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Discussion: Quebeckers vs Montrealers

  1. #1
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    Question Quebeckers vs Montrealers

    I'm starting this thread to inquire more about the relationship between the city of Montreal and the province of Quebec. Let me start with some of my observations.

    Having lived almost 6 years in this city it seems to me that people from Montreal are pretty much split into two categories: Those who consider themselves Quebeckers (mostly francophones) and those who consider themselves Montrealers (mostly anglophones). The former seem to know a lot about the history of Quebec, while the latter know that there used to be a famous restaurant where the Hotel St-Martin now stands, and are informed of at least one major urban development on the island. I find this division to be a bit dangerous, and very similar to the relationship between Quebec and the ROC, though in a smaller scale.

    During my time here I have come to understand a bit more the need for Quebec to separate from the ROC (almost every person from outside of Canada has been explained this conflict as a complete joke before coming here). However I feel that if Quebec were to leave Canada, the "Montrealers" I described above would not be very happy. Not because they consider themselves to be Canadian, but because they feel Quebec has never really cared about the problems of this city as much as a province is supposed to care about its largest and most important urban centre.

    Do my observations make sense to you guys?

  2. #2
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    mai 2007
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    I consider myself a Montrealer, a Quebecker, a Canadian and a North-American.
    These categories are not mutually exclusive, given that they operate on different levels.

    It's like saying "do you consider yourself a male or a human being?". Well, I'm a male, and i'm a human being. One is a subset of the other. Similarly, I consider myself a Montrealer and a Quebecker at the same time because the former is a subset of the latter.

    As for separation, I have observed that people in rural areas seem to support sovereignty primarily for historical, linguistic and cultural reasons. People in urban areas (mainly Montreal) tend to take into account ideological considerations as well. This is probably because people who live in urban areas tend to be more progressive, and people who live in suburban or rural areas tend to be more conservative.

    It is an interesting mesh of ideas.. we have the left-right political spectrum clashing with the yes-no sovereignty issue. No matter what you believe and what your opinions are, you gotta admit.. Montreal is a fascinating place to live in!

  3. #3
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    Excellente réponse Cataclaw, court, simple et "right to the point". En effet seul un montréalais de longue date peut saisir ces subtilités et comprendre la complexité de nos identités. Elles sont rattachées à notre histoire et à nos luttes à différentes époques, tout autant qu'aux chocs de nos cultures. C'est beaucoup la politique et justement notre Histoire qui ont sculpté une grande part de cette personnalité, et aussi bien sûr notre ouverture sur le monde qui nous a amenés à participer aux grands courants de pensées mondiaux. Loin de vivre en vase clos, les montréalais ont organisé les plus grands événements internationaux sur leur territoire en invitant le monde entier à y participer. Ils sont aussi de grands créateurs et des exportateurs de notre culture singulière, véritable produit du terroir.

    En résumé, je dirais que le montréalais moyen se sent tout autant citoyen de sa ville, que citoyen du monde. Il évolue aisément à l'intérieur de ce spectre, tantôt aussi québécois et ou canadien simultanément. Et bien qu'il a son port d'attache, il aime rayonner partout et son influence est nettement plus grande que son poids démographique. Un phénomène assez rare qui se confirme dans presque tous les domaines de l'activité humaine. C'est de là que vient notre fierté et notre affirmation, une force et une créativité positive, véritable source d'inspiration pour la planète toute entière.

  4. #4
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    Ce que je trouve assez paradoxale, c'est que les anglos/montréalais et les francophones québécois, c'est un peu le même combat. 2 peuples minoritaires défendant leur identités et leur droit de vivre ou ils ont choisit dans la langue de leur choix.

  5. #5
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    août 2007
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    Intéressant comme discussion... J'étais au Saguenay Lac St-Jean samedi dernier et justement je pensais à cela, quand je vais en région ailleurs que Québec ou Montréal j'ai l'impression d'être dans un monde totalement différent de quand je suis à Mtl. Il y a de la méfiance des deux bords, tant des montréalais envers les ruraux et des ruraux envers Montréal. Et aussi les enjeux qui préoccupent les citoyens des deux bords sont totalement différents... Les personnes qui vivent à l'extérieur me donnent l'impression se foutre complètement de la grève étudiante, des nids de poules, de Xavier Dolan et des artistes alors que dans la métropole on en parle abondamment.

    En général je n'aime pas Richard Martineau mais je vous invite à lire sa dernière chronique qui parle justement de ce débat:

    http://blogues.journaldemontreal.com...coupe-en-deux/

  6. #6
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    février 2007
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    Merci de partager cet article Bilo. J,ai toujours aimé Martineau et je suis entièrement en accord avec lui dans ce cas ci.

    Je vous invites tous à prendre un p'tit deux minutes pour le lire... ça vaut la peine!
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  7. #7
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    La division entre Montréal et le reste du Québec me désole. J'ai vécu dans les deux, je me sens chez moi autant à Montréal qu'à Rouyn-Noranda, je ne comprends tout simplement pas cette guéguerre. Quand j'étais plus jeune, on ne parlait pas vraiment du clivage Montréal-reste du Québec. Maintenant, c'est rendu tellement gros que certains parties en font du capital politique.

