplacerait pas les passages à niveaux tant souhaités à Montréal, mais qu’elle serait complémentaire. Elle aurait toutefois l’avantage de relier directement le pôle d’emploi du Mile-End au métro Rosemont.
  6. Art public

    Réinventer la ville - L'oeuvre absente Pourquoi Montréal n'a-t-elle pas plus d'oeuvres d'art public emblématiques? Stéphane Baillargeon 25 novembre 2010 Actualités culturelles Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir Depuis L’Homme de Calder (1967), maintenant plantée dans le parc Jean-Drapeau, Montréal n’a pas ajouté une seule œuvre monumentale. Il faut plus que du béton et de l'asphalte pour développer une rue, un quartier, une ville à échelle humaine. Le Devoir poursuit sa série intermittente sur les exemples québécois à suivre et les erreurs à ne plus répéter. La place des Festivals aménagée l'an dernier comprend une immense fontaine, des lampadaires-grues, deux espèces de voitures-restaurants et, au milieu de tout ça, un cube disgracieux fait de tubes et de toiles. Selon les plans, une oeuvre d'art monumentale devrait remplacer cette structure temporaire pour compléter l'aménagement à quelques dizaines de millions de dollars. Le concours n'a toujours pas vu le jour. Le scénario se répète, en pire, de l'autre côté de la Place des Arts, à l'est de l'Adresse symphonique en construction. Le concours pancanadien, bel et bien lancé l'an dernier pour la conception d'un triptyque, a désigné quatre finalistes: Michel De Broin, Michel Goulet, Noel Harding et Hal Ingberg. Le jury n'a retenu aucun projet, selon les informations obtenues par Le Devoir. Rien n'assure un nouvel appel d'offres parce que le service responsable de la Ville reprend la réflexion à zéro en se demandant où installer quoi. La restauration et l'agrandissement de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau n'ont pas plus accouché d'une oeuvre marquante. La direction a choisi de mettre l'accent sur les arts numériques, a acheté un écran géant et commandé des oeuvres éphémères. Depuis quelques mois, les photos placardées aux murs glissent allègrement vers l'art publicitaire. Finalement, il ne manque donc que de l'art public dans les lieux publics montréalais? Depuis L'Homme de Calder (1967), maintenant plantée dans le parc Jean-Drapeau, Montréal n'a pas ajouté une seule oeuvre monumentale, majeure ou iconique, comme on voudra. La Joute de la place Jean-Paul-Riopelle, entre le Palais des congrès et le QG de la Caisse de dépôt et placement, ne compte pas pour du neuf, la fontaine des années 1970 ayant été déplacée (spoliée selon certains) du parc Olympique. Des oeuvres à prévoir Reposons la question: l'art public est-il le négligé des grands chantiers en cours? «Il n'y a jamais eu autant d'intérêt à la Ville que maintenant pour les enjeux d'art public», répond Jean-Robert Choquet, directeur du Service culturel à la Ville de Montréal, qui ne parle évidemment que pour son secteur et pas pour l'aéroport. «L'enjeu, d'abord et avant tout, dans le Quartier des spectacles, en est un de réaménagement urbain et de mise en valeur des festivals, des événements et des salles de spectacles. Cela dit, en matière d'art public et d'art numérique, à la fin du processus, on souhaite se retrouver avec quelque chose d'assez vibrant, d'assez inspirant.» Il ajoute que les délais et les tergiversations permettent à la Ville de brasser les idées en ajoutant une nouvelle possibilité à l'intersection des rues Clark et Sainte-Catherine, «peut-être en favorisant les arts numériques». Pour la place des Festivals, les concepteurs souhaitaient la collaboration d'un mécène. Le partenariat aura peut-être plus de chance au parterre, près de la salle de l'OSM, orchestre réputé pour attirer les gros sous. «Nous n'avons pas encore tiré de conclusions, dit le directeur municipal. Personnellement, je ne me sens pas mal à l'aise de prendre plus de temps pour prendre la bonne décision. Il faut aussi laisser vivre les espaces aménagés pour mieux saisir le génie du lieu. On a encore deux ans pour livrer ce qu'on a à livrer.» Le budget de l'implantation oscille autour de 550 000 $, qui seront dépensés, promet le