acpnc

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  1. Ce serait très souhaitable. Cependant il faut s'assurer que les toits puissent supporter un poids supplémentaire, aient un bon drainage et les installations nécessaires pour l'entretien comme l'eau courante etc. .
  2. C'est pour cela que je dis qu'on ne peut que couvrir partiellement Décarie. On a aussi besoin d'axes rapides pour circuler en ville, y entrer et en sortir efficacement. Les marchandises ont aussi besoin de routes pour le transport et les industries et les commerces en dépendent tout autant. C'est aussi la compétitivité des entreprises montréalaises qui est en jeu. Alors si on veut que la ville progresse et attire de nouveaux investissements et sièges sociaux, il faut nécessairement de bonnes routes pour la desservir. Décarie est un de ces incontournables qui fait partie de l'ossature du plan de transport urbain de la métropole et je vois mal comment ni pourquoi on devrait s'en passer, du moins dans un avenir prévisible. C'est sûr qu'on peut rêver à une nouvelle formule et il est permis de l'exprimer, même si on devra pour cela admettre qu'il faudra probablement compter en générations plutôt qu'en décennies.
  3. Et le plus beau dans tout ça c'est que cette énergie est générée à Montréal même. Ce sont nos forces, notre expertise et notre savoir-faire qui stimulent tout le reste et qui rend la métropole québécoise si attrayante pour le développement des nouvelles technologies.
  4. Excellent! Tu seras aux premières loges pour suivre l'évolution de tous ces chantiers.
  5. Je suis d'accord avec toi. C'est très bien d'honorer certains personnages (hommes ou femmes) qui se sont illustrés localement. Mais on n'a pas besoin d'en faire une norme. La culture populaire nous fournit elle aussi une source d'inspiration et nous permet notamment d'ajouter un peu de poésie dans la toponymie, surtout si cela vient puiser dans l'histoire des lieux.
  6. On semble monter des murs avec des structures d'aluminium, une méthode durable qui a aussi fait ses preuves. J'ai hâte de voir la suite.
  7. On ne reviendra pas sur la nécessité d'un bon réseau routier indispensable pour l'économie d'une ville. On a beau vouloir développer les TEC, la route sera toujours indispensable pour les marchandises et tous les autres déplacements. J'inclue ici les travailleurs pour qui les TEC ne constituent pas une solution adaptée à leurs besoins. Je prends mon propre exemple (qui ressemble à bien d'autres) du temps où j'habitais Terrebonne et travaillais pour Air Canada avec mes départs de l'aéroport P.E.T. Donc Décarie est là pour rester. Ce qui ne veut pas dire que l'on ne pourra pas un jour la recouvrir en partie pour aménager des espaces verts ou des places publiques comme on le fait actuellement sur l'autoroute Ville-Marie. Une bonne façon de récupérer de précieux espaces en plein coeur de la ville, tout en réservant les terrains développables en périphérie pour du résidentiel et autre. J'ajouterais en terminant que le projet Royalmount aura permis d'engager une profonde réflexion sur les besoins de l'ensemble du secteur. Avec comme conséquence qu'une nouvelle vision plus pragmatique semble émerger lentement et je suis persuadé qu'elle sera en bout de ligne bénéfique à tout le monde. Comme on dit: il y a plusieurs façons de bien faire, à nous de privilégier la meilleure.
