Échangeur Turcot
Condamné à disparaître
André Beauvais
Le Journal de Montréal
Québec a décidé de démolir l'échangeur Turcot et de le reconstruire au sol au coût d'environ 1 milliard $ sur une période de 10 ans. Ces travaux titanesques risquent de créer un cauchemar pour les automobilistes, même si la circulation sera maintenue.
La ministre des Transports, Julie Boulet, confirmera le concept retenu pour ce mégaprojet, demain, alors qu'elle sera de passage à Montréal, selon plusieurs sources politiques consultées par Le Journal de Montréal.
Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a obtenu le feu vert dans ce dossier à la suite d'une réflexion de plusieurs mois avec ses partenaires de Montréal et de l'arrondissement du Sud-Ouest.
Les habitués de l'échangeur Turcot doivent s'attendre à vivre un véritable capharnaüm puisque les travaux devraient s'échelonner jusqu'en 2017.
L'échangeur vieux d'une quarantaine d'années a atteint la fin de sa vie utile et Québec devait décider de le réparer à neuf en hauteur ou de le refaire au sol.
Démolition et circulation
Le défiincroyable des ingénieurs sera de trouver les solutions au maintien de la circulation pendant la démolition grâce à une importante grille de voies temporaires qui permettra de contourner les chantiers qui seront très nombreux.
La ministre annoncera que l'option retenue élimine à tout jamais les grandes colonnes de béton dans la cour Turcot.
L'attaché de presse de la ministre, Daniel Desharnais, a pour sa part confirmé que le MTQ lancera prochainement un appel d'offres pour l'embauche d'une firme d'ingénieurs- conseils qui accompagnera le ministère dans cette démarche historique. Les automobilistes ne sont pas en danger sur l'échangeur, même si le béton s'effrite et que les armatures d'acier rouillées apparaissent
au grand jour puisque le ministère assure des entretiens de plus en plus fréquents sur l'échangeur qui fait aussi l'objet d'une surveillance constante par les ingénieurs du MTQ.
Structure malade
Mais la vue de cette structure aérienne malade fait de plus en plus peur alors que la tragédie du viaduc de la Concorde, à Laval, est encore très présente dans tous les esprits.
La fermeture récente et quasi permanente de deux des quatre voies de l'autoroute Ville-Marie, à l'approche de l'échangeur Turcot, démontre bien que le MTQ doit passer à l'action.
Une fissure importante dans un pilier de soutènement de cette voie surélevée a fait craindre le pire.
L'autre raison majeure qui force le gouver nement à donner le feu vert au projet est la construction prochaine du Centre universitaire de santé McGill (CUSM-le CHUM anglophone) qui sera situé dans la cour Glen, soit dans le rayon de restauration de l'échangeur Turcot.
Québec se doit d'inclure dans le projet Turcot une nouvelle grille de voies d'accès au centre hospitalier.




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