  8. #8
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    novembre 2007
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    Cette guéguerre entre la ville et les régions est davantage dans le domaine de la perception que de la réalité. Il est vrai que ces deux milieux de vie sont très différents au quotidien. Il est donc difficile de se sentir directement concernés face aux problèmes des uns, qui sont parfois si étrangers à notre propre vécu. Soyons honnêtes, vivre dans une grande ville n'apporte pas la même expérience de vie que la campagne. On ne peut pas alors évoluer de la même manière et notre emploi du temps ainsi que nos activités auront certainement une nature différente, qui de surcroit influeront sur notre comportement et nos habitudes. Donc deux mondes complémentaires, interdépendants, mais seulement en apparence séparés.

    Ceux qui font de la petite politique voudront, par opportunisme, exploiter ces différences et créer des clivages malsains. Cela fait partie de la désinformation et de la manipulation des esprits. On les voit venir avec leurs gros sabots et ils font souvent partie de la frange conservatrice, dignes descendants de l'époque duplessiste. Mais les gens ne sont plus aussi dupes qu'avant et l'information a éliminé les frontières et les distances. Les médias sont maintenant aussi accessibles partout et il n'y a plus de décalage de temps grâce notamment à l'internet, dont l'expérience et le contenu sont identiques où que l'on soit.

    Vivre dans un milieu ou dans un autre n'est pas, bien sûr, toujours un choix libre, c'est souvent un compromis pour le travail ou une option temporaire. En ce qui me concerne, j'ai vécu toute ma vie à Montréal, mais j'ai choisi de vivre ma retraite en région, dans Charlevoix. Pour vivre plus près de la nature, à un autre rythme. Aussi pour fuir la vie trépidante de la ville, la congestion, la pollution, la foule, et rendre plus simples mes rapports avec mon milieu et les services offerts.

    Je ne renie pas ma ville, à laquelle je demeure toujours attaché et pour laquelle je conserve un préjugé favorable. J'ai quitté physiquement Montréal, mais je la porte précieusement dans mon coeur et elle demeurera toujours ma référence principale. Cependant ma vie en grande nature et dans des paysages inspirants, correspond davantage à l'expérience que je recherche maintenant, tout cela après une longue et belle carrière dans l'aviation. Du plein air aux 4 saisons, la montagne et la mer à proximité, un vaste terrain en hauteur avec vue imprenable sur le fleuve, dans un environnement bucolique qui invite à la contemplation.

    La campagne pour moi est donc devenu le prolongement de la ville, mes préoccupations et mon intérêt n'ont pas changés mais je n'ai plus à y être présent pour m'y intéresser. Et davantage de gens (baby-boomers) font le même choix au profit d'une retraite anticipée. Ils se dispersent en région, retournent aux sources ou se réinventent une nouvelle vie dans un environnement qui leur ressemble, ou simplement demeurent en ville mais se permettent de voyager plus souvent. Ils deviennent en quelque sorte des ambassadeurs de la grande ville, tout en recherchant une expérience où le meilleur des deux mondes: nature et culture ne seront plus des opposés.

    Ce mouvement prendra de l'ampleur avec le temps et c'est heureux. Une sorte de migration plus subtile, à l'inverse de celle qui a peuplé la ville, dans le milieu du siècle passé, où les campagnes se vidaient. Chaque citadin apportera avec lui ses valeurs et ses habitudes de consommation qui contribueront avec le temps à développer plus de services et enrichira certainement l'offre culturelle et de divertissements. C'est ce qui se passe ici dans Charlevoix, où on sent vraiment une ouverture pour le changement et le développement sous toutes ses formes. C'est ainsi que je demeure dans une ville (région) plus diluée, soluble dans la nature, mais tout à fait moderne dans son esprit.

    Il n'y a donc pas pour moi de choc culturel et les projets abondent dans un dynamisme surprenant. On ne parle pas ici de tours de 50 étages, mais de nouveaux quartiers pour loger les centaines de nouveaux employés du Massif. D'un hôtel important à Baie St-Paul avec salle de spectacle, maintenant ouvert et qui attire une clientèle de plus en plus nombreuse. Un musée d'art contemporain qui prend encore de l'expansion. Un important institut de recherche orienté vers l'écologie aux Éboulements. Deux nouveaux hôpitaux à la fine pointe de la technologie. Plus de services pour satisfaire les attentes de ces nouveaux résidents et touristes. Un train gastronomique qui relie Québec et LaMalbaie, et une navette ferroviaire entre Petite Rivière St-François et Baie-St-Paul. De nouveaux quartiers résidentiels à LaMalbaie. L'aménagement d'un nouveau quai à Pointe au Pic pour accommoder les gros bateaux de croisières, dont plusieurs ont inscrit la ville dans leurs circuits fluviaux dès l'année prochaine. Plein de nouveaux parcs, pistes cyclables et sentiers de randonnées qui s'allongent et varient l'expérience plein air, et j'en passe.

    Charlevoix n'est qu'un exemple parmi tant d'autres et toutes les régions du Québec s'affirment de plus en plus, car elles savent que leur avenir et leur croissance en dépendent. On ne réinventera pas la ville à la campagne, bien sûr, mais on reproduira les formules gagnantes qui ont fait le succès de la grande ville. Peu à peu les différences de mentalités se nivelleront dans un monde contemporain où l'espace-temps n'aura plus la même importance. Les réalités physiques demeureront différentes par nature, mais un monde commun plus virtuel aura comblé le fossé apparent et on ne parlera plus de deux visions, mais d'une seule nuancée selon le milieu choisi.

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