  8. Publié le 18 juin 2019 à 07h00 | Mis à jour à 07h00 La naissance d'un pôle mondial en électronique imprimablees, PDG de GGI Solutions https://www.lapresse.ca/affaires/economie/grande-entrevue/201906/17/01-5230590-la-naissance-dun-pole-mondial-en-electronique-imprimable.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_cinemaStandard__4249193_section_POS2 Jean-Philippe Décarie La Presse GGI Solutions a été fondée à Montréal il y a plus de 125 ans, mais l'entreprise spécialisée dans la fabrication de systèmes de contrôle imprimés a réalisé il y a trois ans un virage marquant vers l'innovation et la consolidation. La semaine prochaine, le groupe industriel va inaugurer le siège social et le centre d'expertise de la nouvelle entreprise e2lp Technologies, qui veut s'imposer comme le prochain pôle mondial dans le domaine de l'électronique imprimable et des matériaux avancés. GGI Solutions, pour Groupe Graham International, était, il y a 125 ans, un fabricant de méthodes d'identification, comme les plaques de métal que l'on retrouvait dans les réfrigérateurs avec le nom de la marque et le numéro de série du modèle. En 1985, l'entreprise familiale s'est lancée dans la fabrication de commutateurs membranes et de systèmes de contrôle imprimés. Son PDG, Éric Saint-Jacques, nous explique de quoi il s'agit exactement et où s'en va l'entreprise. Qu'est-ce que GGI Solutions fabrique exactement et dans quels secteurs industriels êtes-vous présents ? On est dans quatre grands secteurs : l'aéronautique, la santé, l'industriel et le transport, où l'on fait affaire avec les grandes multinationales. Dans l'aéronautique, on fabrique pour les grands donneurs d'ordres les systèmes de contrôle des sièges d'avions, des systèmes de divertissement et ceux de l'éclairage. On fabrique les circuits tactiles qui permettent de transporter les signaux électroniques qui activent les fonctions des appareils. Nos systèmes sont installés dans plus de 100 000 sièges d'avions de 125 compagnies aériennes. Même chose dans le domaine de la santé. C'est nous qui fabriquons les panneaux de contrôle des lits d'hôpitaux, des électrocardiographes. Dans le secteur industriel, on fait les interfaces personne-machine sur quantité de produits comme les malaxeurs ou les thermopompes. Nous sommes le plus gros fabricant au monde de systèmes de pompes à essence, que ce soit l'écran tactile, le clavier de paiement... Enfin, dans le secteur du transport, c'est nous qui fabriquons les panneaux de contrôle des conducteurs de tramways pour Bombardier et pour d'autres grands manufacturiers. Vous avez entrepris un virage important il y a trois ans qui vous amène aujourd'hui à créer une nouvelle entreprise. D'où partiez-vous et quel virage avez-vous pris ? GGI Solutions a été rachetée il y a trois ans par la Caisse de dépôt et placement et un groupe d'investisseurs québécois qui souhaitaient amener GGI plus loin. La Caisse est l'actionnaire principal de ce partenariat qui nous a amenés à faire trois acquisitions en trois ans. En 2016, on a d'abord acheté GGI Solutions et son centre de production de Lachine. En 2017, on a fait l'acquisition de Click Touch, à Saint-Laurent, et en 2018, on a acheté Heatseal, au Minnesota, des entreprises qui étaient dans le même secteur d'activité. On a décidé de consolider nos opérations pour créer un joueur d'envergure. En trois ans, on a doublé le chiffre d'affaires à 100 millions, dont 70 % de façon organique, mais on a surtout décidé de créer à Montréal un pôle d'attraction dans le secteur de l'électronique imprimable en misant sur l'innovation. On va aussi inaugurer cet été une nouvelle usine au Maroc où on va réaliser de l'assemblage final. Ça nous prenait un centre de production à moindres coûts pour nous concentrer sur l'innovation à Montréal. C'est la raison pour laquelle vous allez inaugurer la semaine prochaine un nouveau siège social et un centre d'expertise à Saint-Laurent dans une nouvelle entité : e2lp Technologies. Quel sera le mandat de cette nouvelle structure ? La nouvelle entité e2lp Technologies veut créer un pôle d'attraction, un écosystème dans le secteur de l'électronique imprimable à Montréal, comme on l'a fait dans le secteur de l'intelligence artificielle. On s'est associée avec le Centre national de recherches du Canada (CNRC) pour réaliser de la recherche fondamentale dans le domaine. On a déjà 17 brevets industriels, dont celui d'une encre moléculaire qui va nous permettre d'imprimer directement dans la matière. On va intégrer l'électronique embarquée directement dans la matière, ce qui va nous permettre de réduire de 80 % le nombre de pièces dans les systèmes de contrôle. On va pouvoir avoir une machine à café sans aucune commande affichée. En mettant votre main sur la machine, les systèmes vont apparaître pour disparaître par la suite, même chose dans le domaine de l'automobile, des électroménagers... Le CNRC s'occupe de la recherche fondamentale et nous, de la recherche appliquée. On s'est aussi associé au Pôle de recherche en innovation des matériaux avancés (PRIMA) pour réaliser du maillage avec les universités. On est leader dans un secteur de niche et on a un partenaire industriel dans le secteur de l'automobile pour tester sur une base industrielle nos nouveaux procédés. On souhaite bâtir une nouvelle usine de 100 000 pieds carrés à Montréal. Pourquoi la Caisse de dépôt a-t-elle décidé de miser sur vous pour mener à terme ce projet audacieux ? Aviez-vous déjà oeuvré dans ce secteur d'activité ? J'ai toujours été dans les technos. J'ai été associé avec la Caisse dans l'entreprise TouchTunes qui lui appartenait et qui est devenue le plus gros fournisseur de musique numérique au monde. Je me suis joint à TouchTunes comme directeur général en 2007 alors que l'entreprise perdait 12 millions par année. Avec le PDG Charles Goldstuck, on a rapidement renversé la situation. En 2015, le fonds de la famille Soros et Searchlight Capital Partners ont acheté TouchTunes pour plusieurs centaines de millions de dollars. La Caisse a réalisé un coup de circuit financier avec TouchTunes et elle était un actionnaire important de GGI Solutions. Elle a vu elle aussi le potentiel de consolidation et elle a décidé de mettre en application notre plan.