directeur. Cette somme respecte le programme dit du 1 %, modulable en fonction de l'enveloppe globale d'un projet architectural. Quoique, avec un budget de 140 millions et plus pour le Quartier des spectacles, Montréal aurait pu faire d'autres choix, comme Chicago et ses mécènes qui ont payé la magnifique Cloud Gate d'Anish Kapoor. «Mon ambition, c'est d'aller beaucoup plus loin que ça, dit encore M. Choquet en parlant de son budget. Il faudrait qu'on se rende à 2 millions en tout. Mais on a commencé le projet au moment où les Bourses s'effondraient. C'est pour ça qu'il y a du retard. Mais ce retard n'est pas un désaveu de l'art public, au contraire. Nous allons réaliser des intégrations exemplaires.» Patience donc. L'Adresse symphonique est aussi soumise au programme provincial d'intégration des arts à l'architecture. Des artistes pressentis pour le concours ont visité le chantier au début du mois. Les deux mégahôpitaux universitaires devront aussi faire une place à l'art, tout comme la nouvelle aile du Musée des beaux-arts et une trentaine d'autres projets, explique Annie LeGruiec, responsable des relations avec les médias au ministère de la Culture. Montréal n'a pas d'obligation semblable. À la suite de consultations sur l'art public tenues l'an dernier, la Commission du conseil municipal sur le développement culturel a tout de même recommandé «que la Ville évalue la possibilité de lancer, à intervalles réguliers, un concours international en art public». Le parc municipal compte environ 300 oeuvres, souvent mineures. Par contraste, la collection de Seattle, stimulée depuis 1973 par un programme municipal, compte 350 oeuvres permanentes et 2600 autres «portables». Des oeuvres à voir Par contraste, la Ville de Québec a récemment stimulé l'installation de sculptures en plein air à la faveur des fêtes du 400e. L'aéroport Lester B. Pearson a bénéficié des ajouts artistiques récents les plus intéressants de Toronto, dont une magnifique sculpture de l'Américain Richard Serra intitulée Tilted Speres. «Beaucoup d'aéroports ou d'édifices publics organisent un concours, se dotent d'une oeuvre et vivent avec», commente Christiane Beaulieu, vice-présidente responsable des affaires publiques des Aéroports de Montréal. «Toronto, avec son budget de 6 milliards, a dépensé plusieurs millions en oeuvres d'art. Nous avons pris un chemin différent. Le comité de direction a plutôt choisi d'utiliser un concept d'environnement numérique.» Montréal a dépensé 1,5 milliard pour rénover et agrandir l'ancien aéroport Dorval après l'échec lamentable de Mirabel. Les oeuvres de la collection permanente éclectique (Pellan, Molinari, etc.) héritée de Transport Canada ont été restaurées et repositionnées. Un nouveau programme dit d'«identité montréalaise» utilise la fibre optique, des écrans et des colonnes lumineuses pour diffuser des oeuvres numériques, des photos et des vidéos. On y a vu des vidéos de Sylvain Campeau et d'autres consacrées à la danse contemporaine. Des photos ont récemment rendu hommage aux chefs cuisiniers de la ville et au centenaire des Canadiens de Montréal, dans ce cas avec des reproductions de toiles du peintre Serge Lemoyne. Pas des originaux, des photos de toiles. Cet été, les murs célébraient le Cirque du Soleil, avec des photos de Caroline Bergeron. L'éclairagiste Axel Morgenthaler rajuste trimestriellement les «projections lumineuses» des couloirs d'arrivée. «La décision prise, c'est de ne pas acheter une grande oeuvre mais d'acheter des supports pour diffuser, chaque année ou tous les deux ans, quelque chose d'autre qui soit à l'image de la diversité culturelle qui existe à Montréal, poursuit Mme Beaulieu. Les autres dépensent une fois et c'est bon pour 40 millions d'années. Ils payent un million pour une sculpture et, si tu passes devant, tu es chanceux, sinon tant pis. Nous, on a un budget annuel pour renouveler les contenus. Nous diffusons des artistes différents un peu partout dans l'aérogare.» Le choix est fait et assumé. Adieu monument et bienvenue/welcome à Montréal... http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/311685/reinventer-la-ville-l-oeuvre-absente