Le Québec est-il le Mexique des jeux vidéo?
BLOGUE. On parle généralement avec beaucoup de fracas des cas d'entreprises locales qui ferment leurs portes parce qu'elles déménagent là où les employés coûteront moins cher, au Mexique ou en Chine, par exemple. Mais rarement des cas inverses.
L'une de ces situations est survenue jeudi. L'entreprise américaine de jeux vidéo THQ a annoncé la fermeture de son centre de contrôle de qualité situé à Phoenix, en Arizona. Ses 57 employés ont été avisés qu'ils étaient mis à pied. Certains, on ignore encore combien, se verront offrir la chance de déménager dans la Belle Province.
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Le terme « contrôle de qualité », dans le domaine du jeu, est la jolie appellation que l'on donne au métier de testeur. Leur travail est important, mais, soyons clairs, il n'est pas celui qui nécessite la plus grande des expertises. Et les employés ne sont pas difficiles à trouver. THQ aura beau dire l'inverse, ce n'est pas la qualité de la main-d'oeuvre montréalaise qui explique cette décision, mais bien son coût. Comme quand une usine d'ici déménage sa production dans un pays du Tiers-Monde.
Évidemment, ce n'est pas tant le niveau du salaire des testeurs montréalais qui explique cette décision, mais plutôt celle des subventions versées par le gouvernement provincial. Comme les autres employés affectés à la production de jeux vidéo, les testeurs donnent droit à leur entreprise à un crédit d'impôt remboursable correspondant à 37,5 % de leur salaire.
C'est, disons, l'un des volets les plus contestables de ce programme. On nous a toujours vanté que celui-ci avait permis de créer de toutes pièces une industrie locale à valeur ajoutée, qui versait de bons salaires. Or, les testeurs ne font pas vraiment de « gros » salaires et la valeur ajoutée de leur travail, sans vouloir le dénigrer, n'est pas transcendante.
Mais THQ n'est pas la première entreprise à agir ainsi dans le domaine du jeu vidéo. Au moins deux autres studios, ceux d'Eidos et de Funcom, ont entraîné, lors de leur ouverture à Montréal, la fermeture ou presque d'un studio dans le pays d'origine de l'entreprise, l'Angleterre et la Norvège respectivement.
La bonne nouvelle pour Montréal, outre les quelques nouveaux emplois que cela pourrait créer chez THQ, c'est surtout que l'annonce consolide encore davantage l'existence de ce studio. L'entreprise est en pleine restructuration et on aurait pu choisir de fermer le studio de la rue St-Antoine. Il faut croire que les faibles coûts ainsi que la présence du créateur Patrice Désilets, recruté à grands frais chez Ubisoft Montréal, auront été convaincants.
http://www.lesaffaires.com/blogues/j...x-video/546735
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Intéressant comme discussion et point de vue, les jeux videos et le multimedias sont-ils rendus les sweat shops des temps modernes? Si Charlie Chaplin devait refaire sont film du meme nom, serait-il programmeur plutot qu'ouvrier d'usine? Bien sur les conditions de travail sont meilleures et de ce coté ca ne se compare pas!
Socialist governments traditionally do make a financial mess. They always run out of other people's money. It's quite a characteristic of them. - Thatcher 1976.
La granolerie c'est un arrondissement de Montréal! - Marie-France Bazzo au 98.5
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