  9. Rien de mieux qu'une séance de marche active avant et après la voiture.
  10. La taxation sur l'essence est beaucoup plus démocratique et rejoint tout le monde dans la région. Bien que les taxes soient honnies, je considère que la taxe sur l'essence est nettement préférable à des péages. Ainsi plus un automobiliste parcoure de distance en voiture, plus ça lui coutera cher et davantage s'il a un plus gros cylindré. Une meilleure façon de discipliner les gens à la longue et mener à des économies d'énergie.
  11. Justement avec un Royalmount amélioré, enrichi d'une composante résidentielle importante et un centre commercial standard, on favorisera davantage la dispersion des nouveaux commerces dans les autres centres déjà existants, évitant du coup de créer davantage de congestion à l'échangeur Décarie-Métropolitain. Ainsi chaque centre commercial rayonnera dans son secteur, tout en maintenant une saine concurrence. Je ne doute pas qu'éventuellement tous les grands stationnements seront transformés (souterrains et mieux desservis en TEC) pour devenir des zones résidentielles. Ce n'est qu'une question de temps. En attendant les développeurs se positionnent pour le commerce et c'est cet attrait qui déclenchera à terme l'urbanisation de leur périmètre.
  12. C'est du marketing qui vise les gens qui sont sensibles à ce genre de publicité. De mon côté cela me laisse totalement indifférent, d'autant que je ne me considère pas comme un client potentiel. Je n'ai donc aucune critique à formuler et souhaite grand bien à ceux qui pourrait s'y laisser séduire. Néanmoins je note au passage la croissance du marché immobilier de luxe à Montréal, un segment qui était encore marginal il n'y a pas si longtemps. Alors si on veut attirer des boutiques exclusives et des commerces de niches, voilà un bon moyen d'y arriver, en créant une masse critique de consommateurs haut de gamme habitant le centre-ville.
  13. Commençons par développer les terrains vacants avant de penser à recouvrir l'autoroute. Ce sera plus économique et plus logique pour favoriser l'expansion du tissu urbain. Si on relie bien ces grandes surfaces avec des axes de transport, des rues et des avenues pensées pour une intégration maximale du territoire, on aura alors répondu au principal défi qui se pose actuellement. D'ailleurs c'est la meilleure façon de favoriser organiquement le développement de l'ensemble du secteur. Quant tout sera développé il sera toujours temps de recouvrir Décarie en y allant par ilots, pour éviter d'en faire un tunnel continu (pour permettre le passage des matières dangereuses). Ce qui complétera la jonction est-ouest du territoire.
  14. Si ce terrain est assez grand pour accommoder ces surfaces de jeux pourquoi pas? D'ailleurs la population a déjà exprimé une ouverture dans ce sens pour ce terrain. Surtout qu'il ne sera pas enclavé des quatre côtés, ce sera donc plus aéré. Aussi vaut-il mieux qu'il soit à l'extrême est du quartier, plutôt qu'inexistant. En fait vue sa situation, il pourra peut-être alors servir à la fois les gens du quartier du multimédia
  15. Rares sont les projets qui font l'unanimité, alors tu as plein droit d'aimer ou pas, c'est vraiment une question de préférences personnelles. De mon côté je trouve ce projet original et vraiment distinctif. J'aime aussi son jeu de volumes et la variété de ses textures. Les matériaux semblent aussi de grande qualité. Quant à sa forme, elle variera selon les angles de vue, en présentant des factures diverses et des profils contrastants que l'on pourrait préférer à d'autres. Donc un complexe unique et singulier qui je crois se démarquera avantageusement dans son environnement.
  16. @MDCM supers photos, on croirait presqu'y être
  17. Développer une composante résidentielle prépondérante est ce qui pourrait rendre ce projet beaucoup plus acceptable pour la communauté. Profitons justement de constructions en hauteur, en augmentant les limites telles que demandées par le promoteur. Mais du même coup oublions la vocation régionale du centre commercial, en se concentrant sur les vrais besoins de consommation du secteur, pour ne pas justement induire une plus grande demande de trafic automobile. Finalement améliorons l'accès en TEC avec un nouvel édicule du métro à l'ouest. Une éventuelle ligne de tram pourrait aussi desservir le Royamount et BB tout en étant efficacement connectée au reste du territoire. Voilà ce que j'appellerais bonifier le projet. On développe avec une vision nettement plus urbaine et au lieu d'aller chercher une clientèle à l'extérieur de l'ile, on la créé sur place en construisant un véritable quartier intégré et ouvert sur la ville. Je pensais moi aussi à une formule du genre mid-town où (on ne sait jamais) on pourrait construire un immeuble emblématique qui deviendrait le point focal de ce nouveau développement. Pourquoi justement ne pas donner la réplique au Phare de Québec avec une tour qui le supplanterait? Puisqu'ici on est suffisamment distant du Mont-Royal pour dépasser les 200m, sans pour autant altérer la précieuse ligne d'horizon de Montréal. Paradoxalement le Royalmount après avoir divisé tout le monde, pourrait dans une version vraiment améliorée (en répondant aux attentes de la population montréalaise), faire une sorte d'unanimité derrière lui. En ce qui concerne les fans de super tours, c'est l'occasion rêvée d'oser l'impensable à Montréal. C'est-à-dire troquer un mégacentre commercial pour un mid-town avec une tour centrale qui ne laissera personne indifférent.
  18. Le parc Mary-Griffin est actuellement à peu près le seul endroit qui pourrait peut-être accommoder certains plateaux sportifs, même s'il se situe à l'extrême est de GFT. On peut au moins compter sur la volonté populaire. Il faudrait aussi analyser le potentiel pour de futurs espaces multi-sports du côté de PSC et du Bassin Peel. Cela demeure tout de même un dossier pas facile à régler, surtout quand on arrive en dernier, une fois tous les espaces vendus aux promoteurs. Heureusement la Ville avec son nouveau droit de préemption, possède un excellent outil de négociation qui pourra certainement faciliter son travail pour le reste du développement du secteur.
  19. Pour aménager des terrains pour la pratique de sports comme le tennis ou le soccer, il faut de grands espaces disponibles qui sont tout simplement inexistants dans Griffintown. Il est clair que la situation aurait été différente si l'administration Tremblay avait réservé des surfaces suffisantes pour ce fait. Malheureusement elle a laissé les promoteurs pratiquement privatiser tous les terrains, sans prévoir aucun site assez vaste pour répondre à ce besoin public, pas même pour une école. Comme on peut le constater il n'y a maintenant que de petits lots pour ponctuer de verdure l'espace urbain et ainsi créer quelques ilots de fraicheurs dans un quartier qui autrement sera vraiment densément peuplé. D'ailleurs je verrais mal un court de tennis coincé dans un quadrilatère avec ses hautes clôtures et son éclairage de nuit si près des résidences. Pareil pour d'autres sports qui demandent ce même genre d'installations inadaptées au type de développement ( mal planifié) qu'est devenu GFT. Donc ta demande est tout à fait légitime, mais difficile à réaliser à ce stade-ci. Elle a au moins l'avantage de mettre en évidence l'obligation de toujours prévoir en amont des infrastructures publiques en surface et en nombre suffisant pour tous les types de loisirs dans un quartier donné. Cependant qui sait? Peut-être que la Ville pourrait négocier une entente pour un aménagement à même le parc linéaire du canal Lachine, là où l'espace serait assez vaste, pour ce genre d'activités, sans pour autant nuire à la libre circulation piétonnière et cycliste?
  20. Pas vraiment plus que les autres projets multi-tours à Montréal. Après tout on est au coeur de la ville, pas à Mississauga.
  21. Dire que s'ils n'avaient pas publié la première version, ils n'auraient pas créé d'attente et on n'en parlerait même pas, tout en évitant cette interminable redondance.
  22. Le promoteur a voulu dès l'époque de l'administration Tremblay banlieusarder Griffintown. L'opposition a eu raison de ses intentions indignes pour une ville moderne qui se respecte et l'a forcé à se rétracter. Il tente cependant de revenir par la porte d'en arrière, en tentant d'imposer discrètement (à la pièce) sa vision générique commerciale. Heureusement la population résidente a déjà exprimé ses préférences pour des indépendants et finit par peser plus lourd, en imposant un choix commercial plus judicieux et mieux adapter à ses attentes.
  23. Disons que c'est un peu la formule facile pour un promoteur: peu d'effort pour le design et l'environnement puisqu'il capitalise sur la proximité du parc pour se distinguer de la concurrence. @montreal67 je partage ton avis. Commençons par densifier partout où c'est possible et évitons d'envahir les espaces naturels indispensables à la qualité de l'environnement. Ces derniers viendront justement compenser pour la densification urbaine. En même temps on protège un espace exceptionnel pour le bénéfice des gens du secteur et des générations futures qui s'établiront dans la métropole.
  24. Je dis aussi merci @ScarletCoral pour ce partage. Elle m'aura devancé dans la publication de cet article, comme souvent cela arrive sur le forum. Ce qui prouve que nos préoccupations se rejoignent dans la communication d'informations pertinentes et de qualité à nos membres, une priorité commune (aussi partagée par d'autres) sur Mtlurb. Concernant le colossale chantier du métro et ses énormes défis pour l'époque, j'ajouterais la création des iles de l'Expo, qui sans le métro n'existeraient tout simplement pas aujourd'hui. En effet, elles sont le produit du remblai à partir du creusement des tunnels. Une opération de grande envergure qui nous a donné l'agrandissement aux deux extrémités de l'ile Ste-Hélène, l'ile Notre-Dame et bien sûr La Cité du Havre. Aujourd'hui ces grands espaces se sont naturalisés avec le temps et le bon entretien. Ils contribuent d'ailleurs à offrir aux montréalais et aux visiteurs un majestueux parc de verdure aux multiples jardins (héritage des Floralies); une plage publique de qualité; un formidable site multisport; des aires de pique-nique et de loisirs distribuées sur une grande surface un peu partout sur le territoire; un circuit de F1 dont on peut être fier; un vaste parc événementiel; un parc d'attractions; un casino doublé d'édifices originaux et emblématiques (héritage de la grande exposition); puis finalement des bassins d'entrainement et de compétitions aquatiques de calibre international. Tout cela représente des milliards en investissement (en dollars constants) répartis sur plusieurs décennies. C'est effectivement un somptueux cadeau que les montréalais et les québécois se sont offerts. On parle d'un gigantesque terrain de jeux à proximité du centre-ville et qui fait notamment l'envie de toutes les grandes villes du monde. On peut donc parler d'un legs direct du métro, qui a permis de surcroit la présentation de l'extraordinaire Expo 67 en plein milieu du fleuve, sur des terrains totalement créés par l'homme. D'où le vocable Terre des Hommes au sens propre et figuré. On parle donc ici d'une des plus importantes retombées de la construction du métro et sûrement du plus brillant symbole du Montréal contemporain du 20è siècle.
  25. Ce sera difficile de discipliner les constructeurs sans l'aide de Québec, surtout qu'on a presque toujours laissé-faire depuis des décennies. C'est ainsi qu'une majorité de zones humides sont disparues à Laval et ailleurs dans la région métropolitaine (ile de Montréal incluse) au profit de nouvelles zones urbaines. Toutefois un élément important s'est ajouté concrètement dans l'équation depuis quelques années, soit celui des changements climatiques et les défis environnementaux qui l'accompagnent. Ici c'est la réalité qui nous rattrappe, en faisant des terres inondables déjà urbanisées un symbole puissant de notre échec en développement durable. Puisqu'il faut maintenant dédommager à cout de dizaines de millions, voire plus, les victimes des inondations récentes et cela de manière récurrente. Un phénomène qui semble d'ailleurs vouloir s'amplifier avec le temps. Donc plus que jamais il est urgent d'appliquer le principe de précaution. Cependant pour être efficace, cette action devra être soutenu par une législation provinciale sévère et sans équivoque. Afin justement, dans un premier temps, d'aider les villes à régler leurs conflits avec les propriétaires fonciers des sites concernés. Ensuite pour élaborer un plan définitif et précis des zones à risques, qui permettra notamment d'éviter la répétition des mêmes erreurs du passé. Autrement on risque de s'enliser dans un contentieux qui pourrait miner les finances publiques des villes elles-mêmes, tout en exposant davantage de citoyens aux risques d'inondations non seulement printanières, mais aussi purement météorologiques. Qu'on le veuille ou pas c'est tout le monde qui est concerné, parce que la nature ne fait pas de différence entre les villes, les propriétaires fonciers et les populations voisines des grands cours d'eau. Tout le monde est dans le même bain et nous devons admettre qu'on ne peut plus continuer à développer aveuglément, en faisant fi des contraintes du territoire. J'appuie donc la Ville dans sa décision de créer un grand parc urbain, véritable poumon vert qui répondra autant aux besoins des populations pour des décennies à venir, qu'à l'équilibre naturel du milieu. En même temps il est impératif de développer une politique de développement régional, qui favorisera la densité partout où ce sera possible. Dans le but évident d'éviter justement de devoir envahir davantage de territoires vulnérables, dans un cercle vicieux sans fin.